Commentaire : Cannabis : deux tiers des Français contre la dépénalisation ?
"Désolé, mais quand je regarde autour de moi, je ne crois pas à ce sondage.
Il est bidonné et votre article ne précise pas la question qui a été posée aux sondés. Par exemple, en Suisse, un sondage similaire donnait une réponse du même ordre à la question "légalisation du cannabis". Lorsqu’on posait celle-ci différemment, du genre "ne plus mettre les usagers simples en prison", le résultat était inversement proportionnel (une large majorité étant d’accord avec ce principe). Tout est dans l’art et la manière de présenter les choses, nos politiciens le savent bien et en font leur gagne pain.
De plus, ce sondage est hors sujet dans le sens ou notre ministre ne s’était pas positionné en faveur du cannabis, mais s’interrogeait sur la nécessite possible d’un Débat Public.
Relisez bien tous sa déclaration et constatez comment la Presse et les politiques ont botté en touche en ne parlant que de l’aspect légalisation. Allez, je vais vous faire gagner du temps : « Le ministre de l’Éducation avait en effet créé la polémique en se prononçant dimanche en faveur d’un "débat" sur la dépénalisation du cannabis ».
Vous devez reconnaitre ce titre car il s’agit d’un de vos articles récents : http://www.lepoint.fr/politique/cannabis-matignon-assure-qu-il-n-y-aura-pas-de-depenalisation-15-10-2012-1517009_20.php
Résultat, avec ce genre d’amalgame qui ne fait pas très honnête, il faut l’avouer, la plupart des français pensent que notre ministre est pro-cannabique, ce qui fait un peu « tâche » du fait qu’il s’occupe de l’enseignement. Je ne vous cible pas particulièrement, Le Point.fr, car la plupart des médias ont joué le même « jeu ». Souhaiterait-on son suicide ?
Je recommande à tous d’aller sur le site ChanvreInfo ou de consulter cette encyclopédie : http://issuu.com/encyclocanna afin de constater quels sont les revendications des personnes qui souhaiteraient une forme de dépénalisation. Parce qu’ils n’ont pas un argument à vous présenter, ils n’en ont pas dix ou cent, mais seulement quelques dizaines de milliers !
Et certainement, la plupart des lecteurs qui liront ces lignes ne les connaissent pas, de part l’effet pervers d’une loi qui interdit de présenter cette substance sous un jour favorable, même lorsqu’on dit la vérité à son sujet. Et par effet inverse, permet aux détracteurs de cette plante d’affirmer tout et n’importe quoi sans en être inquiétés. Dans un cadre normal, on parlerait de diffamation.
C’est ainsi qu’action neurotoxique, théorie de l’escalade, décérébralisation, substance accidentogène … , n’existent que dans le fantasme prohibitionniste mais vous savez, la rumeur hostile à la vie dure !
Si d’aventure un nouveau sondage se penche sur la question cannabique, qu’il demande alors plutôt « êtes vous favorable ou non à l’établissement d’un Débat Public au sujet du cannabis »
Je vous prends au mot ! Réalisez vous-même un tel sondage.
Jean-louis Bouvarel, écrivain en herbe !"

P.-S.
Cannabis : deux tiers des Français contre la dépénalisation