"Cannabis : un nouveau cas d’artérite diagnostiqué" par Pourquoi Docteur ?

Ben ... d’une part les cas sont si rares qu’on peut penser qu’ils sont provoqués par autre chose que le cannabis ou que l’association d’une substance avec un ou des cannabinoïdes expliqueraient cela. Mais une autre explication peut être possible : la présence d’arsenic dans le cannabis fumé ... Cela donnerait les mêmes symptômes. La plante, lorsqu’elle pousse dans des sols saturés en métaux lourds ou semi-métaux, a la capacité de les concentrer dans ses tissus au point où le chanvre est utilisé en dépollution des sols. Ceci expliquerait la rareté des cas ... et le fait qu’ils étaient essentiellement concentrés au Maroc, pays qui contient quelques sols saturés en arsenic. Toutefois, ce n’est qu’une hypothèse et je ne veux en rien contredire les médecins et chercheurs : il n’y a qu’eux qui peuvent réellement trouver la solution à cette énigme. 100 cas en 100 ans, on ne peut pas parler de péril de Santé Publique pour autant ! Actuellement, en dehors que 100% des gens victimes de cette maladie fumaient du cannabis, nous n’avons pas de preuve que le cannabis est la cause de la pathologie. Le sujet arrête ses consommations et il guérit, le cannabis joue donc bien un rôle, c’est indéniable, mais il n’est peut-être que vecteur de toxique et non pas directement le toxique. Cela nous handicape beaucoup, ce manque de recherche général sur le cannabis ... ! Et ici, nous faisons face à une énigme ...


Par Julie Levallois, publié le 11.05.2016 à 19h04

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En Australie

Cannabis : un nouveau cas d’artérite diagnostiqué

Un Australien de 26 ans s’est rendu à l’hôpital avec un ulcère au pied qui ne guérissait pas. Les chirurgiens lui ont diagnostiqué une pathologie rare : l’artérite du cannabis.

Cannabis : un nouveau cas d’artérite diagnostiqué Charlón/Flickr

Un Australien a échappé de peu à l’amputation. En cause : sa consommation de cannabis. Il a en effet développé une pathologie rare associée à ce comportement. L’artérite du cannabis, c’est son nom, n’a été diagnostiquée qu’une centaine de fois jusqu’à aujourd’hui. Elle a été décrite pour la première fois en 1960.

Des artères plus rigides

Cet homme de 26 ans s’est présenté au Frankston Hospital (Melbourne, Australie) avec un ulcère au pied qui ne guérissait pas. C’est à cette occasion que l’artérite du cannabis a été repérée. Il constitue ainsi le premier cas dans le pays. Le Dr David Soon en a rapporté les détails au congrès annuel du Collège Royal des Chirurgiens d’Australasie.

Sa consommation de cannabis est bien en cause : l’Australien a reconnu fumer jusqu’à un gramme par jour. Ce comportement favorise l’accumulation de plaques dans les artères, plus rigides, et donc un moindre afflux sanguin vers les membres inférieurs.

De l’aspirine à vie

Repérée suffisamment tôt, la nécrose induite par l’artérite du cannabis peut être traitée. Dans le cas du patient admis à Melbourne, le placement d’un petit ballon dans la zone de l’artère réduite a été nécessaire pour lui faire regagner un diamètre convenable. L’homme devra aussi prendre de l’aspirine jusqu’à la fin de sa vie. Ce médicament a la propriété de diluer le sang, et donc d’éviter les incidents cardiovasculaires.

Pour le Dr David Soon, la vigilance doit se renforcer autour de cette pathologie, souvent confondue avec l’athérosclérose. « La consommation de cannabis augmente et le cannabis thérapeutique est plus souvent légalisé, a-t-il expliqué lors du congrès. A cause de cela, la prise de conscience sur cette pathologie est importante et peut devenir un problème à l’avenir. » Il faut dire que la tendance s’est accélérée : en 2010, 70 cas étaient dénombrés.