"Comment les prix du cannabis évoluent suivant les régions" par le Figaro

Un peu de considération perso en marge : je suis très souffrant en ce moment et je vais essayer de réduire un peu ma charge de travail. Ce texte contient trop de liens à reproduire et c’est une perte de temps importante, car aujourd’hui il y a beaucoup d’infos à vous soumettre. Aussi, je vous livre le texte brut : la raison est simple à comprendre car cela permet à ce que chaque mot de cet article soit référencé dans les moteurs de recherche (dont les nôtres). Et pour les liens, je vous place un "glisseur" en fin de page qui vous permettra d’accéder directement à ceux-ci (renvoi direct sur la page source qui apparait dans une fenêtre). Désolé, mais je suis très souffrant aujourd’hui au point d’avoir à le préciser ici, dans un espace publique. De toute façon, Chanvre Info est un média atypique à vocation communautaire et dans un contexte répressif acharné. Si cela ne tenait qu’à moi, je "ferais" bien plus encore : j’y suis très motivé. Mais hélas, l’âge et la maladie me forcent parfois à la restriction. J’en profite pour vous dire que le prochain ACA (Actualités cannabiques annexes janvier 2016) contiendra des infos importantes pour toute la communauté (surtout française - compteur Linky) et vous encourage à surveiller sa parution qui ne saurait tarder (48 heures max). Bref, l’article qui suit est pertinent pour ce qui est d’expliquer la logique qui influe sur les prix du cannabis de par le monde. Bigre ... le Figaro s’améliore, on dirait ! Pour ces gens (tous les grands médias), nous avons longtemps "été le diable" (nous les consommateurs de cannabis), mais aujourd’hui, ils ne cessent de parler de nous et de la plante et en font leurs "choux-gras". C’est la "Revanche du Chanvre", on dirait .... (hé-hé) !


Par Loïc Besson Publié le 21/06/2015 à 08:00

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/...

Comment les prix du cannabis évoluent suivant les régions

Quatre États américains sur cinquante ont légalisé le cannabis pour un usage récréatif.

Un site américain répertorie le tarif moyen du cannabis dans chaque État des États-Unis. Des prix qui varient du simple au double en fonction de la politique locale vis-à-vis de la marijuana.

Légaliser le cannabis et voir son prix s’effondrer. C’est ce que conclut une analyse des prix aux États-Unis. De nombreux internautes anonymes ont fourni le coût de la marijuana tel qu’ils la paient chacun dans leur région respective. Le site internet PriceOfWeed.com en a fait une synthèse permettant d’avoir un regard global sur les tarifs proposés suivant les États. Une étude qui met notamment en relief de nombreuses disparités des prix.

La légalisation tire les prix vers le bas

L’étude, relevée par le site spécialisé Forbes, note que les États où la consommation de marijuana est autorisée sont aussi ceux où l’herbe est la moins chère. Les prix s’échelonnent de 204 dollars (180 euros) à 387 dollars l’once de cannabis(340 euros). Une once pesant un peu plus de 28 grammes. Le Dakota du Nord propose ainsi l’herbe la plus chère du pays, supplantant de peu le Vermont et la Virginie où l’once coûte quelque vingt dollars de moins. En bas du classement se trouvent les régions où la drogue est la plus accessible niveau prix. L’Oregon, où le cannabis est dépénalisé, propose de loin les prix les plus abordables. Le cannabis y coûte en moyenne 204 dollars l’once. C’est presque la moitié que dans le Dakota du Nord. Un peu plus cher ensuite : les États de Washington et du Colorado, où les prix s’élèvent en moyenne à 235 dollars, soit 207 euros. C’est beaucoup moins que la moyenne nationale qui est de 324 dollars. Les deux États ont rendu légale l’usage du cannabis depuis 2000.

À noter toutefois que dans la capitale du pays, à Washington DC, où la consommation de marijuana est légale depuis février dernier mais que son commerce est toujours prohibé, le prix du cannabis est toujours plus élevé que la moyenne avec une once à 346 dollars, soit un peu plus de 305 euros.

Le prix du cannabis dans chaque État américain mis sur carte par Forbes.

« La chute des prix, dans une économie libérale, s’explique par l’autoculture », analyse Romain Perez, responsable du pôle économie-finance chez Terra Nova. Du moment où les consommateurs ne craignent plus d’être réprimés, rien ne les empêche de cultiver de l’herbe pour leur consommation personnelle. Ils peuvent ensuite la vendre si son commerce est autorisé. Or, son coût de production est dérisoire. « Ce n’est qu’une herbe à faire pousser », rappelle l’économiste, qui note qu’une industrialisation éventuelle ajoute un gain d’échelle considérable qui tire encore davantage les prix vers le bas. Sur les 277 tonnes de cannabis consommées chaque année en métropole, plus de 11% est « fait maison ».

Quel impact d’une dépénalisation en France ?

En France, le cannabis a beau être illégal, son prix est particulièrement bas. Une étude de Terra Nova publiée en décembre dernier estime le gramme autour de 6 euros, soit un peu plus de 150 euros l’once. C’est presque deux fois moins que la moyenne nationale des États-Unis.

Ce tarif compétitif s’explique par un marché noir particulièrement concurrentiel. La France est une très grande consommatrice de marijuana. Un Français sur cinq serait un consommateur occasionnel ou régulier de cannabis, selon l’Observatoire Français des drogues et des toxicomanies. Un chiffre bien supérieur au reste de l’Europe qui table sur 15% de consommateurs en moyenne. En Europe, elle se trouve en haut du classement avec l’Espagne et la République tchèque où la consommation de cannabis est dépénalisée. « S’il y a tant de consommation, c’est que l’offre est abondante », commente Romain Perez. En tout, 208 tonnes de cannabis sont commercialisées chaque année en France.


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