Cannabis : études scientifiques, politiques et prohibition, des expériences vraiment neutres dans leurs conclusions ?

Voici deux articles provenant du même site : Santé Log. En fait, le second est un renvoi du premier, ce qui fait qu’ils forment un ensemble en rapport de l’information qui y est développée. La prohibition a laissé tombé une partie de ses anciennes thèses si décriées aujourd’hui. Il leur faut donc trouver de nouvelles accusations plus fondées pour faire face à l’idée de la légalisation qui fait son chemin. Cela semble faire partir d’un plan d’ensemble de la prohibition, destiné à faire maintenir l’interdit du cannabis en temps que plante d’automédication. Lisez ces deux articles et rendez-vous ensuite en bas de page pour un décryptage ... si vous le voulez bien !

Les deux articles suivants proviennent donc du même site.

Santé Log se dit représenter la communauté des professionnels de Santé. Pour autant, ils expriment souvent un point de vue opposé à la légalisation, ou transcrivent des propos allant aussi dans ce sens ; ce qui en ferait plutôt la communauté des professionnels de Santé prohibitionnistes ? Pour le vérifier, consultez la liste de leurs derniers articles (cliquez ici) : quelques-uns sur le cannabis médical sont neutres, mais on constate que sa rédaction est surtout à l’affût de toutes les expériences dont les conclusions sont hostiles au cannabis.

Premier article : écrit par EMBO Journal, publié chez Santé Log le 28/01/2014 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.

http://www.santelog.com/news/addict...

CANNABIS : Pourquoi il faut l’éviter…durant la grossesse

De la même manière que le cannabis a montré des effets néfastes à l’adolescence, une époque critique de développement du cerveau, jusqu’à entraîner des anomalies cérébrales permanentes, son usage, durant la grossesse, met en danger le développement du cerveau du fœtus. Cette étude du Karolinska Institutet (Suède), publiée dans l’Embo Journal, montre comment le Δ9‐tetrahydrocannabinol (THC) affecte les cellules nerveuses du cortex mais aussi les synapses et les axones qui permettent les connexions neuronales.

Professeur Tibor Harkany, auteur principal de l’étude, rappelle qu’un nombre croissant d’enfants souffrent des effets de l’exposition aux drogues pendant la grossesse, et que le cannabis fait partie de celles les plus fréquemment consommées. Sa recherche, menée sur la souris et des tissus du cerveau humain décrypte comment le THC affecte le développement du cerveau du fœtus.

· Son équipe montre que la consommation de cannabis pendant la grossesse entraîne le développement de cellules nerveuses défectueuses dans le cortex cérébral, la zone du cerveau impliquées dans les fonctions cognitives supérieures et la formation de la mémoire.

· En particulier, le THC a un impact négatif sur les synapses et les axones qui permettent la communication entre neurones.

· Enfin ils identifient une protéine cible, Stathmin – 2, dont la destruction par le THC explique la croissance anormale des fibres nerveuses (axones).

Des déficits de développement qui ont des implications ensuite sur la fonction cérébrale, tout au long de la vie. Dont le risque accru de maladies neuropsychiatriques, bien plus tard dans la vie.

Une conclusion qui vaut aussi pour l’usage médical du cannabis, précisent les auteurs.

Source : Embo Journal 27 January 2014 DOI : 10.1002/embj.201386035 Miswiring the brain delta-9-tetra-hydro-cannabinol disrupts cortical development by inducing an SCG10/stathmin-2 degradation pathway


Second article : publiée le 26/07/2013 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.

http://www.santelog.com/news/addict...

Neuropsychopharmacology

Cette étude de l’Université du Maryland vient confirmer que la consommation de marijuana à l’adolescence, une époque critique de développement du cerveau, peut entraîner des anomalies cérébrales permanentes. Un impact à vie lié à l’usage régulier du cannabis à l’adolescence, mais pas l’âge adulte, qu’il est important de rappeler .

L’usage régulier de cannabis à l’adolescence peut ainsi augmenter le risque de développer des troubles psychiatriques graves comme la schizophrénie, selon cette étude qui contribue aux preuves des effets possibles à long terme de l’usage du cannabis, alors que les législations évoluent vers une légalisation, a minima de l’usage médical, du THC.

L’auteur principal, le Pr Asaf Keller, professeur d’anatomie et de neurobiologie à l’Université du Maryland rappelle que de précédentes études ont montré que les enfants qui ont commencé à consommer de la marijuana avant l’âge de 16 ans sont à risque accru de déficits cognitifs permanents, et de troubles psychiatriques comme la schizophrénie. Selon l’auteur, à une prédisposition génétique, s’ajoute le cannabis qui agit comme un déclencheur.

Son équipe a examiné les modèles d’activité des neurones dans le cerveau de souris. Ces oscillations sont anormales dans la schizophrénie et autres troubles psychiatriques. Les scientifiques ont exposé de jeunes souris à de très faibles doses THC pendant 20 jours, puis leur ont permis de retourner auprès de leurs frères et sœurs (témoins). Chez ces souris devenues adultes, les chercheurs constatent des oscillations gravement altérés et des déficiences cognitives. Même exposées à des doses très faibles de « cannabis » et pour une courte période, ces anomalies cérébrales persistent à l’âge adulte. Cependant lorsque les chercheurs répètent l’expérience avec des souris adultes, leurs oscillations corticales et leurs capacités cognitives ne sont pas altérées.

C’est donc l’exposition pendant la période critique de l’adolescence qui peut entraîner une altération de la cognition. Selon les chercheurs, c’est la région du cortex frontal qui semble la plus touchée. Il se trouve que cette zone contrôle les fonctions exécutives telles que la planification et gère les impulsions. C’est aussi la région la plus touchée dans la schizophrénie.

Ce sont des indices importants, pour les humains aussi, et l’idée des chercheurs est maintenant de pouvoir inverser ces effets par le contrôle de ces oscillations corticales.

Source : Neuropsychopharmacology via University of Maryland Medical Center (Visuel © Ademoeller - Fotolia.com).

anandamide

P.-S.

I) Critiques des deux articles !

Il y a de « quoi dire », je vous préviens, cela va être un peu long !

1) Critique du premier article : une étude pour le moins erronée qui se base sur des théories et pratiques du passé !

En premier lieu, il est raisonnable et responsable de reconnaitre qu’au niveau de la grossesse, l’apport de THC n’est ni logique, ni recommandé. A ce niveau, toute personne intelligente ne peut que cautionner ce principe de précaution. Là n’est pas la question ! De plus, le cannabis n’est pas le seul végétal à déconseiller aux femmes enceintes : le gingembre, par exemple, est suspecté de provoquer des fausses couches !

Pour autant, d’autres chercheurs et docteurs prétendent que (extraits) " ... le cannabis serait utilisé pendant la grossesse pour diminuer les nausées sévères et la douleur, surtout lorsque les femmes souffrent d’hyperémèse gravidique (HG) ..." et que " ... Dans plusieurs cas, elles considèrent le cannabis plus sécuritaire que la médication sous ordonnance ... " (source ici). Il s’agirait donc d’un "dosage" au-dessus duquel le cannabis serait dangereux pendant la grossesse et en-dessous duquel il ne le serait pas ... comme toutes posologies médicamenteuses, en quelques sortes !

Mais j’attire votre attention sur le fait que la dite expérience du premier article, se fait in vivo dans le cadre animal et au niveau humain, in vitro ! Leurs conclusions sont un peu hâtives dans le sens ou aucune correspondance expérimentale in vivo n’a été effectuée au niveau humain.

Hors, nous vivons à une époque où, l’expérimentation du cannabis, en France, s’est si développée, qu’elle est devenue une pratique culturelle de près de 14 millions d’adeptes. Or, nous n’assistons pas à une débilitation du genre humain, si ce n’est celle de certains politiciens qui eux (normalement), ne consomment pas de cannabis !

Ce genre de raisonnement comparatif entre leurs théories et la réalité sur le terrain, n’est pas le propre de ce seul exemple : le coup de seins qui poussent (ici), et la relation schizophrénie-cannabis (par exemple ici) et son démenti (ici) en sont des cas reconnus.

Un nouveau thème démange aussi la prohibition qui commence à l’annoncer : le cancer des testicules (par exemple ici), expérience confirmé par le très sérieux IACM Bulletin en 2009 et 2012. Celle-ci sont cependant à relativiser d’après l’Académie de médecine pourtant hostile au cannabis médical, qui rappelle que "... il convient de rappeler qu’elles ne sont pas étayées par des études cliniques indiscutables " (source ici)

Des supputations alarmistes, non fondées scientifiquement, ensuite utilisées comme "preuves" par la rhétorique prohibitionniste.

2) Autres critiques

Autre critique : le THC, lorsqu’il est utilisé dans ces expérience est souvent un produit synthétique utilisé seul. Or, il est bien établi que la résine naturelle du cannabis ne contient pas que du THC loin de là (entre 60 et 80 molécules cannabinoïdes et environ 500 substances différentes dans l’ensemble de la plante d’après leurs propres dires). Et que certaines molécules autres viennent temporiser - combattre certains effets du THC (http://chanvre-info.ch/info/fr/Le-c...). Note : le THC seul provoque de fortes crises d’angoisses et des maux de têtes, par exemple. C’est la recherche médicale qui a établi ces faits (dernièrement, lors de la mise au point du Sativex, par exemple). En association avec du cannabidiol, ces symptômes disparaissent. Ce dernier agit comme un antagoniste du THC en empêchant - limitant ses effets indésirables. La recherche française a toujours effectuée ses expériences animales avec du THC de synthèse seul !

Ensuite, mais pardonnez- moi du peu : connaissez-vous beaucoup de cannabinophiles qui s’injectent leur produit ? Moi pas ! Parce que, en substance, c’est toujours ce que fait ce genre d’expérience sur les animaux ... pauvres bêtes ! Ingéré ou fumé, le THC est graduellement réparti dans les tissu, l’organisme a le temps de régir et de s’y préparer. Ce qui n’est pas le cas lorsqu’il est injecté. En second lieu, le THC est métabolisé, c’est à dire, modifié par l’organisme dans une forme moléculaire spécifique qui reste psychoactive. Il se peut que le THC injecté diffère légèrement dans ses effets (surtout ceux négatifs) par rapport à celui métabolisé.

Pour continuer, je me répète, le THC rentre en interaction avec d’autres molécules cannabinoïdes. C’est comme si la nature avait prévu et autorisé, à notre corps, de ne permettre vraiment que les réactions positives du THC en limitant - annulant, les effets indésirables qu’il peut produire. En langage vraiment vulgarisé, c’est comme si on prenait un poison avec son contre poison, ce qui en permettrait un usage médical sans effet indésirables et pénibles à supporter.

L’idée de la nature n’est pas sotte : la pharmacopée utilise nombre de médications qui sont des poisons (effets toxiques et/ou indésirables). Elle n’a jamais cherchée à les associer à des "contre poisons". Constatez comme la recherche sur cannabis nous en apporte beaucoup aussi dans d’autres domaines.

Autre choses, d’autres expériences que Chanvre Info a aussi rapporté, démontre que l’organisme peut aussi produire ses "contrepoisons". La prégnénolone , par exemple, molécule neuro-stéroïdienne dont le rôle fut récemment découvert et faussement présenté comme un potentiel médicament anti addiction, joue un rôle d’antagoniste au THC en l’empêchant de se fixer aux récepteur neuronaux.

Pour finir, au sujet des conclusions hâtives que font les chercheurs de la première expérience : d’abord, je ne suis pas expert, mais je trouve la photo de l’axone cannabique bien plus jolie que celle de l’axone témoin ! Mais je n’y connais rien, il est vrai ! Ces gens peuvent donc me raconter ce qu’ils veulent en interprétant ces photos : je reste figé dans l’abscond. A ce propos : savent-ils eux-mêmes de quoi ils parlent ? J’en doute … et vous en découvrirez plus loin pourquoi !

En revanche, je peux utiliser mes fonctions cognitives pourtant supposées altérées par l’usage toxique et délétère du cannabis, pour préciser que la plus grande partie du cerveau n’est pas encore construite, un bébé à la tête qui grossie (et le cerveau avec) pendant toute son enfance et jusqu’à l’adolescence. On dit souvent que des neurones naissent presque jusqu’à l’âge adulte (voir plus loin), mais on oublie de dire que les vieux neurones meurent même chez les enfants. Si ces neurones (axones et tout le reste) sont "perturbés" - supposition - par une exposition au THC, les parties qui vont se développer par la suite (après l’accouchement) ne seront pas exposées au cannabis et ne développeront donc pas d’anomalies. Ces neurones "altérés" seront les premiers à disparaitre par la suite. Dans ces conditions, je ne vois donc pas comment l’enfant risquera alors de développer des maladies neuropsychiatriques plus tard dans son existence !

Ce n’est pas pour autant qu’il faut mettre du THC dans les biberons, c’est certain ! Vous savez, on y trouve bien du phtalate et des bisphénols ... et ça, c’est dangereux (perturbateurs endocriniens), mais là, pas de prohibition organisée comme celle du cannabis pour les interdire !

A noter, les expériences traitées ici s’appuient sur des données du cerveau (naissance des neurones jusqu’à l’âge adulte) qui étaient admises il y a encore peu, mais qui sont fortement remises en question aujourd’hui : http://www.larecherche.fr/savoirs/d... (état des dernières recherche).

Bref, une expérience digne de la prohibition : pleine de parti-pris, d’inexactitudes, de données erronées et de conclusions hâtives et orientées politiquement (études uniquement à charges) ! En fait, on ne sait rien sur le cerveau, pas grand-chose ! Il est donc, en l’état, difficile d’affirmer telles ou telles choses ou conséquences ! Mais plutôt que d’avoir à l’avouer, certains chercheurs font comme s’ils maitrisaient le domaine et se lancent dans de grandes théories alarmistes ! Ils sont payés plusieurs milliers d’euros par mois pour cela !

Il faut faire peur au public pour maintenir l’interdit ! Et quoi d’autre que le sujet de la prime enfance pour affoler des mamans, avec des images et des thèses qu’elles ne comprendront pas et ne sauront contredire ! Pour autant, c’est sadique : à lire de pareilles publications alarmistes, les mamans fumeuses angoissent toute leur grossesse, ce qui n’est bon ni pour la maman, ni pour l’enfant qu’elle porte ! Et ça, cela peut avoir des conséquences néfastes plus certaines !

3) Critique du second article : il se pourrait que ce soit la durée de vie des souris qui fausse les interprétations de cette expérience.

Au niveau « conditions de l’expérience », on peut reprocher les mêmes choses que pour l’article précédent.

Pour le reste, une souris, cela vit deux ou trois ans au grand max. On peut supposer qu’elle n’a pratiquement pas besoin de créer de nouveaux neurones, ceux-ci n’ayant pas le temps de mourir, l’animal décédant avant. Ce qui n’est pas le cas de l’être humain qui vit beaucoup plus longtemps et qui verra de nouveaux neurones remplacer en fonctions, ceux qui disparaissent.

Bref, si on abime les neurones d’une souris, elle sera obligé de "faire avec" toute sa vie ! Chez l’être humain, c’est différent. Tout fonctionne comme si le cerveau était affecté dès l’âge adulte, par une « dégénérescence neurologique » de type inflammatoire. La nature nous aurait cependant dotées de plusieurs « astuces chimique » pour en repousser (retarder) l’échéance ! Une d’entre-elles serait la neurogénèse : nous perdons environ 10 000 neurones par jour mais notre cerveau en fabrique quotidiennement le double !

Je sais : beaucoup de personnes vous diront que nous sommes dotés d’un "taf" de neurones à la naissance et qu’il ne s’en produit plus d’autres après coup ! Mais ce n’est pas vrai, c’est un dogme qui fut admis à une époque et qui est contesté depuis ! Vous en doutez de ce que je viens de vous dire ? Effectivement, je suis rédacteur à Chanvre Info et non pas professeur de médecine ou chercheur ! Alors un petit tour ici pourrait mieux vous convaincre !

Notons aussi qu’il n’y a pas que des neurones dans le cerveau … il y a « tout le reste » et cela fait du monde. Alors, à trop vulgariser et focaliser sur les neurones, axones, synapses … on en oublie le reste. Pour ma part, j’en fais l’allusion, mais je n’ai pas les connaissances nécessaires pour développer plus. Remarquons, est-ce un effet de la vulgarisation de ces articles, que nulle part il est fait mention de ces tissus cérébraux, c’est comme s’ils n’existaient pas. L’expérience du premier article, semble donc avoir focalisé sur une modification des axones sans considérer le reste de l’organe, ce qui est « embêtant » ! Or, comme le THC est apparenté, dans sa forme moléculaire, avec un neurotransmetteur (anandamide), il se pourrait qu’il existe un système correcteur qui fonctionne aussi bien avec le THC. L’expérience n’a même pas envisagé cette possibilité.

Bref, voici des faits et arguments qui ne vont pas dans le sens alarmiste de l’étude relatée dans l’article de Santé Log. Toutefois, cette étude m’a l’air plus sérieuse que la précédente : on ne peut donc pas en rejeter non plus les conclusions. Juste à souhaiter qu’elle soit reproduites dans de meilleures conditions (résine naturelle, pas d’injection, ...) et sur des mammifères qui vivent plus longtemps.

II) Enfin, on trouve ici deux "aveux" (en caractères gras dans le texte) :

1) Premier article : Une conclusion qui vaut aussi pour l’usage médical du cannabis, précisent les auteurs..

En clair : les dangers supposés du cannabis récréatif peuvent se retrouver dans l’emploi thérapeutique de la même substance ! Ce n’est pas forcément vrai pour des patients adultes (cerveau achevé) et il ne faut reconnaître que c’est inexact dans une forme médicamenteuse adaptée comme le Sativex (qui contient du CBD, antagoniste et régulateur du THC).

On remarque aussi qu’une réflexion est engagée à l’encontre du cannabis médical qui pose un grave problème à la prohibition. Pour elle, c’est une sorte de cheval de Troyes du cannabis récréatif (c’est l’explication qu’elle donne) dont les effets thérapeutiques sont surévalués, aléatoires ou carrément suggestifs ou inventés. Un "bon médicament" est celui qu’ils vont autoriser et produire. Le cannabis médical sous forme d’automédication et/ou le médicament à base de cannabis autres que les leurs, semblent donc être de "mauvais médicaments" qu’ils critiquent par conséquence. Seulement, à vouloir diaboliser une des versions et justifier l’autre, cela leur complique un peu la tâche ! Et certains prohibitionnistes, parmi les plus convaincus, n’ont pas encore réalisés et acceptés le fait que le cannabis puisse être réellement un médicament.

Enfin, à supposer des personnes qui croient en leurs thèses, parce qu’il existe une autre « race de prohibitionnistes » qui n’ont d‘autre but que de faire interdire la plante pour des raisons politiques et économiques. Ceux-là sont des menteurs ! Et quand on a affaire à eux, on peut faire une autre lecture de cet avertissement, surtout lorsqu’on a en têtes les anciens mensonges et les manipulations de la prohibition : ils « auraient peur » que la banalisation de l’usage médical, prouve à terme leur supercherie tant au niveau des praticiens et de leur patients, qui seront à même de vérifier s’ils ont des seins qui poussent, une "quéquette devenue amorphe", un cerveau qui se réduit en compote et qui "part en cacahouète" ... Mais surtout au niveau de la recherche médicale - obligatoire en cas d’étude de mise sur le marché - qui pourrait à elle seule mettre en évidence, contredire et dénoncer les mensonges que je vous explique.

2) Second article : " mais pas l’âge adulte, qu’il est important de rappeler ", précisent les auteurs [second article, début du texte, au sujet que le THC n’agirait de façon indésirable (anomalies cérébrales permanentes) que sur les cerveaux des jeunes].

C’est honnête d’avoir à le dire, mais cette déclaration contredit les thèses de la relation schizophrénie et cannabis (chez les adultes), argument phare de la prohibition. Le danger de la schizophrénie, et celui d’autres perturbations, d’après l’étude, ne se poserait que pour les jeunes dont le cerveau est en phase de construction. Ainsi l’interdit au moins de 16 ans serait donc justifié, mais l’argument implique aussi que ce ne serait plus le cas au-delà de cet âge !

Toutefois, dans le cas spécifique de la prime enfance et de la grossesse, comme dans celui de la préadolescence, l’étude relatée ici est suffisamment alarmiste pour qu’on y prête l’oreille. Ce ne sont pas tous les chercheurs qui sont menteurs et malhonnêtes, c’est d’une évidence. Et j’y trouve une certaine logique qui m’appelle à la prudence. De toutes les études anti-cannabis que j’ai étudié, c’est celle qui m’a le plus convaincu ... aussi, il serait bon d’avoir à la refaire, de façon plus large, sans THC seul et injecté et in vivo : ce ne sont pas les sujets qui manquent (et je me porte volontaire s’il le faut), aujourd’hui adultes et qui ont commencé à fumer du cannabis avant 16 ans ! Donc ce serait facile à vérifier !

III) Conclusion : Science sans conscience … !

1) Industries pharmaceutiques : une structure qui relève du despotisme, si ce n’est de la dictature.

Ma conclusion personnelle, c’est que devant tant de contradictions, tant de déclarations partisanes selon l’appartenance à l’un des trois points de vue protagonistes et devant si peu de preuves (certitudes), comment alors se faire un avis tranché ? Sans certitudes rigoureusement scientifiques, il nous reste notre propre logique ... mais il faut aller chercher les renseignements « à la pioche » et se spécialiser, ce qui n’est pas possible à tous !

D’une part, il faut constater que la recherche française a été sabordée dans bien des domaines. Le secteur pharmaceutique n’échappe pas à cette logique. Toutefois, il fait office d’exception puisque l’Inserm est censée travailler pour notre nation et non pas pour des entreprises privées. En êtes-vous bien certain ? A bien relire ses statuts, l’Inserm travaille aussi à expérimenter pour le compte des industries et c’est ce qu’elle fait actuellement à l’encontre du cannabis. Et certains chercheurs sont tributaires des « largesses » de ces dernières qui décident de tout ! Si vous leur déplaisez, vous n’avez plus de crédit et plus de travail ! Du coup, on retrouve des nullissimes qui occupent des postes à responsabilités. Il y a toujours des « compétents, mais ils occupent des postes subalternes et travaillent aux ordres et sur commande ! C’est de la recherche « dirigée » !

Enfin, beaucoup focalisent – à juste titre - sur le caractère « privé » des recherches et du développement pharmaceutique. C’est bien un des clefs qui expliquent l’aspect obscure de la prohibition et ses interactions avec les industries du secteur. Ce n’est pas faute pour nous, Chanvre Info, d’en débattre régulièrement dans nos articles.

2) Le caducée : un symbole satanique qui renvoie à la sorcellerie ?

C’est à se poser la question !

Aujourd’hui, l’image de la sorcellerie est devenue obsolète. La pharmacopée l’a remplacée et en a rationnalisé l’approche. Nous aussi, nous allons « rationaliser » les choses à son sujet. Car quelque chose d’assez méconnu commande en arrière fond, qui est de l’ordre psychopathique. La psychiatrie, à laquelle renvoient les addictions, s’est souvent jadis conduite à l’image des docteurs nazis comme Mengele .

Plusieurs scandales de médicaments toxique, à l’instar du Médiator, par exemple, on défrayés la chronique. Depuis, de nombreux autres médicaments (comme le Di-antalvic – antiinflammatoire banal) ont été plus ou moins discrètement retirés de la vente. Ce qui est scandaleux dans cette affaire, c’est que l’organisme censé imposer des tests de toxicité préalable à une AMM (autorisation de mise sur le marché), a failli à sa mission. Cela provient du fait que les industries pharmaceutiques sont à la fois juges et parties dans la recherche sur les médicaments. Elles financent tout, même la carrière des chercheurs : ceux-ci leur sont donc débiteurs ! Entre confortables enveloppe et participations bidons (mais bien rémunérées) à des conseils d’administration, cette pratique renvoie à la corruption !

On note aussi qu’il faille attendre qu’un « mauvais médicament » soit amorti pour qu’on considère enfin son retrait du marché ! Ce sont des problématiques que l’on peut à peine évoquer, surtout pas les corriger, car ces industries noyautent tout le secteur médical français, de la recherche aux hôpitaux, et elles sont toutes puissantes. Dans les faits, la France est devenue « Pharmacodépendante » ! Le vieil adage chanté par les étudiants de dernière année : « la médecine est une putain, le pharmacien est son maquereau », prend ici tout son sens !

Militaires et civiles (politique) cherchent à en savoir plus sur le fonctionnement du cerveau, en premier lieu, afin de mettre au point des méthodes de contrôle des masses et des individus. Il n’y a rien de complotiste ou de fantasmagorique à cette affirmation : c’est du su, bien documenté et prouvé ! L’Angleterre à menées des expériences sur sa propre population, la CIA a fait de même aux USA mais aussi, en France, couvert par notre gouvernement (LSD à Pont à Mousson). Cherchez un peu par vous-mêmes sur Google, comme cela vous découvrirez plusieurs textes qui en débattent !

Le premier principe à retenir, c’est que la Science, le terme en ce domaine pharmaceutique et psychiatrique est usurpé, ne sait pratiquement rien sur le cerveau. Tout au plus, la technologie moderne a permis quelques compréhensions sommaires par rapport à l’état des connaissances du 19e siècle. C’est le domaine scientifique le moins développé de tous. Par exemple, on ne sait toujours pas où se situe le mécanisme de la pensée. Bref, quoi qu’il en soit, les intervenants en neurosciences avouent aujourd’hui sans honte, mais avec colère, le manque de recherche et de développement du domaine .

Et si vous souhaitez en savoir plus sur les aspects terrifiants de la psychiatrie et de la neuropsychiatrie, vous trouverez ici un article (en quatre parties) à vous « glacer le sang » !

Vous comprendrez alors ce que je veux dire au sujet de cette obstination à vouloir contrôler nos addictions et aux moyens politiques mis en œuvres pour avoir carte blanche et les mains libres dans ce domaine ! Et pourquoi, dans mes articles, je parle parfois de fascisme et de psychopathie !

Comme les médecins nazis, ces gens ne font pas des recherches que pour trouver des traitements (cela leur arrive pour faire du fric), mais pour disposer la meilleure façon de nous nuire et de nous contrôler - nous les peuples. Dans ces conditions, quelques mensonges par-ci et par là, quelques expériences faussées, ne les dérange pas le moindre du monde. Les dérives pharmaceutiques ne sont donc pas qu’une question d’argent, mais aussi une question de pouvoirs à en tirer ! Pensez-y, la prochaine fois que vous serez tenté de voter pour quelqu’un qui fait de la prohibition des addictions, son cheval de bataille !

JLB