(Belgique) "Andenne : peine de travail de 150 heures pour avoir cultivé 900 plants de cannabis à Andenne" par l’Avenir.net

Ben nous profitons de cet article - un jugement miraculeusement très clément - pour préciser que le trafic de cannabis lorsqu’il profite aux djihadistes a pour finalité les sinistres attentats que nous avons constatés. Il faut donc mieux légaliser le cannabis en Belgique pour leur couper "l’herbe sous leurs pieds" de leur financement criminel. Dans l’idée de ne pas faire "n’importe quoi", les autorités belges devraient autoriser 5 ou 6 pieds en culture à domicile, des clubs sociaux du cannabis et des points de vente genre coffee-shops mais gérés par l’État. En contrepartie et au su de la situation actuelle, les concernés accepterons volontiers d’avoir à être contrôlés.


Publier le 25/03/2016

http://m.lavenir.net/cnt/dmf2016032...

Andenne : peine de travail de 150 heures pour avoir cultivé 900 plants de cannabis à Andenne

Un quadragénaire a été condamné à une peine de travail de 150 heures pour avoir cultivé 900 plants de cannabis à Andenne et détenu 1,5 kg de cannabis entre le 1er juin 2012 et le 8 mai 2013.

Le tribunal correctionnel de Namur a condamné à 150 heures de peine de travail et 1.000 euros d’amende un quadragénaire pour avoir cultivé 900 plants de cannabis à Andenne et détenu 1,5 kg de cannabis entre le 1er juin 2012 et le 8 mai 2013. Selon son avocat, ses récoltes ont été infructueuses, le prévenu ayant récolté les feuilles qui, contrairement aux fleurs, ne contiennent aucune substance active responsable des effets psychotropes appelée THC.

Selon la défense, cette plantation, qui a commencé par la commande d’un « kit » sur Internet, est un « fiasco ». « Mon client a appris à ses dépens que ce n’était pas à la portée de tous et qu’il fallait la main verte. Il a récolté les feuilles, les a fait sécher et en a consommé lui-même. Cela ne lui a fait aucun effet ! « , avait expliqué Me Bayer lors de sa plaidoirie le 11 décembre dernier.

Avant de laisser les lieux à l’abandon, le Namurois n’a eu « qu’une récolte de matière végétale dont on peut douter qu’il y avait des substances stupéfiantes ». « Cette affaire l’a plombé ! Il n’y a pas eu de trafic intense, c’était invendable », avait ajouté l’avocat, demandant la suspension du prononcé ou une peine de travail.

Le ministère public avait requis deux ans d’emprisonnement avec sursis ainsi que la confiscation par équivalent des avantages patrimoniaux et des 3.000 euros découverts au domicile familial, à laquelle la présidente n’a pas fait droit.

« Les explications du prévenu sont minimalistes. Il dit avoir fait cela tout seul, bien qu’on ait retrouvé des traces de personnes non identifiées. Cela ne tient pas la route. Il a dû investir 20.000 euros pour cette plantation. De l’argent qu’il dit avoir pris dans sa société. C’est de l’abus de biens sociaux ! Sachant qu’une récolte de 900 plants rapporte environ 97.000 euros, il l’a fait par pur but de lucre. »

Le tribunal a tenu compte dans son jugement du contexte, de la relative ancienneté des faits et de la bonne évolution du prévenu.