"Cannabis : une plantation de 20 000 € démantelée à Durfort" par la Dépèche

Non : 20 000 €, ce n’est pas ce que rapportait cette plantation d’intérieur mais son coût d’installation. Un budget qui fera rêver tous-tes celles et ceux qui ont une installation d’intérieur bien plus humble avec une extraction asthmatique. Bref, c’est un exemple de ce que l’on appelle "la culture pavillonnaire" ou une maison peut s’avérer être un lieu de culture déjà assez conséquent. Il y a de plus en plus de ce genre de structures, de préférence à la campagne dans un lieu isolé, mais pas seulement : en ville et bordures de villes aussi. Une telle structure (réalisée par des pros et non des rigolos) peut produire 10 à 16 kg tous les deux mois : l’investissement de base est donc rentable car on est alors plus que remboursé - conso perso assurée en plus - dès la première récolte. Mais je vous ai rien dit parce qu’on va encore me faire remarquer que je vous pousse à faire des choses illégales ... ! Et perso, je vous déconseillerai de faire cela parce que la police n’est pas le principal danger quand on brasse de telles sommes ! Et puis, ce n’est pas bien vu si on veut gagner son ticket pour le Paradis ... ! C’est déjà bien assez chaud à gérer un petit placard 400W mais les conséquences pénales ne sont pas les mêmes, quand même ! L’article ne possédait pas de photo d’illustration : j’en ai rajouté une.


Publié le 05/02/2016 à 07:41

http://www.ladepeche.fr/article/201...

Cannabis : une plantation de 20 000 € démantelée à Durfort

Faits divers - Trois toulousains écroués

Photo d’illustration d’une partie d’installation similaire - rajoutée par Chanvre Info (source)

Après plus de six mois d’enquête, de filatures et d’écoutes téléphoniques, les hommes du capitaine Didier Protois, commandant de la compagnie de gendarmerie de Castelsarrasin, ont réalisé entre lundi et mardi, plusieurs coups de filet dans une maison isolée de Durfort-Lacapelette et dans des appartements des quartiers sensibles de l’agglomération toulousaine.

Un dispositif de culture professionnel

Une vingtaine de militaires des communautés de brigades (COB) de Lauzerte, Moissac, du PSIG ainsi que les enquêteurs de la brigade des recherches (BR) de Castelsarrasin étaient mobilisés à chaque fois.

C’est principalement à Durfort-Lacapelette, où les enquêteurs surveillaient depuis des semaines les va-et-vient près d’une résidence étrangement louée, que les gendarmes ont découvert une impressionnante installation de culture de cannabis à l’intérieur de la villa. Des lampes chauffantes, un système d’irrigation, de chauffage et de ventilation, des bacs et des produits d’engrais où poussaient déjà plus d’une centaine de pieds de cannabis. « Un dispositif de culture qui n’avait rien d’artisanal et qui aurait permis une culture exponentielle », assurait le capitaine Didier Protois qui confirmait avoir été impressionné par le professionnalisme des dealers et les moyens déployés. Le coût du matériel a été estimé entre 15 000 à 20 000 euros.

Une deuxième plantation indoor de moindre envergure a également été décelée lors des perquisitions effectuées à Toulouse. Cinq individus ont ainsi été placés en garde à vue jusqu’à hier, et trois d’entre eux, âgés de 23 à 27 ans, ont été déférés devant le vice-procureur Pierre Vignolles. Ce dernier a réclamé l’ouverture d’une information judiciaire.

Au terme de leur interrogatoire de première comparution, le trio s’est vu notifier par la juge d’instruction chargée de ce dossier, leur mise en examen. La magistrate a, par ailleurs réclamé leur placement en détention provisoire. L’enquête n’en est pas pour autant terminée, la juge devrait ainsi requérir des commissions rogatoires dans les semaines à venir, et auditionner les deux autres comparses qui ont été, pour l’heure, laissés libre.

Selon toutefois nos informations, ces narcotrafiquants n’avaient pas choisi au hasard, cette maison isolée de Dufort-Lacapelette. Le propriétaire des lieux qui croyait avoir loué à une famille que ni lui, ni les riverains n’avaient jamais vue, n’avait en fait rencontrer qu’un homme pour signer le bail. Sans rien demander à personne, ce dernier s’était alors empressé de poser un imposant portail obstruant toute visibilité de l’extérieur. Ces voisins comprendront mieux désormais pourquoi il souhaitait être aussi discret…