"Dépénalisation du cannabis – Ameenah Gurib-Fakim : « Maurice pas prête pour débattre de la question » " par le DefiMediaGroupe
Ce n’est pas une bonne nouvelle : la nouvelle présidente de L’Ile Maurice, Amina Gurib-Fakim, n’a pas eu le courage politique d’affronter un débat sur la dépénalisation du cannabis. Scientifique spécialisée dans les plantes, formée dans de grande Universités, elle représentait pourtant un espoir de changement pour toute la partie oppressée de la population de la zone mauricienne. Hélas, si elle soutient l’idée de la faisabilité d’un débat public, elle « botte en touche » au sujet de sa mise en place. Elle ne le cache pas et l’avoue publiquement : « Maurice pas prête pour débattre de la question ». La faute en est à un conditionnement acharné qu’ont subits une majorité de mauriciens, ce qui fait que bouleverser la pensée ambiante serait prendre un trop grand risque politique. Les journaux continuent à mettre en spectacle la terrible répression mauriciennes avec ses peines exagérées, voire abusives. Et question gouvernement, le cap précédent est maintenu : "Tolérance zéro", même pour le cannabis. Notez tout l’embarra à seulement évoquer la possibilité d’un débat public pour une question de dépénalisation et non pas de légalisation. C’est à dire remplacer la prison, pour les cas de simples consommations, par des amendes et continuer à condamner les trafiquants. C’est vraiment un sujet unique sur Terre, le cannabis !

Par Kinsley David, publié le 13 aout 2015
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Dépénalisation du cannabis – Ameenah Gurib-Fakim : « Maurice pas prête pour débattre de la question »
16 étudiants sont inscrits à plein temps au Post-Graduate Diploma Course in Endangered Species Recovery.
La dépénalisation du cannabis est un sujet qui divise. Si certaines associations estiment qu’elle serait une solution pour décourager l’usage des drogues synthétiques, d’autres institutions, tel le bureau du Directeur des poursuites publiques, émettent des réserves.
La Présidente de la République affirme que notre pays n’est pas prêt pour débattre de la dépénalisation qui est, selon Amina Gurib-Fakim, un sujet « très sensible ». Elle rendait visite, le mercredi 12 août, aux étudiants du Durrell Conservation Post-Graduate Diploma Course in Endangered Species Recovery dispensé par Talents Centre au Médine Education Village de Beaux-Songes.
Se fondant sur ses connaissances scientifiques, Amina Gurib-Fakim estime que la question de dépénalisation du cannabis peut être abordée uniquement avec des arguments solides.
« Il est vrai qu’il s’agit d’un sujet qui fait couler beaucoup d’encre de par sa complexité. Nous ne pouvons toutefois pas brûler les étapes et s’y lancer sans être préparés. Si nous prenons, par exemple les pays qui ont dépénalisé le cannabis, nous nous rendons compte que ces derniers ont apporté des arguments solides ainsi qu’un cadre qui prend en considération tous les éléments qui y sont liés. Par exemple, il faut s’attarder sur les problèmes que la dépénalisation peut entraîner et prendre des mesures avant-gardistes. À Maurice, il n’y a pas eu d’études sur le cannabis. De facto, avec un manque d’arguments scientifiques et de préparation, j’estime qu’il ne serait pas bien d’aller de l’avant avec ce sujet délicat », soutient la Présidente de la République.
Dans une déclaration à Radio Plus le mercredi 12 août, Showkutally Soodhun dit épouser l’argument de Me Satyajit Boolell, Directeur des poursuites publiques. Il évoque même un cas où des élèves d’un collège d’État ont été surpris en train de consommer du cannabis le mardi 11 août. Pour le No 3 du gouvernement, l’État compte appliquer une politique zéro tolérance sur le dossier de la drogue, y compris le cannabis.
En ce qui concerne la protection des espèces en voie de disparition, la Présidente de la République précise que l’Afrique doit prendre des actions concrètes dès à présent. « Nous ne pouvons nous contenter de ratifier des conventions internationales. Il faut prendre des mesures concrètes avant que la situation ne soit hors de contrôle. Pour y arriver, un travail de concert entre les autorités, le secteur privé et les associations est plus que nécessaire », souligne Amina Gurib-Fakim.
Il convient de rappeler que le Post-Graduate Diploma Course in Endangered Species Recovery a été créé dans le but de former les professionnels et leur donner des compétences pour prendre en charge la conservation de la faune et de la flore à l’échelle locale et internationale. 16 étudiants sont inscrits à plein temps à ce cours. Ces derniers sont de Maurice, Madagascar, Amérique du Nord, Espagne, Royaume-Uni et d’Australie.