(Belgique) Tournai : un mini-magasin de… cannabis !
Par AFP, publié le 07 février 2015
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Un mini-magasin de… cannabis
En à peine trois mois, les deux prévenus ont écoulé près de 26 kg de cannabis.
Deux prévenus sont poursuivis pour vente de cannabis en association. Ils ont écoulé 26 kg de drogue en à peine trois mois.
Comme beaucoup de concitoyens, le prévenu, d’origine marocaine, a cru à l’eldorado en venant en Europe. Il a d’abord travaillé quelques mois en Espagne avant de rejoindre sa sœur en Belgique. C’est à cet instant que la situation se dégrade. L’homme pensait trouver rapidement un boulot mais ses recherches restent vaines. Ayant dû mal à joindre les deux bouts, l’homme prend la décision qui lui semble la plus opportune, il commence à vendre du cannabis pour « financer sa propre consommation », comme le répète chaque dealer face à la barre du tribunal correctionnel. Puis en septembre 2014, il rencontre sa compagne tournaisienne. Plutôt qu’agir seul, ils sont désormais deux pour gérer le trafic. Un trafic que le ministère public juge « colossal », près de 26 kg en à peine trois mois de temps.
Face à la juge Hatert, les deux ont reconnu leur implication mais ont précisé que les quantités étaient beaucoup moins importantes.
Des quantités astronomiques
La procureur du roi Algoet parle : « d’une quantité industrielle de marijuana ». Elle explique que le trafic a commencé de manière classique : « Nos agents ont constaté des allers-retours fréquents face au domicile du couple. Un jour, ils sont tombés sur une personne qui venait d’acheter et ont ordonné une perquisition vu le flagrant délit. À l’intérieur, ils ont trouvé plus d’un kilo de matière première, des GSM, une balance… Directement, madame a avoué et a dit vendre entre 2 et 2,5 kg par semaine. Lui dit agir seul car chacun avait ses « propres clients ». La représentante du ministère public a requis une peine lourde, entre deux et trois ans de prison : « Je suis consciente que les deux prévenus n’ont pas d’antécédents mais il s’agissait de quantité astronomique ».
L’avocate de la défense dit que son client n’a jamais nié les ventes mais remet en question les quantités : « Monsieur n’avait qu’une petite dizaine de clients. Et ce n’était pas de gros consommateurs. C’est impossible qu’il vende autant. De plus, il précise bien tout le processus dans ses déclarations. Il a commencé avec 50 grammes par semaine et cela est monté jusqu’à 1 kg mais pas plus ». Elle a demandé un sursis le plus large possible, pour ce qui excède la détention préventive.
La femme se défendait seule. Elle désire une mesure de faveur grâce à la suspension du prononcé. Elle s’est dite prête à effectuer une peine de travail.
Le jugement sera rendu le 19 février prochain.