"CANNABIS : Il emmêle le réel et l’imaginaire" par Santé.log

Publié le 26/04/2015, par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.

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CANNABIS : Il emmêle le réel et l’imaginaire

Cette étude américaine démontre pour la première fois que les consommateurs de cannabis ont un hippocampe moins actif, une structure clé impliquée dans le stockage des souvenirs. Pour le coup, ces usagers sont plus enclins à mélanger le vrai et le faux, à créer des distorsions de mémoire et à développer de faux souvenirs. Ces travaux, présentés dans la revue Molecular Psychiatry, suggèrent aussi qu’un usage chronique de cannabis pourrait accentuer les problèmes de mémoire liés à l’âge.

Cette recherche de l’Université de Barcelone menée avec l’utilisation de techniques de neuro-imagerie, a comparé les souvenirs de consommateurs de cannabis à ceux de témoins, afin d’identifier des différences dans la rétention de séries de mots. Après avoir écouté la première série de mots, les participants en ont écouté une seconde comportant de nouveaux mots, sémantiquement ou non reliés à ceux de la première série. Les participants devaient identifier les mots appartenant à la liste originale. L’expérience montre que, les consommateurs de cannabis vs témoins,

· associent fréquemment à tort les nouveaux mots comme sémantiquement liés aux premiers, suggérant une tendance à la distorsion de mémoire et la création de faux souvenirs (visuel du haut),

· montrent une activation plus faible dans les zones du cerveau liées aux processus de mémoire et au contrôle général des fonctions cognitives, et d’autant plus faible que la consommation de cannabis à vie était élevée (visuel de gauche),

· présentent des lacunes de mémoire, même un mois après avoir cessé de consommer du cannabis,

· sont enfin toujours plus susceptibles de souffrir de distorsion de mémoire, même des semaines après l’arrêt du cannabis.

Le cannabis mélange le réel et l’imaginaire : Ces données suggèrent que le cannabis aurait un effet prolongé sur les mécanismes cérébraux qui nous permettent de faire la différence entre le réel et l’imaginaire. Des erreurs de mémoire qui peuvent causer des problèmes au quotidien, et d’un point de vue plus clinique, aggraver les problèmes de perte de mémoire liée à l’âge.

L’effet pourrait aller jusque-là se rappeler ce qui n’est jamais arrivé, précisent les auteurs, notre mémoire se construisant progressivement et étant vulnérable à ces distorsions. Ainsi, ces « faux souvenirs » sont fréquemment identifiés dans plusieurs troubles neurologiques et psychiatriques, et deviennent plus fréquents avec l’âge.

Nous avons tous nos faux souvenirs, sur notre enfance par exemple. Le contrôle sur la "véracité" de nos souvenirs est une tâche cognitive complexe qui, en fait, nous permet d’avoir notre propre sens de la réalité.

Source : Molecular Psychiatry 31 March 2015 Telling true from false : cannabis users show increased susceptibility to false memories (Visuel@ Hospital Sant Pau)

P.-S.

Santé log présente une étude américaine dont l’expérience ne pose pas de problèmes en soi, mais dont les conclusions sont un peu tirées par les neurones ! Pour rappel : on disait que le cannabis contenait plus de goudron que le tabac donc qu’il était forcément cancéreux : ce ne fut pas le cas. J’ai d’autres exemples en tête.

Le principe du "cela touche tel organe ou telle fonction donc cela aura pour conséquence telle chose ... " n’est pas souvent vérifié avec le cannabis et en tous cas toujours annoncé bruyamment (prématurément) et la contradiction officielle est toujours tenue sous silence lorsqu’elle pointe son nez !

Le début (l’expérience en elle-même) est vraie : les fumeurs ont du mal à maitriser leur mémoire immédiate mais quel rapport cela a t-il donc avec la choucroute en boite (emmêler le réel et l’imaginaire- un principe très différent de celui de la mémoire à court terme).

Réfléchissez un peu : les cannabinoïdes naturels sont neuroprotecteurs. Qu’une spécificité au niveau des capteurs de l’hippocampe fusille momentanément la mémoire à court terme, c’est une certitude, tout le monde le sait. Mais sur la mémoire à long terme, cela n’altère rien et ne provoque pas de confusion à aucun niveau des souvenirs. Comment pourrai-je travailler à Chanvre Info d’arrache-pied si c’était le cas ? (Zut, je viens d’avouer que je fume ! Fichtre, je l’avais si bien caché jusqu’à présent).

C’est du fantasme politique à qui on cherche à donner une certaine réalité : cela pue la scientologie cette affaire ! De plus, la médecine officielle est incapable d’empêcher une bonne partie de nos anciens de perdre la boule ou de sucrer les fraises et on voudrait alors en faire porter le chapeau au pauvre cannabis. Ksss-kssss ! Cela devient lamentable !

Tous les vieux fumeurs se souviennent bien de toutes les misères que leur ont faites les fics, les juges et tous les chieurs qui venaient à leur dicter leur conduite, et il n’y a aucune part à l’imaginaire et à la confusion là-dedans, croyez-moi ! Nous traiter sans arrêt de débiles décérébrés dangereux pour les autres, cela relève de la haute insulte !

"Dis-donc, le rédacteur de cet article de Santé.log, c’est pas toi qui m’avait volé mes billes et un pitou à la maternelle, à la cours de récré du 12 mai 1966 à 16H23 ... ?" (je déconne ... c’est pour en rire !).

Bon bref, comment voulez-vous que l’on donne un point de vue sérieux quand on entend de telles conneries ! Santé.log : on ne vous en veut pas car on vous aime bien. C’est vrai : on trouve des conneries du genre chez vous, mais aussi le meilleur, ce qui compense !

Pour confirmer ou infirmer les allégations exprimées à l’encontre du cannabis dans cet article, il faudrait faire une étude sur 30 ou 40 ans avec 1000 personnes (au minima) qui en consomment et autant qui n’en consomment pas. Distinguer dans cette étude le mode de consommation (il en existe plusieurs), ceux qui l’arrêtent après l’avoir consommé pendant longtemps, ceux qui commencent une consommation alors qu’ils ne l’avaient pas fait pendant longtemps, ... bref, une méthode variée et rigoureuse où l’on pourrait en profiter pour mesurer d’autres paramètres dont des biologiques. Tenir aussi compte des décès logiques sur une telle période.

Très difficile à mettre en œuvre, d’autant plus dans un système sociétal prohibitif. C’est dommage parce que dans ce cas - et seulement dans ce cas - on pourrait affirmer des choses ... ! Parce qu’ici, Molecular Psychiatry s’avance un peu ... beaucoup je trouve !

JLB

Notre réponse à cet article : "Ce que le cannabis fait à votre cerveau" par Zamnesia du 27 avril 2015