2001/01/19 - AFP

L’usage de certaines drogues, "comme la cocaïne, est assez répandu" au sein du Parlement italien, a affirmé le député Ramon Mantovani, responsable du Parti de la refondation communiste (PRC) pour la politique étrangère dans le dernier numéro de l’hebdomadaire Panorama.
"Dans le Parlement, il y a de nombreux hypocrites qui ne veulent même pas admettre avoir fumé (du haschisch) alors que, comme tout le monde le sait, ici, l’usage de certaines drogues, comme la cocaïne, est assez répandu", a affirmé M. Mantovani, selon l’hebdomadaire.
Le journal a enquêté parmi les parlementaires italiens pour savoir qui avait fumé du haschisch dans sa jeunesse à la suite d’une récente affirmation du ministre italien de la Santé, Umberto Veronesi, affirmant que 50% des étudiants et de leurs professeurs avaient fumé au moins une fois un "pétard".
Selon Panorama, qui cite plusieurs personnalités, les députés de la gauche, des Verts et de Forza Italia (FI, centre-droite) sont prêts à ce type de "confession", tandis que ceux appartenant à tous les partis héritiers de l’ancienne Démocratie chrétienne ainsi qu’à Alliance Nationale (AN, post-fasciste) opposent "une réticence absolue". Un député de l’opposition, Marco Taradash, a exprimé un doute ironique sur ces affirmations, soulignant qu’une session du Parlement ressemble à "un enterrement", et qu’"en regardant les visages" endormis des députés, il lui semble difficile de croire qu’ils usent de drogues.