CannabisCoin : "l’Arme Ultime" contre la Prohibition ?

"Guerre des drogues" : voici une communication à l’adresse de la gente pro-cannabique !

Cette info n’est pas surprenante. J’attire votre attention sur la probabilité "risquée" à terme, d’un tel investissement. Et c’est cela qui en ferait tout le charme ! Le danger ne provient pas d’une forme possible d’escroquerie, la monnaie virtuelle (le principe) a fait ses preuves depuis quelques années déjà ! Mais qu’États et polices se sentent attaqués et ripostent de la façon la plus foudroyante possible ! Pour s’engager dans les" CannabisCoins", il faut mieux disposer de solides convictions et avoir envie de se la "fritter avec le système" ! Pour le moment, les activistes de tous les pays ne pouvaient s’échanger que des idées, pas des fonds et encore moins des mouvements de matières. Avec cette monnaie virtuelle, cela fait partie désormais du passé. La réalité de l’Histoire est désormais : les pro-cannabiques ont une (des) monnaies et peuvent donc relever le défi de cette guerre qu’on leur a imposée ! Désormais, "Babylone" va se devoir se battre contre le "Génie Cannabique". Est-ce un Bien, est-ce un Mal ... ? Cela va en tous cas dans le sens de la défaite désormais certaine pour la Prohibition ! Et c’est un virage, un moment historique. Mais ne nous cachons pas que cela va probablement aussi ... "saigner" !


Par Cyril Fievet/AllTheContent News Agency, publié le 23.10.2014

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Monnaies électroniques pour fumeurs d’herbe

Photo : CannabisCoin

CannabisCoin

Elles s’appellent CannaCoin , CannabisCoin , PotCoin , ou HashCoin et, collectivement, semblent former une tendance nouvelle : des monnaies indépendantes, exclusivement destinées aux utilisateurs et marchands de cannabis .

A première vue, le lien entre les crypto-monnaies, des monnaies électroniques basées sur la cryptographie et inspirées de Bitcoin, et la consommation de cannabis, légale ou non, n’est pas évident. Mais, à y regarder de plus près, le rapprochement aurait un sens.

Dans la foulée de Bitcoin sont apparues des milliers de monnaies électroniques "alternatives", ou " Altcoins ", reposant sur un fonctionnement similaire – un système peer-to-peer décentralisé et sécurisé validant les transactions entre utilisateurs – et constituant ainsi autant de moyens de paiement rapides, à frais réduit et (partiellement) anonymes. Certaines de ces monnaies ciblent des communautés bien précises, qu’il s’agisse d’amateurs de jeux vidéo, de représentants des communautés gay et lesbienne, ou de citoyens d’un pays donné. Alors, pourquoi pas les consommateurs de cannabis ?

De son côté, aidé par un assouplissement législatif ayant conduit à sa légalisation récente dans certains pays, notamment dans plusieurs Etats des Etats-Unis depuis 2012, le cannabis est désormais "décomplexé". Là où c’est autorisé, il existe des "Club Sociaux Cannabiques", associations produisant des quantités limitées de cannabis, destinées aux usages personnels des membres des clubs. On trouve aussi, sur le Web et dans les kiosques à journaux, des dizaines de magazines entièrement dédiés au sujet et, aux Etats-Unis et au Canada, sont même apparus récemment des distributeurs automatiques de marijuana destinée à un usage médical.

Dans ce contexte, créer des monnaies électroniques dédiées au cannabis peut paraître une évolution logique.

Le Bitcoin du cannabis ?

"PotCoin a été conçu pour autonomiser, sécuriser et faciliter les transactions quotidiennes de la communauté cannabique", explique PotCoin Systems. L’entreprise, basée au Canada, a repris à son compte cette monnaie alternative créée en janvier dernier, et ne cache pas son ambition d’en faire "le Bitcoin du Cannabis", c’est-à-dire "le moyen de paiement standard et officiel de l’industrie du cannabis légal", en s’affranchissant des "affres et des frais associés aux banques".

La monnaie est très similaire à Bitcoin : l’utilisateur télécharge une petite application gratuite, un porte-monnaie électronique lui permettant d’envoyer et de recevoir des " potcoins " de façon sécurisée, donc d’effectuer des achats auprès des marchands acceptant PotCoin. Comme pour toute crypto-monnaie, l’utilisateur peut également acquérir la monnaie via les bureaux de change qui la proposent – des places de marchés sur lesquels elle dispose de son propre cours. A ce jour, un potcoin ne vaut pas grand-chose : environ 0,004$. Mais ses créateurs – et les adeptes des crypto-monnaies qui ont investi en en achetant à bas prix, espèrent bien voir le cours monter.

C’est d’ailleurs ce qui s’est produit pour une autre monnaie, directement concurrente de PotCoin, CannabisCoin . Lancée par une poignée de développeurs indépendants en mai dernier, la monnaie a surpris les observateurs, qui ont vu son cours exploser mi-octobre. Avec une capitalisation – l’équivalent en devises classiques de tous les cannabiscoins en circulation – frisant les 6 millions de dollars le 19 octobre, le " CANN " s’est même propulsé brièvement dans le Top 12 des monnaies électroniques les plus populaires. Bien que son cours se soit rapidement effondré, laissant penser qu’il s’agissait d’un mouvement purement spéculatif, le CannabisCoin se maintient aujourd’hui dans le Top 25 des 500 principales crypto-monnaies. Et ses créateurs ont bien l’intention de contribuer à "mettre un terme à la prohibition du cannabis, en offrant aux gens la liberté de choix et le respect de leur vie privée".

Informatique, finance et drogues douces

De fait, la tendance ne semble pas s’affaiblir. Rien qu’en octobre ont été annoncées au moins deux nouvelles monnaies destinées aux consommateurs de cannabis, GanjaCoin et MaryJaneCoin, s’ajoutant aux HashCoin, HempCoin ou CannaCoin, toutes créées cette année. Certaines ne font pas le distinguo entre usage légal et illégal, et n’hésitent pas à mettre en avant les atouts de ces nouveaux moyens de paiement "idéalement" confidentiels. D’autres ont fait des introductions remarquées sur le marché, comme MaryJaneCoin, qui a vu son cours multiplié par 10 la semaine de son apparition sur les listes des bureaux de change.

Mais, pour les créateurs de ces monnaies particulièrement ciblées et tout à fait légales, la compétition ne fait que commencer. L’enjeu est de convaincre les marchands – qu’ils soient légaux (dispensaires habilités à distribuer du cannabis pour usage médical) ou plus officieux – d’accepter leur monnaie, tout en séduisant les utilisateurs, via des outils complémentaires, comme des dispositifs de chat sécurisés et anonymes inclus dans les porte-monnaie, des sites de petites annonces entre particuliers, ou des promotions offertes sur les paiements en monnaies électroniques.

CannabisCoin tente ainsi d’adosser la monnaie à des grammes de cannabis à proprement parler, un peu comme on garantissait autrefois la monnaie papier avec l’or. De son côté, PotCoin a annoncé fin septembre une batterie de nouvelles initiatives, comme LocalPot, un service d’achat-vente de monnaie à base de rencontres physiques locales, ou PotFunder, un site de financement participatif de projets divers à base de potcoins.

Pas de doute, la guerre des "cyber-monnaies cannabiques" aura bien lieu.

P.-S.

Petites gamberges économiques et politiques ! (CannaCoins : avantages, risques et conséquences)

Personnellement, je ne suis pas intéressé par l’argent, il en faut pour vivre, mais bon ... ! En tant que rédacteur, ce qui m’intéresse dans cette histoire, ce sont les conséquences politiques que tout ce développement économique marginal impacte. Je n’aime pas l’argent disais-je. Mais force est de constater que ce n’est pas le cas de tout le monde, à différent stade de ce que l’on peut appeler raisonnablement une "addiction". Alors, je vais me mettre dans la peau de quelqu’un qui voudrait investir un peu d’argent dans ces monnaies.

Thèse :

Bref, investir 10 ou 20 euros dans ces monnaies semble une très bonne idée : d’une part, on n’a pas grand-chose à y perdre, d’autres part, si des millions de personnes font comme vous, cela va fortement aider au développement de la filière et des activités qui y seront liées.

Et puis, qui sait ... si vous achetez du "PotCoin" à 0,004$ et que celui-ci crève le plafond comme la fait son concurrent "CannabisCoin", en fait, imaginons qu’il s’établisse dans 6 mois - un an, à 0.2 $, faites le calcul de vos possibles bénéfices vous-mêmes ... ! Joyeux Noël ! Mais cela n’arrivera qu’une fois, parce qu’après, la monnaie deviendra stable. Après, vient un autre problème : soit on revend sa mise et "bye-bye" les Potcoins. Soit on cherche à la faire fructifier d’une autre façon. Le principe est d’échanger cette monnaie contre des biens matériels et de revendre ensuite ceux-ci avec une prise de bénéfice. Vous vous trouvez en position d’intermédiaire entre les vendeurs et les acheteurs … kss-kss ! Très capitaliste, tout cela !

Bref, plus vous achetez de volumes, plus vous augmentez vos ventes, et plus vous disposez de monnaie virtuelle. Parce que ce n’est pas la demande qui manque pour l’instant.

Il semble qu’ils existe plusieurs facons d’utiliser ces monnaies virtuelles, A ce stade, je suis commes vous, lecteurs, lectrices, je n’en sais pas plus sur le proncipe. "Comment rentre dans la ronde", par exemple. Mais une de celle que je crois "possible" est la suivante : le vendeur vend son produit directement. Vous vous n’apporter que l’information à qui il va le vendre. Au passage, vous prenez votre commission. En établissant des contacts réguliers avec plusieurs vendeurs, vous élargissez la possibilité de répondre à une grosse demande. Par exemple, vous mettez en liaison un collectif d’acheteurs (patients) avec des vendeurs d’extraits légaux riches en CBD. Vous cherchez à gérer l’activité de sorte à ce que l’offre fournisse toujours la demande. L’idée est participative, c’est à dire que la cupidité en est bannie et le système est établi à l’avantage de tous les intervenants. Alors évidement, tout cela est en pleine "zone grise", à la fois interdit et possible, mais il faut s’attendre raisonnablement à ce qu’un jour, cette situation cesse !

Concentrons-nous sur les produits généraux du chanvre et prenons en parfait exemple le médical CBD donc légal). Avec un peu de connaissances en informatiques et de bons logiciels, vous automatisez la tâche de vendre et d’acheter, tout en la pilotant quand même (pour les choix). Cela vous laisse beaucoup de temps libre.

Cette monnaie virtuelle peut, dans une certaine mesure, énormément favoriser la vie de petits opportunistes "bien culottés" et surtout s’étant préétablis un bon projet. Par exemple, un chanvrier qui aurait un stock de fleurs légales permettant de réaliser des extraits entre 2 et 4 % de CBD. Cet homme aurait tout intérêt à rentre en contact avec quelqu’un qui connait qui veut acheter ces fleurs : il en tirerait un bien meilleur prix qu’en vendant son chanvre en fibres (marché saturé).

L’impact de tout cela se résume à l’organisation d’une riposte à l’attaque de la Prohibition. Des forces, qui jusqu’à présent évoluaient indépendamment, tels des électrons libres, vont désormais converger vers un but unique, c’est pour cela que l’on peut littéralement parler de "courant pro-cannabis" (en image, bien évidemment).

Antithèse :

Le revers du truc : cela peut être "addictif" de se faire du fric ainsi ! Je veux dire par là, cela peut être un truc rigolo si on en reste au 20 euros placés, mais cela peut devenir dramatique si vous y dépensez vos salaires ... ! On est dans un système psychologiquement proche de celui des jeux modernes basés sur les "jeu de rôles". Je ne vais pas développer ici mais convenez avec moi que le risque est bien réel.

On peut se dire : je vais mettre 50 euros de plus, après tout ... ! Puis 100, puis, suffisamment pour ne plus pouvoir aller en vacance par exemple. Puis plus encore, toujours plus (l’abus) puisque la monnaie virtuelle se base sur le fait que plus vous en avez, plus vous pouvez "agir". Voyez, il y a un risque d’addiction qui est évident, cela concerne les plus faibles d’entre nous tous, sur ce problème précisément.

Pour autant, cela ne concerne pas ceux qui disposent d’un sérieux projet et qui vont trouver dans ces principes, le moyen de le concrétiser. Investir beaucoup dans ces monnaies, demande donc beaucoup de connaissances sur les mondes financiers et économiques et pas mal de culot ! Il est bon d’évoquer à propos que mafias et trafiquants vont s’intéresser aussi de près à ce moyen d’échange ! Bref, un curieux mélange ou une improbable union qui se concrétise à l’adresse des forces de la prohibition qui seront obligées de s’attaquer au problème. Très risqué en tous cas !

En conclusion :

Supporter les "cannabisCoins" est une très bonne idée à l’adresse du Tout Public. Mais des petites sommes et à condition de ne jamais en rajouter ! Car, comprenez aussi les risques de dérives et prenez consciences des conséquences possibles. On peut se dire : « je place 20 euro et si je les perds, tant pis, cela aura servi à une cause » ! Si vous voulez, un peu sur l’image du baba cool qui, jadis, préférait acheter de l’Afghan pour financer indirectement la résistance de ce pays contre les russes ! Ils l’achetaient aussi parce que l’Afghan, c’est très bon, ne soyons pas hypocrites !

Des problèmes en vus :

En premier lieu, il y a un risque d’addiction car le principe est basé sur celui des jeux de rôles doublée d’une seconde cause d’addiction : l’appât du gain ! C’est fatal : certains vont tomber dans le piège. Un autre danger réside dans le fait que ce principe va fatalement aussi, attirer des individus de toutes sortes qui vous proposeront aussi des affaires louches et des « cannabisCoins Sales », avec la bénédiction des polices qui pourront ainsi agir ! Une transaction progressive de haschisch, par exemple, du Marco à « x endroit en France » est-elle possible dans cette monnaie virtuelle ? Ben oui, malheureusement (multitude de comptes, petites sommes à la fois mais plusieurs fois par jour, le tout étant légalement couvert par des lois internationales que la France a co-signée). Voici pour les risques.

La Canna-monnaie virtuelle est une réalité :

En second lieu, la manœuvre n’est pas impossible, mais uniquement pour ceux qui « savent ce qu’ils font » et surtout, « savent ce qu’ils veulent » ! A la condition de rester dans la stricte Légalité, bien entendu ! Cela va devenir un « principe intervenant important » qui va vite imposer un nouvel équilibre au rapport de forces.

D’autant que lr quasi anonymat est une conséquence bien réelle de cette monnaie puisqu’on ne peut retracer la vie d’un "bitcoin" avant qu’il n’arrive dans votre main (virtuelle), pour prendre une image ! Comme il est peu probable que l’on retrace l’usage que vous en aurez si vous prenez les précautions informatiques de bases !

Cela peut aider à favoriser des entreprises un peu « border line » comme fournir du CBD aux patients demandeurs. C’est moral, si vous le voulez, mais pas très légal. Ce n’est pas permis de jouer aux "pharmaciens sans diplomes" en France. C’est moral surtout si c’est ce genre de patients qui organisent eux-mêmes leurs magasin (et imposent des prix au plus bas).

Au niveau légalité, vous savez, dès que vous piétinez les plates-bandes des entreprises pharmaceutiques, en France comme en Suisse, cela ne peut virer qu’à l’Orage ou la Tempête ! Mais cela va se faire parce que ces industries ne répondent pas à cette demande qui est énooorrrrmmmmeeeuu !

Par exemple, on pourrait voir le développement de filières chanvre (légal), comme pour la production de cannabidiol pharmaceutique, financée par ce système et le développement de magasin (en ligne) pour revendre des produits troqués par ces bit – canna – coins ! Des fonds d’investissement participatifs en quelque sorte. « Ça va plaire aux français frappés par la crise, ça  » !

Bref, c’est assez compliqué à en expliquer le fonctionnement. C’est un peu comme un jeu d’échec : "si vous ne connaissez pas les règles, nous n’êtes pas près de gagner" ! J’avoue que cela dépasse mes connaissances : ce n’est pas un sujet dans lequel je me suis investi. Mais l’impact de ce principe m’intéresse parce que l’on constate bien que cela "graisse les rouages" de la cause cannabique.

Voyez donc le genre de portes activistes que cela peut ouvrir … pas mal, pour du « virtuel » ! On peut traiter les yeux fermés avec des chanvriers, des groupes de malades, de tous ceux qui ont fait aussi leurs preuves dans l’activisme cannabique, mais il faudra se méfier des "illustres inconnus" !

Je ne suis donc pas hostile à ce principe, mais quand même réservé. Pour le résumer en image, s’il en émane comme un parfum de révolution, je lui trouve quand même une petite arrière odeur soufrée ! Ai-je besoin de rappeler que nous devons toujours rester sur nos gardes, sur Terre, être toujours très prudents … ! Il peut y avoir aussi des risques d’escroqueries, question que nous n’avons pas abordée. Vous devez donc dominer votre sujet pour prétendre avoir à agir en minimisant les risques ..., toutes sortes de risques !

Comment cela va-t-il évoluer ?

« Bien malin » celui qui le prédira ! Cela dépend d’un grand nombre de paramètres et en tout premier de l’évolution du cannabis sur le plan international. Si la tendance va vers la légalisation générale, un tel système ne peut qu’exploser, au point même de se transformer en Bourse : une monnaie basée sur le chanvre. Si c’est le principe répressif qui l’emporte, le marché risque alors d’imploser sous l’effet conjugué d’une vague de répressions et de législations nouvelles s’attaquant au secteur.

En attendant que tout ceci, en bien ou en mal, viennent à se mettre en place, le système se développe et cela fait avancer les choses. Cela permet l’échange d’idées et de biens et moyens, de tissez des liens, de former des réseaux de connaissances et globalement, une action très positive … et pour des opportunistes, de mettre un « "peu de beurre dans les épinards" » ! Finissons par cette expression ésotérique : "Quelqu’un va comprendre que cet article a été écrit pour lui " !

Voici ce qu’il y avait à en dire !

JLB