"Colloque « Jeunes et cannabis, recherche, prévention et accompagnement » : les vidéos des interventions sont en ligne !" par drogues.gouv (MILDECA)
Toute la doc (texte et vidéos) sur le colloque « Jeunes et cannabis, recherche, prévention et accompagnement » du 11 février 2016. J’ai mis 16 heures à faire un tour approfondi des textes et vidéos ... donc cela impactera sur la quantité d’articles que je vous fournis aujourd’hui.
Publié le 30/03/2016
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Colloque « Jeunes et cannabis, recherche, prévention et accompagnement » : les vidéos des interventions sont en ligne !
Le 11 février 2016, la MILDECA et l’Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé AVIESAN ont organisé pour la première fois en France un colloque scientifique destiné à faire le point des connaissances sur les risques associés à l’usage de cannabis et les stratégies de prévention efficaces en direction des jeunes.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité des activités soutenues par la MILDECA pour favoriser le transfert des connaissances sur les addictions en réponse notamment aux recommandations de l’expertise collective Inserm 2014 sur les Conduites addictives à l’adolescence commandée par la MILDECA.
L’événement a permis de réunir des scientifiques et experts de l’Inserm, du Cnrs, de l’OFDT, de l’INPES et de la Fédération Addiction ainsi que la directrice du Centre australien de prévention et d’information sur le cannabis (NCPIC), le Professeur Jan Copeland autour de quatre thématiques principales :
- Session 1 : « Risques et dommages associés à l’usage de cannabis à l’adolescence »
- Session 2 : « Innovations thérapeutiques pour traiter la dépendance au cannabis »
- Session 3 : « Usages et motivations des jeunes à consommer en France »
- Session 4 : « Programmes de prévention « Evidence Based » et dispositifs d’accompagnement en France »
ALLER PLUS LOIN
- Consulter le site d’AVIESAN
- Consulter le Centre australien de prévention et d’information sur le cannabis
- Consulter Le rapport de l’Organisation mondiale de la santé - Effets de la consommation non médicale de cannabis sur la santé et la société paru en février 2016
- Consulter le rapport du Canadian Centre of Substance Abuse - Les effets de la consommation de cannabis pendant l’adolescence paru en juin 2015
- Consulter l’expertise collective de l’Inserm - Conduites addictives à l’adolescence parue en janvier 2014
P.-S.
Quand la science est au service de la triche. Des scientifiques incompétents ? Non, pas tous, les protagonistes de cette mascarade sont des scientifiques corrompus !
Bon, ici, cette page ne s’adresse vraiment qu’à des journalistes, des activistes cannabiques et tous ceux qui travaillent dans le domaine des addictions. On voit mal un jeune suivre avec délectation, les quatre vidéos sur ce colloque, assez soporifiques lorsqu’on n’y trouve pas son intérêt. Idem pour toutes les pages de rapports dont vous trouverez les liens. En résumé, trois choses à dire :
1) Une fausse révolution
Ce colloque est une petite révolution et une première du genre ... il faut reconnaitre que ceci y ressemble. Cela vient à contrecarrer les décennie d’empêchement de recherches sur le cannabis en s’ouvrant sur le savoir étranger dans ce domaine en dépit d’un manque chronique d’études françaises, manque qui théoriquement, restera à combler. Sauf que, lorsqu’on écoute les différents intervenants et lorsqu’on lit les rapports, on comprend que ce colloque s’inscrit avec un état d’esprit prohibitionniste et des interprétations de recherches qui vont toujours dans ce sens. Il n’y a aucune amélioration à ce niveau-là, l’obsession officielle s’ancrant dans une quête à justifier et confirmer tout le mal qui a déjà « établi officiellement ».
Sans aucune vergogne, des intervenants de ce colloque reprennent à leur compte tous les résultats hostiles (une collecte méticuleuse) d’expérimentations allant dans ce sens. Là où on peut rajouter des intentions malignes (malhonnêtes), c’est l’occultation complète d’études ultérieures qui viennent les contredire, comme pour les argumentations sur la schizophrénie, la perte de QI de 8 points et etc. …
2) Un médicament anti effets au THC
Les projets de la lutte contre le cannabis s’établissent avant tout sur l’espoir de la mise au point d’un médicament anti-cannabis. On comprend mieux les petits mensonges et les exagérations – 3 à 6% des consommateurs présenteraient des risques avec la plante et ses composés alors que généralement, les médicaments autorisés sont bien plus dangereux que cela – puisque la prohibition mis sa survie dans la mise au point d’un médicament qui peut s’avérer protecteur auprès de la jeunesse et d’un emploi judiciaire pour de adultes. J’attire votre attention que l’intérêt de ce médicament – pour la prohibition - est plus d’ordre du pouvoir et de la représentation dans l’arène politique et étatique qu’une histoire de fric, mais le « fric » est un peu la cerise sur le gâteau !
Apparemment, le business de la protection de la jeunesse est suffisamment juteux et moral pour être identifié comme « voie de garage » pour la Prohibition. Personne ne peut le remettre en question sans passer pour un monstre, ce qui permet d’y glisser quelques peurs excessives et bobards sans grand risque d’être attaqué en justice, par exemple. Sûr qu’il est légitime et ce n’est pas moi qui vais remettre en question cette légitimité.
Est-ce que ce genre de consommations précoces provoque des dégâts sur leurs jeunes utilisateurs ? Les études semblent prouver que oui, même si on y enlève la part de faussetés assez concentrée dans ce colloque. De toute façon, dans le cadre de considérations plus éthiques que médicales, les gosses et les ados ont tout à apprendre de la vie et ce n’est pas le moment pour eux – sauf si besoin médical est – d’absorber une ou de substances qui peuvent « les ralentir et les rendre plus fainéants et cons qu’ils ne le sont déjà » pour le dire à la façon de Coluche. Protéger le jeunes de cette substance, le plus de jeunes possibles et le plus longtemps possible avant 18-21 ans, est donc d’une logique respectable et ce n’est pas là le problème. Ce dernier consiste au fait que des nuls, incapables et liberticides personnages, reprennent à leur compte ce danger potentiel et l’exploitent dans un but de pouvoir et d’argent.
3) « Le toxicomane au cannabis »
C’est le silence total dans les médias mais ici c’est clairement établit : le chômage et tous les grands problèmes de sociétés sont de la cause du cannabis. J’applaudis ... c’est très fort et décharge le gouvernement Hollande et ses prédécesseurs des mauvais résultats enregistrés jusqu’alors dans ces domaines.
"C’est la résultante d’une cause à effets de la plante sur le cerveau humain ce qui justifie la mise au point d’un médicament anti cannabis". C’est en ces termes (ici résumés) que ce médicament vous est vendu. Aucun conditionnel n’est utilisé, d’après l’intervenant, c’est donc une certitude.
Voici donc qui rejoint le point de vue scientologue qui consiste à dire que le cannabis est un danger pour notre civilisation. Ne vous foutez pas de leur gueule : à leur regard, cet argument justifie à lui tout seul l’emploi étatique de lois antidémocratiques afin de tenter de juguler la menace. Et ce sont eux qui sont au pouvoir ... Cela devient bien moins drôle d’un coup, n’est-ce pas ?
Bref, ceux qui fument des joints, sauf la petite partie pour qui cela pose un problème, ne se sentent absolument pas toxicomanes d’après la définition du terme. Sans répression à leur encontre, l’existence serait même prolifique et idyllique au plus possible. Mais ici l’expression « toxicomane du cannabis » est martelée un certain nombre de foi par un des intervenants, afin de s’incruster dans l’esprit des auditeurs. C’est une technique connue de conditionnement utilisée souvent par des politiciens.
En conclusion :
Je suis très déçu, des bruits courraient que la Mildeca s’orientait vers un concept de type « troisième voie » mais ce n’est pas le cas. J’attire ici l’attention de la gente plus ou moins activiste cannabique française, comme Cannabis sans Frontière, Chanvre et liberté, … sur cet ensemble de documents écrits et audiovisuels, qui contient une bonne synthèse de la pensée et des projets prohibitionnistes de la Mildeca. Vous devez les consulter pour bien comprendre que ces gens ne sont pas vos copains du tout et que la seule façon de les accompagner est dans l’adversité et la critique systématique !
Je tiens à le rajouter : une expérience (citée dans une des vidéos) sur les rats en piscine avec plateforme est une imposture scientifique. D’une part, le rat sujet est traité avec une dose pure injectée de THC. Ce n’est pas du cannabis naturel qui contient un ensemble nombreux et complexe de trois classes de constituants chimiques en interaction synergique.
Le CBD, par exemple, a une fonction « antipoison » contre le THC dont il pondère l’interaction chimique avec les points d’ancrages des neurones.
D’autre part, ces animaux – supposés assez intelligents – ne sont pas dotés de notre capacité d’analyse et de gamberge dont nous témoignons nous autres humains. Les résultats extrapolés ne sont donc valables … que pour des rats et les projeter à l’être humain est une insulte à notre intelligence.
Réfléchissez 5 minutes : même défoncé, immergé dans une piscine, vous saurez nager moins d’un mètre (voire même 4 ou 5 mètres en toutes proportions de taille projetées) pour vous accrocher à une plateforme salvatrice qui apparaitrait ! Alors, est-ce que ces gens nous prennent pour des cons ? Il semblerait bien que oui ! Et ce genre "d’expériences" est financé par de l’Argent Publique ...
Dans le même ordre d’idée, même si des vérités sont énumérées, le colloque s’avère être une escroquerie abordée en termes médicaux complexes pour en masquer la supercherie. Alors, nous les « vulgus », sommes désarmés contre cela car même si nous nous mettions au niveau de ces interlocuteurs hostiles avec des arguments qui démontent les leurs, nous n’avons pas le diplôme qui apparemment donne le droit de raconter des mensonges et de les imposer en vérité (grrrr ... !)
A noter : une vidéo très intéressante d’un intervenant qui présente le CBD. L’industrie pharmaceutique commence à comprendre l’intérêt à porter à cette molécule. Mais comment breveter des substances qu’une plante produit et que chacun peut faire pousser ? On en revient à tout ce qui a été expliqué juste avant : en la déclarant dangereuse et en faisant en sorte d’interdire son accès libre tout en autorisant un accès ultra-contrôlé ! Je crois que c’est là, la clef de compréhension de toute cette mascarade.
Farid (CSF), fait gaffe : ces gens sont dangereux, menteurs, manipulateurs, en interaction avec des industries pharmaceutique et le cœur du système prohibitionniste. En gros, on prend les mêmes et on recommence … en prévision, ce sera en pire – en termes répressifs - que ce que nous avons déjà connu ces 46 dernières années ! Car le statut de « mettre en danger la civilisation », thèse à propos empruntée à Nahas dans ce livre – fait de nous des monstres, des « sous-êtres » à persécuter de toutes les façons possibles, un peu comme ces « pseudo-djihadistes » qui commettent des attentats et exactions … !
JLB