Cannabis en France : faits d’hiver remarquables !

Ce sont des faits d’hiver ... c’est de saison ! Dites : ce n’est pas des trafiquants qu’ils mettent en prison en France, mais plutôt la jeunesse de leur pays !


Publié le 15/01/2016 par GUILLAUME CARRÉ

http://www.courrier-picard.fr/regio...

SAINT-QUENTINOIS La police trouve par hasard des kilos de cannabis

La découverte remonte au début de la semaine. Les policiers effectuaient une perquisition, et ne s’attendaient pas à saisir autant de stupéfiants.

Ce n’était pas prévu. Mais les policiers de Saint-Quentin ne s’en plaindront pas. C’est bon pour le moral et les statistiques. Depuis quelques semaines, la brigade des atteintes aux personnes enquête sur une autre affaire, qui n’a rien à voir avec le trafic de stupéfiants.

C’est donc dans cette optique qu’ils entreprennent une perquisition au domicile d’un homme, mardi 12 janvier. L’opération s’est déroulée dans un village du Saint-Quentinois dont la localité n’a pas été révélée.

Mardi matin donc, en fouillant la maison, ils sont tombés sur le parfait attirail du cultivateur de cannabis. Le chien de la brigade des stupéfiants n’a pas eu trop de mal à découvrir le pot aux roses. Il ne s’agirait pas d’un petit consommateur puisqu’au regard des quantités saisies, il est difficile de croire à une simple consommation personnelle.

Des dizaines de pieds de cannabis, des lampes, le matériel adéquat pour arroser… Bref, quelques centaines d’euros d’investissement pour cultiver ces plantes à l’abri des regards.

Une information judiciaire a été ouverte

En tout et pour tout, une trentaine de kilos de cannabis ont été retrouvés dans d’imposants sachets plastiques par les hommes du commissaire Cassagne.

La valeur marchande tournerait autour de 300 000 euros. Dans cette même maison, 15 000 euros en liquide ont aussi été saisis.

Voilà ce qui a poussé le parquet de Saint-Quentin, vendredi 15 janvier, à ouvrir une information judiciaire et à transmettre le dossier à la juge d’instruction. Deux personnes ont été déférées, elles devaient être mises en examen et placées en détention provisoire.

GUILLAUME CARRÉ


Par Marc Centène, publié le 16/01/2016 à 03:48, Mis à jour le 16/01/2016 à 07:42

http://www.ladepeche.fr/article/201...

Condom : 30 mois ferme pour le chef du réseau de proximité

Les jardins des Remparts abritaient un trafic de cannabis. /Photo DDM, JR

Il revendait du cannabis aux lycéens de Condom, mais, en dépit des multiples témoignages et indices produits aux débats, il n’a jamais reconnu les faits : la tête pensante d’un petit réseau de revente de drogue écope de 30 mois de prison ferme…

Pour avoir revendu de la drogue à des dizaines de consommateurs, dont de nombreux lycéens de Condom, et pour avoir refusé d’admettre son rôle réel dans ce petit trafic « de proximité », A.S. a été condamné à 30 mois de prison ferme, lors de la dernière audience du tribunal d’Auch. Tout démarre fin 2014 à Condom. Le lycée Bossuet en a assez de voir des élèves se fournir en drogue, essentiellement du cannabis, dans les jardins des Remparts. Le lycée alerte la gendarmerie, qui entame un patient travail de collecte d’indices et de preuves. Mégots de joints, photos d’échange d’argent contre des sachets, puis arrestation d’A.S., porteur de cannabis en novembre 2014.

La surveillance est maintenue autour de celui que tous les consommateurs de cannabis surnomment Kougan. Les gendarmes entendent 28 lycéens, 13 fumeurs mettent en cause A.S. comme étant leur fournisseur, et un mineur qui l’assiste. Ce dernier charge A.S. : c’est lui qui alimente le réseau. Le 3 février 2015, A.S. est en garde à vue. Les faits, et le dossier très fourni, l’accablent. Mais il refuse de reconnaître autre chose que de la consommation personnelle. Ce sera désormais son unique ligne de défense, quitte à verser parfois dans l’absurde.

« C’est bon je suis vert »

Lors de ses auditions, A.S. déclare ne pas revendre, puis prétend que les sachets échangés sur les photos ne contiennent pas de la drogue ; enfin, que ces ventes ne faisaient qu’assurer sa propre consommation de stupéfiant. Hélas pour A.S., il a aussi un téléphone portable très bavard. Les enquêteurs y trouvent plus de 1 100 contacts — SMS, appels — avec son vendeur mineur. Des SMS où il parle de « chocolat », de « vert », etc. Où il envoie des photos de cannabis. Parmi les milliers de contacts apparaît M.R. un jeune Auscitain à qui A.S. donne des directives pour gérer d’autres clients, à Auch.

Le 16 mars 2015, M.R. est placé en garde à vue et reconnaît les faits : de simple client, il est devenu la « nourrice » de A.S., qui lui demandait de stocker chez lui la drogue, de conditionner les produits et de les vendre aux fumeurs auscitains. Il est même envoyé à Saint-Gaudens pour récupérer une grosse commande… M.R. reversait l’argent tous les mois à A.S. Chez lui, la perquisition permet de trouver 175 g de cannabis, et le nécessaire du parfait revendeur : balance, sachets… Lors de ses dépositions devant le tribunal, M.R. sera très posé, très laconique. Sans casier, ce jeune homme ne sera condamné qu’à 6 mois avec sursis et une mise à l’épreuve de 24 mois.

En revanche, A.S. s’enferre dans des déclarations embrouillées, souvent contradictoires. Les SMS où il signale à des acheteurs qu’il a de la marchandise ? Il prêtait volontiers son portable, les gens ont écrit ce qu’ils voulaient. « Et quand vous écrivez “ c’est bon je suis vert “, ça veut dire quoi ? » demande la juge. « Que j’avais de l’herbe ». « Comment quelqu’un d’autre que vous pourrait envoyer un tel SMS ? » « Je sais pas ». Les messages où il donnait des consignes au mineur ou à M.R. ? « Je sais pas, je les connaissais à peine. » La revente ? Pour payer sa propre drogue. Il n’a pas gagné d’argent de cette façon. Le fournisseur ? C’est M.R., pas lui. Kougan ? « On m’a jamais appelé comme ça ! » Le Parquet va rappeler qu’en dépit de la quantité limitée de stupéfiants écoulée, il s’agit bel et bien d’un trafic organisé, et organisé par A.S. de bout en bout. Un trafic dont les clients sont des lycéens. Déjà condamné pour des affaires relatives aux stupéfiants, A.S. « n’a rien appris ». Son refus d’affronter ses responsabilités lui a valu une réquisition de 3 ans ferme, peine édulcorée par le tribunal à 30 mois ferme.

Marc Centène


Ici, le président du tribunal confond soins et but des soins :

Le degré minimum des soins, c’est l’abstinence

Publié le 15/01/2016 par Gauthier BYHET

http://www.lejournaldemontreuil.fr/...

Trafic de drogue démantelé à Boulogne-sur-Mer : seulement 20 ans mais déjà « dans la cour des grands »

Un jeune Saint-Martinois n’en était pas à son coup d’essai. Après un simple contrôle, les policiers ont démantelé un réseau animé par un garçon tout juste âgé de 20 ans

Depuis six mois, le jeune garçon de 20 ans revendait 50 g de cannabis par semaine.

On lui donnerait presque le bon dieu sans confession tellement il pararâit être tout juste sorti de l’adolescence. Toujours est-il que le jeune Dylan Pidoux, âgé de 20 ans, n’a pas pris la vie par le bon côté. Le Saint-Martinois comparaissait au tribunal de Boulogne-sur-Mer, jeudi dernier. Plusieurs faits lui sont reprochés : détention, acquisition, transport et revente de produits stupéfiants.

Très vite devant l’évidence

L’histoire commence par un banal contrôle de police. Le 2 novembre dernier, à Boulogne-sur-Mer, une patrouille remarque deux individus au comportement suspect et décide de les contrôler. Spontanément, Dylan Pidoux présente du cannabis aux policiers. « Vous avez affirmé l’avoir acheté pour 10 euros à la gare d’en face, relate le président du Tribunal de grande instance de Boulogne-sur-Mer. Le hic, c’est que la deuxième personne interpellée affirme vous avoir acheté du cannabis. »

Lors de la garde à vue du prévenu, les policiers vont exploiter son téléphone portable. Des contacts et surtout des messages vont leur mettre la puce à l’oreille. « Vous ne vous cachez pas, dit le président. Des messages qui sont sans équivoque sur votre activité de revendeur de produits illicites.  » La perquisition du domicile amène également son lot de preuves : une balance de précision, des boîtes et surtout des listes de noms associés à certaines sommes. Un document qui va permettre d’identifier au moins sept clients. « Tous affirment se procurer du cannabis auprès de Dylan  », lance alors le président.

D’un banal contrôle, les policiers ont donc bien démantelé un trafic de drogue mis en place par un jeune de 20 ans. « Nous sommes rarement devant un dossier de trafic de stupéfiants aussi clair, avance la substitut du procureur. En tout juste six mois, ce jeune de 20 ans revend 50 g de cannabis par semaine. Ça commence à faire beaucoup.  » Le chiffre d’affaires de ce prétendu trafic est estimé à plus de 12 000 euros.

Revente à proximité de la police

Dans ce dossier, deux points interpellent le parquet. Le premier : « Visiblement, le prévenu obtient de la marchandise à crédit auprès de son grossiste, explique la substitut. C’est assez rare, à moins d’être assez haut dans la hiérarchie d’un réseau. » Le second : «  L’adresse de Monsieur Pidoux est située non loin de la police, avance-t-elle. Ça ne le gêne nullement pour mettre en place son trafic.  »

Le parquet souhaite un jugement exemplaire. «  Il appartient au président de prononcer une peine sévère pour faire comprendre que le commerce de stupéfiants, ça ne peut pas être un moyen pour gagner de l’argent. » Le casier judiciaire du jeune Saint-Martinois ne plaide pas en sa faveur. Il a déjà été condamné à trois reprises dont deux pour détention de produits stupéfiants. « Vous êtes passé dans la cour des grands », ajoute la substitut. Elle réclame une peine de 12 mois de prison assortie d’une mise à l’épreuve de deux ans et d’une obligation de travail. « Pour gagner sa vie autrement », adresse-t-elle au jeune Dylan.

Le Saint-Martinois sera déclaré coupable par le président qui lui inflige alors une peine de 12 mois de prison dont quatre ferme. Il lui révoque deux mois d’un sursis antérieur. Ce qui fait donc une peine de six mois ferme. « À faire sous une forme ou une autre, précise le président. C’est à vous de convaincre le juge d’application des peines. » Une peine de prison ferme assortie d’un sursis de huit mois, d’un suivi probatoire de deux ans, d’obligations de soin et de travail. «  Le degré minimum des soins, c’est l’abstinence  », lui souffle le président du tribunal. Il est également notifié à Dylan une interdiction de quitter le territoire. À 20 ans, il n’est pas encore trop tard pour revenir sur le droit chemin.


L"article ne possédant pas d’illustration, nous en avons rajouté une ... !

Publié le 16/01/2016 à 03:52, Mis à jour le 16/01/2016 à 08:07

http://www.ladepeche.fr/article/201...

Trois mois de prison pour 20 g de cannabis... en prison

Un jeune homme, actuellement en détention à la maison d’arrêt de Druelle, a écopé d’une peine de 3 mois de prison supplémentaires, hier, dans le cadre d’une comparution immédiate.

M. purge une peine de quatre mois de prison pour trafic de stupéfiant, du cannabis en l’occurrence. Ces jours derniers, lors d’une fouille à la maison d’arrêt, les surveillants l’ont trouvé en possession de 20 g de la même substance. M. est un fumeur invétéré. Il ne veut pas du médecin de la prison qui lui propose des cachets. Il voudrait pouvoir faire du sport mais son état de santé ne le permet pas, il est suivi pour des problèmes cardiaques. Il est passé par l’addictologie mais ne veut pas y retourner : « On parle toujours de la même chose ! ». Lui, ce qu’il voudrait, c’est sortir. Là, il est sûr qu’il pourrait s’arrêter et puis il a du boulot qui l’attend dehors. Presque accusateur, il s’exclame « Vous m’avez mis en prison alors que je travaillais ».

La présidente lui rappelle que ce n’est pas le travail qui l’a mis en prison et constate : « Vous n’allez pas avancer, vous n’acceptez pas les solutions proposées et vous ne proposez rien. » Il laisse entendre qu’on pourrait le transférer à Mende ou à Béziers, à défaut de le laisser sortir ! C’est que, dans ces maisons d’arrêt on est peut-être moins regardant qu’à Druelle.

« Pantois »

Ce n’est pas ce que dira le procureur au cours de son réquisitoire. En revanche, déplorant les interdictions de fouille dans les établissements pénitentiaires lors des passages au parloir, il prévient que la politique pénale va être durcie à Rodez : « Toutes personnes commettant ces faits à la prison de Rodez seront systématiquement déférées. » Concernant le cas de M. il se déclare « pantois » devant ce détenu qui plutôt que de s’amender ou de se soigner veut « continuer à commettre des infractions. » Il requiert une peine exemplaire de 6 mois de prison.

Le défenseur du prévenu reconnaît « un discours provocateur mais sincère » et constate « c’est anormal de pouvoir trouver ces substances en maison d’arrêt ». Il demande que la décision du tribunal n’alourdisse pas « dans des proportions déraisonnables » la peine qu’il purge actuellement jugeant, pour sa part, inconcevable qu’on se serve de cette nouvelle condamnation, qui est légitime au vu des faits reprochés, pour servir d’avertissement aux autres détenus.

Le tribunal a coupé la poire en deux en condamnant le prévenu à 3 mois de prison, soit la moitié de la réquisition, sans révoquer un sursis qui lui avait été accordé avec sa précédente condamnation.