„Plus de cohérence dans la politique en matière de drogues“ ainsi appel l’exigence des trois grandes associations des intervenants des addictions. Dans un communiqué qui a été publié en commun, le groupement romand d’Etudes des Addictions (GREA), de l’association de la branche dépendance „Fachverband Sucht“ et de la société suisse des médecins de dépendance „Schweizerische Gesellschaft für Suchtmedizin“ ont publié ce mardi (6.11.2007) un papier de position commun. Au premier plan est la conclusion, que la politique rigide de répartition en bloc entre substances autorisées et interdites ne parvient pas à être équitable avec la problématique de dépendance dans la société.
Evaluer les risques au lieu d’interdire des substances
En s’appuyant au rapport „psychoaktiv.ch“ [http://www.psychoaktiv.ch] de la commission fédérale sur les questions liées aux drogues de 2005 les spécialistes en matière de drogues désirent une nouvelle orientation dans la politique de la drogue. L’accès à des substances engendrant une dépendance doit prendre en compte la dangerosité effective de chaque substance, mais aussi en prenant compte des conditions cadre dans la société et aussi du comportement à risque individuel qui doit être pris en compte dans l’évaluation, disent les experts. Dans la réalité il s’agit non seulement d’abstinence ou de dépendance dans les relations avec des substances psychoactives, on peut plûtôt dessiner des modèles de risques spécifiques pour chaque substance - l’écart va de consommation stable pauvre en risque à une consommation problèmatique jusqu’à la dépendance. La séparation stricte entre drogues légales et illégales, selon l’évolution historique est une stratégie objectivement injustifiable, accentuent les experts (depuis des années). Ils qualifient l’exclusion des substances psychoactives, tel que l’alcool, le tabac ou des médicaments modifiant la conscience, du débat politique sur les drogues comme peu cohérent. En général il est proposé d’aller d’une politique d’interdiction vers une de décriminalistation de la consommation et la création de marchés réglementés pour la production et la vente de substances psychoactives.L’argument: le marché ouvre beaucoup plus de possibilités de prises d’influence à l’état que le simple renvoi des marchés de la drogue dans l’illégalité.
Deuxième élan pour la révision de la loi
Pour les experts en addiction il s’agit de trouver une balance entre respect devant la responsabilité individuelle et les besoins de la société en securité et d’ordre. Leur nouvel appel est bien motivé: dans la session du mois décembre le Conseil de Etats, comme deuxième chambre a prévu d’exposer la révision partielle de la loi sur les stupéfiants (LStup) au débat. Les experts en toxicomanie soutiennent à vrai dire le fond de la politique des quatre piliers (prévention, thérapie, réduction des risques et répression) contenus dans la proposition de révision, mais ils critiquent avec leur prise de position implicitment la direction de la politique fédérale des drogues. Pour rappel: dans les années 90 les villes suisses sont allées de fur à mesure vers une politique de la drogue très pragmatique, mais l’ancrage dans la loi au niveau fédéral a échoué lamentablement au mois de juin 2004. Le Conseil National était même pas entré en matière, ceci surtout à cause de la libération prévue de la poursuite pénale de la consommation du cannabis.
Les éléments soi-disant majoritaires du modèle ont été repris en décembre 2006 dans une nouvelle proposition de révision de la part du Conseil National, en excluant la question constestée du cannabis - dans ce domaine une initiative populaire „Pour une politique raisonnable en matière de chanvre avec une protection efficace de la jeunesse“ est en attente. L’élément central de la révision partielle est, à part de la politique des quatre piliers, aussi un nouvel article clé qui fixe explicitement l’abstinence comme objectif final, cela en plus d’un renfort de la protection de la jeunesse, plus de ressources pour la prévention, l’ancrage dans la loi du traitement à base d’héroïne, jusqu’à présent uniquement qu’à durée déterminée, et une autorisation de médicaments à base de substances cannabiques (mais tenu très restrictif). Le modèle formule avec cela une action toujours sélective selon les substances, au lieu d’après les potentiaux de risques effectifs des substances psychoactives - et ils se posent avec le l article but de l’abstinence un jectif complétement hors de la réalité.
Traduction de l’article „Für eine realitätsnahe Drogenpolitik“ paru dans la Neue Zürcher Zeitung le 7.11.2007