Cannabis aux antilles : la Dominique visiblement inspirée par la Jamaïque et son aventure de dépénalisation !
Situé en pleine Antilles entre la Guadeloupe et la Martinique, l’ile de Dominica (Dominique en français) s’inspire d’une expérience de dépénalisation de la zone Caraïbes par la Jamaïque. Et comme pour elle, la préoccupation de dépénalisation semble surtout s’axer sur la question religieuse (mouvements Rastafaris). Mais le cannabis restera illégal et sa culture (autre que quelques plants pour consommation personnelle) prohibée ou fortement contrôlée pour le cadre légal. Étudions la proposition.
Publié le 08 juillet 2014 par Dominica Vibes News
(Article en anglais traduit par nos soins avec adaptations- Chanvre Info).
http://dominicavibes.dm/pm-skerrit-...
PM Skerrit souhaite réviser les lois sur la marijuana (PM Skerrit wants review of marijuana laws)

Le premier ministre Roosevelt Skerrit, affirme que le temps est venu de réviser les lois sur la marijuana de la Dominique.
Un comité régional pourrait bientôt être mis en place pour ouvrir un dialogue avec tous les experts de la question, dialogue qui devrait être suivit en fond par la CARICOM.
Le Premier ministre, lors d’une conférence de presse le 7 Juillet 2014, a affirmé que la question de la marijuana doit être discutée sur une plus grande échelle, à la lumière des appels locaux à la dépénalisation de l’herbe.
"Nous pensons que le moment est venu pour nous d’examiner les lois relatives à la marijuana, par exemple quelqu’un avec une très petite quantité de marijuana, nous allons l’envoyer en prison, et la question est : si un homme a cinq grammes de marijuana est-ce que cette personne doit être envoyé en prison pour cette petite quantité et avoir un casier judiciaire pour le restant de son existence ?", a déclaré M. Skerrit.
Le Premier ministre a déclaré que les lois de condamnation de la Dominique pour la possession de marijuana doivent être revues, car trop de jeunes sont condamnés pour de petites quantités de marijuana, ce qui pourrait avoir un impact négatif sur leur avenir.
"Imaginez un jeune de 19 ans arrêté pour ceci, dont la faute pèsera toute son existence et l’empêchera de pouvoir progresser pendant celle-ci !"
« Je crois que la discussion que nous pouvons développer la Dominique est relative au questionnement au sujet de lois qui concernent les condamnations pour possession de marijuana et de déterminer si nous ne pourrions pas permettre à nos gens la possession de très petite quantité (qui seront utilisées) à des fins religieuses et/ou autres », a-t’ il déclaré.
Le Premier ministre a ajouté que certaines conditions devraient être mises en place pour contrôler l’utilisation de l’herbe en particulier dans les lieux publics.
"Il faudrait fixer certaines conditions dans le sens de ne pas pouvoir fumer en public, vous ne pouvez pas être dans un bus ou à son arrêt, le sortir et le fumer, cela doit être fait dans l’intimité de votre maison".
M. Skerrit a précisé que la question de savoir qui cultivera l’herbe qui sera revendu (légalement) n’est pas une décision simple à prendre.
« Nous auront (probablement) à faire face à un nombre important de problèmes à résoudre pour en arriver à cette réalisation. C’est pourquoi nous pensons que la mise en place d’une commission constituée d’experts pour examiner cette question, consultant les différents intervenants, sera à même de nous recommander une bonne façon de s’attaquer au problème", a-t’il rajouté.
Le Premier ministre a aussi déclaré que ce travail est déjà en cours et que les citoyens auront l’occasion de s’exprimer sur cette question.
Cependant, il a déclaré qu’il faut être très prudent car la "libération complète de l’herbe" pourrait avoir de graves conséquences.
"Je ne suis pas d’accord avec l’idée de légaliser complétement et je ne pense pas qu’il faille l’intégrer dans un calcul économique. Certaines personnes ont spéculé sur les sommes d’argent que nous pourrions nous faire avec cela, mais nous devons aussi mesurer l’impact sur les esprits et le corps de notre peuple que je ne voudrais pas que nous utilisions ces choses pour des raisons économiques ", a-t’il précisé.
P.-S.
Répercussions possibles au niveau des Antilles françaises :
Il s’agit donc de dépénalisation et non pas de légalisation, sur le même ordre d’idée de ce qui a motivé la Jamaïque à étudier la question et à dépénaliser. Zone Caraïbes + zone des Antilles : et de deux, ... au suivant ! A noter qu’une ile où le cannabis serait dépénalisé, au plein milieu de deux département français, voici qui va faire extrêmement plaisir au président Hollande !

Mais ce n’est pas grave, la France leur enverra la "Gay Pratte" pour "niquer par derrière" les trafiquants et cela occupera une bonne partie de la Marine Nationale ... sauf que cela va aussi augmenter les impôts ... et les français vont apprécier le "dépassement de plafond" du coût d’une flottille en permanence placée à l’autre bout du monde ! Dépénaliser aux Antilles françaises - sur le modèle dominicain, serait alors la meilleure, la plus juste et la plus économes des solutions.
Mais bon, comme F. Hollande persiste à vouloir punir et soigner de force (en même temps) les "drogués du cannabis", et d’interdire d’interdire l’interdit ! (Non ce n’est pas une faute de répétition mais c’est la façon du président d’exprimer le fait de vouloir maintenir l’interdit à tout prix, nous les journalistes, on fait avec !), l’ile de Dominique risque bientôt de connaitre un blocus maritime !
Comprenez le problème : les départements français d’Outremer font partie d’une république où la loi doit être la même pour tous ses citoyens. Légaliser aux Antilles obligerait donc à faire de même en France ! Donc la question ne sera même jamais évoquée pendant le mandat du président actuel !
