"783 plants de cannabis dans sa cave" par DH.be

Le célèbre " flair du policier" n’est hélas, pas une légende ... ! Bon, mais il faut être un peu crétin pour se lancer dans des cultures d’envergures en appartement ou villas, sans utiliser tout ce qu’il faut pour les masquer. C’est l’occasion d’avoir à l’expliquer. C’est dans l’idée : «  d’abord construire son lieu de culture et lorsqu’il est entièrement achevé, on peut planter ». Les cultivateurs pour consommation (pas les trafiquants) ont tendance à vouloir procéder par étape (à cause du prix du matériel) mais cela ne fonctionne pas ainsi ! Tous les jours je lis des annonces à n’en plus finir de simples particuliers qui se sont fait bêtement chopper pour avoir négligé ces règles de base. Je ne vous en relaye qu’une petite partie à Chanvre Info. Trois choses, principalement, dénoncent ceux qui le font : 1) l’odeur des plantes, 2) le bruit des extracteurs et de la soufflerie lorsqu’il y en a, 3) la lumière lorsqu’elle est mal dissimulée. Le fait d’en parler à des proches peut être un 4ème point ... Bien évidemment, il s’agit là de considérations à valeur encyclopédique et il est bon de rappeler que ce genre de cultures sont interdites, en France comme ailleurs, dans la plupart des pays du monde. La construction d’un bon placard coûte un minimum de 1000 euros en faisant tout soi-même (on ne peut pas appeler un électricien où un menuisier). Ceux qui investissent moins, prennent le risque de se faire repérer. Bref, ici, 783 plants, c’est abuser ! Cela devait sentir dans tout le quartier ... pourtant, il existe des filtres industriels ultra performants ... bien sûr, c’est tout de suite un "gros billet" à sortir de la poche ! Tout cela pour dire qu’il est manifeste que le protagoniste de cette petite affaire, disait vrai lorsqu’il affirmait ne pas être trafiquant. Sinon, il aurait eu les moyens et l’intérêt de se payer ce "putain de filtre" !


F. D. Publié le mardi 09 février 2016 à 07h35 - Mis à jour le mardi 09 février 2016 à 07h35

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783 plants de cannabis dans sa cave

Charleroi-Centre Michaël, qui était débordé par sa culture, obtient une peine de travail.

En septembre dernier, les forces de l’ordre ont débarqué chez Michaël pour entendre les protagonistes d’une altercation. Mais ce devoir de routine a rapidement pris une toute autre tournure.

Les inspecteurs ont en effet flairé une forte odeur de cannabis qui embaumait tout l’appartement et qui émanait manifestement de la cave.

"Dès que les policiers ont demandé à y avoir accès, Michaël s’est empressé de dire qu’il cultivait des plants pour sa consommation personnelle, qu’il ne vendait pas et que personne d’autre que lui n’était au courant", a expliqué la substitute Puissant lors de la dernière audience du tribunal correctionnel de Charleroi.

Pour une consommation personnelle, Michaël n’y était pas allé de main morte : au total, 783 plants ont été dénombrés par les enquêteurs qui ont aussi saisi les lampes au sodium et le système d’arrosage. "J’étais dépassé par l’ampleur de la plantation. Je pensais même détruire des plants", a raconté l’horticulteur en herbe.

"Il est consommateur depuis qu’il est adolescent et fume pour près de 300 € par mois, alors qu’il est au chômage", a ajouté son avocate. "La plantation était donc un moyen de limiter ses frais. Aujourd’hui, il n’a toujours pas d’emploi mais a stoppé la fumette depuis trois mois. Il est d’ailleurs prêt à faire une prise de sang."

Au terme de sa plaidoirie, l’avocate a sollicité une suspension du prononcé.

Le parquet, qui en a profité pour rappelé l’aisance avec laquelle le prévenu s’est procuré les lampes au sodium sur Internet et les graines en magasin, ne s’est pas opposé à une mesure de faveur. Vu l’oisiveté du prévenu et sa tendance à transgresser les règles, le tribunal a opté pour une peine de travail de 200 heures. L’amende de 6.000 € est actuellement en sursis. Elle tombera si Michaël commet de nouveaux faits.