Bernard Rappaz reste en détention préventive

il a été transféré mardi à l’Hôpital de l’Ile à Bern, où il existe une unitée carcéral

Douze conseillères et conseillers nationaux des Verts, PS et POP ont adressé une lettre ouverte au TC valaisan et à l’Office cantonal du ministère public. Ils demandent la libération de Bernard Rappaz, s’estimant "choqués par les mesures de sécurité draconiennes" prises à l’encontre du chanvrier.

Bernard Rappaz a été transféré mardi à l’Hôpital de l’Ile à Bern, où il existe une unitée carcéral. Il va pouvoir parler avec d’autre détenu 1heure par jour et voir la télé, ce qui n’a pas été le cas à Sierre. Les Juges en Valais ne lui ont même pas laisser une Radio, juste pour lui rendre la vie plus dur !

L’équipe de Soutien pour Bernard va suivre les déplacements et hisse les Drapeaux à Bern.

TSR.ch 11.05.2006

SION - Bernard Rappaz restera en détention préventive. La Chambre pénale du Tribunal cantonal valaisan (TC) a rejeté la plainte déposée le 24 avril par le chanvrier valaisan. Par ailleurs douze parlementaires fédéraux réclamment sa libération.

Bernard Rappaz s’opposait à son incarcération décidée le 15 mars par le juge d’instruction. Mais la Chambre pénale du TC a estimé qu’il existait à l’endroit du prévenu une présomption suffisante de violation grave de la loi fédérale sur les stupéfiants, a communiqué le TC.

L’instance de recours a en outre estimé que la durée de la détention préventive subie n’était pas excessive et que les risques de collusion avancés par le juge sont fondés. L’avocat de Bernard Rappaz, Aba Neeman, a précisé qu’un recours serait déposé au Tribunal fédéral contre cette décision de la Chambre pénale.

Douze conseillères et conseillers nationaux des Verts, PS et POP ont adressé une lettre ouverte au TC valaisan et à l’Office cantonal du ministère public. Ils demandent la libération de Bernard Rappaz, s’estimant "choqués par les mesures de sécurité draconiennes" prises à l’encontre du chanvrier.

Les parlementaires précisent toutefois qu’ils n’entendent pas se prononcer sur la culpabilité de Bernard Rappaz. En revanche, ils relèvent que "la loi actuelle sur les stupéfiants conserve une ambiguïté sur la légalité de la culture du cannabis et du commerce de graines".

Bernard Rappaz est soupçonné de trafic de haschich. Il est sous le coup d’une enquête pour trafic de chanvre, blanchiment d’argent et risque jusqu’à 20 ans de prison. En grève de la faim depuis 59 jours, il a été transféré mardi à l’hôpital de l’Ile à Berne qui dispose d’une structure carcérale, a précisé Aba Neeman.