"DROGUES : Les dépister par un simple test d’haleine ?" par Santé.log
Le test d’haleine existe déjà et a été adopté en Europe par certains pays (Angleterre par exemple). On vante sa méthode moins intrusive au plan intimité et une bonne fiabilité. C’est une variante améliorée du bon vieux ballon d’autrefois !
Par P. Bernanose avec la collaboration de P. Pérochon, publié le 07 mars 2015
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DROGUES : Les dépister par un simple test d’haleine ?
Journal of Chromatography B
C’est la première méthode validée de détection des drogues dans l’air expiré. Développée par une équipe de l’Institut Karolinska (Suède), ce test d’haleine permet d’identifier à la fois les amphétamines, les méthamphétamines, le cannabis, la cocaïne et l’héroïne. Cette nouvelle méthodologie, présentée dans le Journal of Chromatography B, ouvre de nombreuses applications possibles de dépistage, en particulier dans le cadre de la sécurité routière.

Le dépistage des drogues est le plus souvent réalisé à partir d’échantillons d’urine qui restent la norme de référence actuelle. Cependant, la méthodologie qui implique la collecte d’un échantillon est perçue comme gênante et comme une atteinte à la vie privée. C’est pourquoi ces chercheurs de l’Institut Karolinska ont travaillé sur le développement d’une alternative « plus commode », en se concentrant sur l’air expiré.
C’est la première méthode de dépistage des drogues validée sur ce principe, comportant une méthode simple de prélèvement, de préparation et une technique d’analyse hautement sensible appelée La chromatographie en phase liquide couplée à la spectrométrie de masse. Le test permet de détecter les amphétamines, les méthamphétamines, le cannabis, la cocaïne et l’héroïne présents dans les particules d’aérosol. Le dispositif recueille sélectivement les particules d’aérosols à l’aide d’un filtre, ce qui permet ensuite leur analyse.
Son auteur principal, le Pr professeur Beck voit déjà de nombreuses applications possibles de son test, sur le lieu de travail, pour la justice pénale, lors d’accidents ou dans le cadre de la sécurité routière.
Source : Journal of Chromatography B 15 March 2015 doi:10.1016/j.jchromb.2015.01.032 Method validation and application of a liquid chromatography-tandem mass spectrometry method for drugs of abuse testing in exhaled breath
Plus d’études sur les tests de l’haleine
Cette actualité a été publiée le 07/03/2015 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
P.-S.
Coup de gueule : encore un brave "inventeur" qui a "flairé le filon", secteur ouvert par une dérive sécuritaire de la lutte contre les drogues en France et dans le monde.
Toutefois, il faut avouer que la méthode pourrait être positive dans le cas de certains états des USA qui ne disposent pas encore de testing antidrogue. C’est pour cela que les policiers vous y font marcher parfois sur des lignes droites ou prendre de curieuses postures. Mais elle ne donne pas de résultats immédiats, ce qui est un inconvénient.
Revenons en France :
Question testing, on a déjà tout ce qu’il faut : on vient de sortir le bâtonnet de glace à sucer version 2.0, maintenant, il faut l’amortir. Le test d’haleine doit donc trouver une niche que n’occupent pas les autres testing. D’autant que, vous l’avez compris (rappel), les résultats ne sont pas immédiats et doivent passer par un labo.
Sur les routes, bien qu’encore (une récente étude étasunienne remet en question le mythe du cannabis dangereux au volant) ... on veut bien, Car l’enjeu porte sur des vies humaines !
Comprenez que si la prohibition française tient ses promesses, c’est plusieurs millions de tests qui seront vendus par mois en France et ce, pour beaucoup d’années. Un « marché de niche » en pleine période de crise, … ça a l’air de rapporter d’exploiter la misère des autres ! Oui parce qu’une bonne partie de ces tests seront employés à d’autres visées bien moins honorables que ne l’est la sage sécurité routière. Je veux parler de chasse aux sorcières.
Mais au travail, aux écoles (je parle à partir de la Terminale et au campus) et dans la vie privée (dans la rue ... c’est en projet grâce au développement du test d’haleine) : nous allons finir par la « foire à l’empoigne » si cela continue ... !
Message à tous les adeptes purs et durs de la prohibition française :
Voici que pour une fois, quelqu’un vous informe du point de vue cannabique ! Je vous préviens : cela ne va pas être la version de TF1 :
« Réprimons la chienlit, encore et toujours, écrasons cette vermine … »
Certains d’entre vous cèdent à ce concept guerrier en pensant vaincre ainsi cette « lèpre de l’esprit ». Mais vous êtes-vous posé la question de savoir (analyser, comprendre) si c’est bien moral ce que vous faites et/ou aux principes auxquels vous adhérez. Ne supportez-vous pas quelques causes maléfiques dont vous ne soupçonnez même pas l’existence ? Réfléchissez quand même : 45 années de luttes, des sommes astronomiques, plus de trois millions de personnes interpellées … et j’en passe … pour avoir 100 fois plus de consommateurs qu’en 1970. Perso, j’appellerai cela un échec de la pire espèce !
Il vous reste une chance de gagner ! Mais pour cela il vous faudra alors mettre en place les lois d’un système hybride entre l’Inquisition et le Régime Nazi ! Un croisement Staline-Pol Pot pour ainsi dire ! Des Costentin et des Galibert y poussent dans leurs propos, ne cachant nullement leur profond désir de vouloirs isoler la gente cannabique du reste de la population. Mais comment fait-on alors pour les contenter : eh bien, il y a la solution des camps de concentration … l’Histoire tourne en boucle, n’est-ce pas ?
Écoutez, bien que j’extrapole un peu – nous n’en sommes pas tout à fait là – il suffit d’analyser l’ampleur des moyens répressifs et de testing en train de se développer pour comprendre que l’on va vers une sorte de chasse générale ou chasse aux sorcières. Un marché de plusieurs millions de personnes testées mensuellement. Or, pardonnez mon impertinence, les prisons sont déjà pleines. Qu’allez-vous faire du surplus de personnes interpellées ?
Ouvrez les yeux : ces gens sont en train de mettre en place un système de répression antidrogue sans précédent connu. Toutes les occasions seront présentes pour que vous soyez testés au moins quelque part ! Au travail, dans le sport, à l’école (pas les petites, nous sommes d’accord), dans la rue … ça les intéresse ! C’est déjà le cas avec des vélos … !
" Juste à préciser que le monde ultra-normé que vous imposez est une grosse bouze - pardon du cru - en sus d’être une infâme dictature et qu’au bout d’un moment votre système va violemment imploser ! Je ne sais pas si ceux qui pensent ainsi ont raison, mais ce que je sais, c’est qu’ils y croient sincèrement et le désirent ! En résumé très-très court, d’un côté cela vend/impose des médicaments qui tuent et d’un autre, cela réinvente les persécutions chrétiennes - version Inquisition dotée de techniques modernes de dépistages - avec les fumeurs de cannabis.
Ces gens du pouvoir sont donc perçus comme nazis – par faits répressifs disproportionnés mis en œuvre avec des moyens étatique - contre de simples particuliers. Et ici, bien que je sois français rédacteur à Chanvre Info, je ne m’exprime pas en mon nom propre pour mon compte personnel mais à celui de tous les opprimés du cannabis".
Alors évidemment, ce "coup de gueule" ne concerne en rien Santé.log, que nous saluons car ce média travaille proprement (thèse - antithèses et synthèses) et ne censure rien de ce qui est de la recherche cannabique. Mais il y en a marre de subir et voir chaque mois qui passe, une nouvelle mesure destinée à faire pleurer un peu plus les cannabinophiles.
Il y a 13.5 millions de consommateurs de cannabis en France. Je pense que les nouvelles mesures envisagées par la prohibition peuvent rapidement en dissuader plus de la moitié. Pour ce qui concerne les autres, je vais vous rappeler une phrase prononcée lors d’une célèbre bataille : « Merde ! La Garde meurt mais ne se rend pas ! ». Cela évitera un texte de trois pages à vouloir l’expliquer.
Autre précision : ce cri de rage s’exprime au nom des particuliers qui consomment du cannabis à des fins récréatives et/ou thérapeutiques et qui ont vu leur vie "terriblement compliquée" par les effets de la prohibition. Je ne cherche aucunement à défendre des trafiquants de grandes quantités.
Rédacteur à Chanvre Info, je relève de plus en plus de cas de rébellions. Une liste de policiers et matons avec des informations sur les membres de leurs familles circule et fait le buzz. On sent la tension monter dans l’air, c’est de la Haine, un prélude à la révolte générale ... ! La colère ne concerne donc pas que les fumeurs de Weed et de résines. Ma position à moi n’est pas d’y pousser : rien de bien bon ressortirait d’un tel désastre mais j’essaie de vous prévenir, de vous ouvrir les yeux … et le cœur pour ceux qui en ont encore un !
La « légalisation du cannabis » pourrait servir de « disjoncteur » avant que la « machine ne s’emballe ». Ou alors votez FN mais je ne pense pas que cela empêche une guerre civile ! L’expression EST lâchée …
Ne pouvez-vous pas laisser une petite place à ceux qui n’arrivent pas à suivre – ou ne veulent pas participer – à votre style d’existence ultra moderne et contrôlé ? Je veux dire que c’est un Droit en principe, chacun ayant le droit de trouver sa place dans la Société. Pourquoi alors ce rejet systématique et cet ensemble de mesures coercitives ainsi que l’exclusion qui s’en ensuit ? Dans une démocratie qui se respecte, vous ne pouvez pas rejeter 13.5 millions de personnes, les persécuter ainsi, si vous ne trouvez pas avant une place ou les caser légalement. Vous ne pourrez alors persécuter que ceux qui débordent (sortent) de la case !
La répression du cannabis est devenue si intrusive qu’elle est vécue comme une véritable injustice, une oppression. Tous les acteurs du système prohibitif ne se sont pas rendu compte qu’ils établissaient peu à peu un agglomérat de conditions prompt à provoquer une explosion sociale.
Je suis terriblement désolé d’être le premier à vous présenter le sujet – et d’une façon si brusque. Je vous assure toutefois que je ne suis pas le seul à y penser ou à quelque chose d’assez proche. Cette quête incessante de la guerre aux drogues et pour ce qui nous concerne, précisément le cannabis, c’est transformée en dictature, une machine à broyer et à exclure un pourcentage non négligeable de nos concitoyens. Elle s’est accaparée une bonne partie des manettes du pouvoir et c’est grâce à l’argent public, toujours plus d’argent, qu’elle finance ses actions répressives et la mise en place de ses lois. Comme nos anciens, les cannabinophiles contemporains connaissent eux-aussi le joug de la Tyrannie et ce combat va être principalement le grand combat de leur génération.
Bref, si vous soutenez la prohibition, vous soutenez un pouvoir politique qui n’est pas démocratique ! C’est peut-être bien que vous en preniez conscience !
JLB