"Caen. Il devient dealer pour payer sa consommation de cannabis" par Tendance Ouest
Oppression : quand vous lisez ce genre d’article, vous comprenez le sens du mot "oppression" : ce n’est pas pour la garde à vue, ni pour le tribunal, ni pour éventuellement la prison, ce n’est pas que pour cela : cela pourrit toute votre vie : femme, enfant, famille, travail, permis de conduire ... ! Le truc de la Prohibition c’est de mettre les gens dans la merde (détruire leur vie) puis ensuite de dire : "regardez les ravages de la drogue" ...
Par J.B publié le 13 mai 2016 à 08h22
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Caen. Il devient dealer pour payer sa consommation de cannabis
L’un des couloirs du tribunal de grande instance de Caen. © BJ
Jeudi 12 mai 2016, un consommateur et revendeur de cannabis était jugé par le tribunal correctionnel de Caen (Calvados). Il avait été dénoncé. Récit.
A Caen (Calvados), le 14 mars dernier, à 9h30, les gendarmes perquisitionnent le domicile d’un fournisseur de stupéfiants. L’identité de ce dernier ayant été donnée par un consommateur lors d’un banal contrôle de routine. Ils y trouvent de l’herbe, de la résine de cannabis et du matériel. L’homme reconnait être consommateur et dealer.
Il se fournit dans le quartier de la gare de Caen (720g de cannabis pour 1 000 euros), en revend la moitié et déclare consommer 20g de résine par mois. Ce trafic aurait duré de juin à décembre 2015.
Il comparaissait le jeudi 12 mai 2016 devant le Tribunal de grande instance de Caen pour acquisition, détention, cession, transport et usage de stupéfiants en récidive. Le procureur s’emporte : « Vous revendiez pour payer vos besoins. C’est un petit trafic mais un trafic quand même ! Vous avez dans votre poche votre ticket pour la maison d’arrêt ! »
Huit mois de prison avec sursis
Son avocat plaide les gros problèmes du prévenu. Sa femme vient de le quitter à cause de son addiction et de ses trafics, ses parents ne veulent plus le recevoir. Il a une fille qu’il ne peut voir qu’à la condition de remettre à son ex-compagne une analyse d’urine.
Lui déclare être en soins, avoir changé de numéro de téléphone pour ne plus avoir de contacts avec ses anciens comparses.
Le prévenu écope de 8 mois de prison avec sursis et de 24 mois de mise à l’épreuve. Plusieurs injonctions lui sont faites : soins, travail ou formation et résidence définie.