"Cannabis, ecstasy..., des drogues de plus en plus pures en Europe" par France Info

Revenons sur un article du mois dernier. Pfff ...! Ce n’est pas faux dans le fond, mais dans la forme, c’est du "manipulé" et exagéré. Le problème du cannabis en France, c’est qu’il est adultéré. On trouvait il y a peu encore, du shit entre 4 et 8% de THC alors qu’au niveau des fabricants de hasch, un tel shit n’existe pas - ce n’est pas possible. Les lois du marché et une meilleure connaissance du cannabis par ses consommateurs, ont fait qu’un tel "matos" est désormais boudé et reste invendable. Alors les haschs sont aujourd’hui moins adultérés - ce qui est positif pour les consommateurs qui étaient empoisonnés par les produits de coupe - et l’augmentation de la teneur de THC enregistrée dans les saisies vient de ce principe et non pas de culture de plantes à plus hautes teneur de cette substance. Pour la Weed, c’est un peu différent : les statistiques trichent parce que jadis, les plantes immatures (très faible taux de THC) étaient analysées. Et il existait aussi de la "balconnaise", des plantes cultivées sur les balcons avec des variétés non adaptées dont la teneur moyenne variait entre 3 et 5 % de THC. Ils trichent car ils en tiennent compte dans leur moyenne d’antan alors qu’elle n’était alors pas ou peu, vendue dans la rue. C’était l’époque (dès fin 80) du Libanais et du Double zéro dont la teneur n’était jamais inférieure à 20 % de THC et pouvaient même dépasser les 30% ... la même teneur que les produits fumés aujourd’hui. Ils trichent aussi parce qu’avant, ils ne tenaient pas compte de la forme acide du THC (carboxylée - psychoactivement non active) alors que celle-ci est désormais comptabilisée. Bigre, cela représente entre 10 et 50 % du THC total sur les plantes, selon leur temps de séchage. Alors voyez : pour vous rouler dans la farine, ils sont très forts. Mais cela ne marche pas avec des vieux activistes comme moi et à propos, c’est en partie pour cela que je continue la lutte : pour leur fermer leur clapet à ces menteurs - manipulateurs !


Par Louis Mbembe, publié le jeudi 4 juin 2015 17:01

http://www.franceinfo.fr/actu/europ...

Cannabis, ecstasy..., des drogues de plus en plus pures en Europe

Le marché des drogues est en perpétuelle évolution © MaxPPP

Un rapport publié jeudi pointe l’évolution constante du marché des stupéfiants en Europe, sur fond d’innovations techniques et de concurrence exacerbée entre trafiquants. La production de cannabis s’intensifie en Europe. La consommation d’héroïne décline.

Cannabis en expansion, nouveaux produits de synthèses, substances plus pures : l’Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies (OEDT) s’alarme, dans un rapport dévoilé ce jeudi, d’un marché des drogues en constante mutation en Europe. Premier constat : la pureté et la teneur en principe actif de substances illicites telles que le cannabis (THC) et l’ecstasy (MDMA) connaissent une "hausse sensible". De même pour la cocaïne et l’héroïne. Pour illustrer cette progression, le rapport de l’OEDT indique que les quotas moyens en principe actif de l’herbe de cannabis ont doublé en cinq ans, celle de la résine en dix ans.

Le cannabis : numéro un en Europe

Pourquoi ? S’agissant de l’herbe de cannabis, le rapport révèle que sa production s’est intensifiée en Europe. Conséquence : la concurrence fait rage et les producteurs de résine, majoritairement marocaine, bousculés par les réseaux de type mafieux et les petits cannabiculteurs, sont poussés à améliorer la qualité de leur produit pour rester compétitif.

Le cannabis, dont la consommation est en hausse en France, en Bulgarie et dans les pays nordiques, demeure le stupéfiant le plus prisé en Europe. Il représente 80 % des saisies de drogues et sa consommation ou sa possession compte pour plus de 60 % de toutes les infractions liées à la drogue en Europe.

Stimulants à foison

A l’inverse l’héroïne, principale opiacé employé en Europe, décline bien qu’elle compte 1,3 million d’usagers dit "problématique". L’OEDT souligne également l’importante diversification des produits importés (morphine, opium, produits synthétiques). Dans la catégorie des stimulants, secteur dans lequel l’offre est pléthorique, la cocaïne demeure l’excitant le plus consommé devant les amphétamines, l’ecstasy et un nombre important de drogues de synthèse.

La découverte de laboratoires clandestins de traitement de l’héroïne en Espagne montre également des signes d’évolution du trafic. Plus de 80 millions de personnes, soit près d’un quart de la population adulte de l’Union européenne, ont déjà consommé des drogues illicites.

Louis Mbembe

cet article

P.-S.

Pour info, lisez la petite discussion que j’ai tenu dans cet article à propos du même thème (voir commentaires en bas d’article : un du 12/10/14 et un autre plus récent du 15/07/15).

Note : le rédacteur de cet article la Tribune de Lyon n’est pas d’accord avec moi mais il me laisse m’exprimer et n’a pas fait censurer mes commentaires. Alors, tous mes respects à lui et à la Tribune de Lyon.