"Cannabis pendant la grossesse : un risque majeur d’accouchement prématuré" par Doctissimo

Traditionnellement, quelque soient le pays du monde à considérer, les recherches engagées sur le cannabis et ses composés sont entreprises dans le but de prouver une toxicité ou un retour négatif sur la plante. Il n’y a guère que les industries pharmaceutiques qui développement des médicaments avec cette plante pour lancer des recherches à charge comme à décharge. Pas manqué, des supputations sur des effets négatifs du cannabis sur la grossesse avaient été mis en défaut (enfants anormaux, taille plus réduite à la naissance, atteinte future des fonctions biologiques et cognitives ... tout-ça étant prouvé faux). Il fallait donc qu’ils trouvent "autre chose" à critiquer dans ce registre. Et il semble qu’ils l’ont trouvé ! Pourtant, si fumer du cannabis pose problème à la femme enceinte, est-ce que le manger, le vapoter ou le boire - ou le prendre en médicament dosé - créerait la même conséquence ? Ce n’est pas dit ... ! Et ces gens ne sauront pas vous répondre ... On peut supposer une action néfaste des composés de combustion, plus que de cannabinoïdes eux-mêmes. Et il y a toujours du tabac dans les joints ... Autre chose : on parle de consommation régulière ayant un impact ... et pour les consommations épisodiques et légères ? On aimerait le savoir aussi ... ! Nahas avait déjà fait ce genre d’expérience (sur des lapines) et il a été obligé de tricher (augmenter déraisonnablement les doses) pour provoquer un effet attendu de naissance précoce ou de fausses couches qui n’apparaissait pas à des doses normales ... Bref que de grosses consommations fassent courir des risques à la mère et à l’enfant, tout le monde le supposait, comme pour toutes plantes ayant des principes actifs à propos. Il n’y a donc rien de nouveau à l’ouest, sauf que cela a été prouvé. Le persil, le thym, le romarin, deux menthes, le girofle, le Houblon ... peuvent provoquer la même chose que l’on reproche ici au cannabis ... ! Tout est une question de dosage et de fréquence ... une femme qui va tirer deux taffes tous les trois jours pour lutter contre les nausées, n’encoure pas les mêmes risques (pour elle et son enfant) qu’une femme qui va fumer trois à cinq bedos entier par jour ... ! Mais je ne suis pas docteur, je n’ai pas le droit de vous l’affirmer ... Pour finir, je cite un passage : « l’utilisation du cannabis par des femmes enceintes pour soulager les nausées, "un effet qui d’ailleurs n’a pas été démontré" » ... eh bien cela fait quand même quelques milliers d’années que la technique est utilisée et que si des femmes la pratiquent, c’est parce qu’elles en ressentent les effets positifs ... des fouilles archéologiques ont prouvées que le cannabis était utilisé aussi lors des accouchements difficiles ... Si le cannabis rendait débile ou impactait de façons aussi pernicieuse que certains médecins, politiciens et chercheurs le supposent, au su de son utilisation intensive aux fils des âges depuis la nuit des temps, nous sommes déjà tous débiles et il n’y a plus rien à corriger !


Par le Dr Jesus Cardenas, publié le vendredi 13 mai 2016 - 14H10

http://www.doctissimo.fr/grossesse/...

Cannabis pendant la grossesse : un risque majeur d’accouchement prématuré

Une étude conduite en Australie, Nouvelle Zélande, Irlande et le Royaume-Uni montre que la consommation quotidienne de cannabis chez les femmes enceintes jusqu’à la 20ème semaine de grossesse multiplie par 5 le risque d’accouchement prématuré.

Consommer du cannabis pendant la grossesse expose à un risque important d’accouchement prémature.

L’étude baptisé SCOPE (Screening fOr Pregnancy Endpoints) a été conduite chez 5 500 femmes enceintes dont 5,6 % déclaraient consommer du cannabis avant ou pendant leur grossesse.

Un facteur de risque à part entière

Des chercheurs basés à l’Institut de recherche Robinson à Adélaïde, Australie, ont centralisé les données de toutes les femmes participant à cette étude. Ils ont ainsi pu prendre en compte tous les autres facteurs de risque de complications de la grossesse et de prématurité, comme le tabagisme, l’obésité ou le niveau socio-économique défavorisé.

Les résultats de l’étude publiés dans la revue Reproductive Toxicology montrent qu’une fois éliminés tous les autres facteurs de risque de complications de la grossesse, la consommation régulière de cannabis jusqu’à la 20ème semaine de gestation multiplie par 5 le risque d’accouchement prématuré .

Les auteurs estiment par ailleurs que plus de 6 % d’accouchements prématurés auraient pu être évités si les femmes n’avaient pas consommé du cannabis pendant leur grossesse. Pour les femmes australiennes, plus souvent fumeuses, ce pourcentage aurait pu attendre le 12 %.

Pour le Pr Claire Roberts de l’Institut de recherche Robinson à Adélaïde, "c’est la première fois qu’un lien direct a été établi entre la consommation quotidienne de cannabis pendant la grossesse et le risque d’accouchement prématuré et cela indépendamment des autres facteurs de risque".

Un vrai problème de santé publique

Par ailleurs, l’étude montre que les taux des naissances avant terme étaient également plus élevés chez les consommatrices de cannabis, puisque 36 % des consommatrices ont accouché avant 28 semaines de grossesse et 64 % avant 32 semaines, comparativement aux non consommatrices (5 % d’accouchements à 28 semaines et 16 % à 32 semaines).

Selon le Pr Roberts, l’accouchement prématuré chez les consommatrices de cannabis devient un véritable problème de santé publique du fait des conséquences de la prématurité pour les mères et leurs enfants, mais aussi du fait de la multiplication de pays légalisant la vente et la possession de cannabis, ainsi que l’utilisation du cannabis par des femmes enceintes pour soulager les nausées, "un effet qui d’ailleurs n’a pas été démontré", conclue-t-elle.

Dr Jesus Cardenas

Sources :

Leemaqz SY, Dekker GA, McCowan LM, Kenny LC et al. Maternal marijuana use has independent effects on risk for spontaneous preterm birth but no other common late pregnancy complications. Reproductiver Toxicology 2016, 62 : 77-86 (article en ligne).