"Détention maintenue pour le suspect toxicomane" par la Nouvelle Rép.
Je suis désolé d’avoir à vous produire ce genre d’infos dont nous vous avions déjà parlé au moment de l’arrestation des deux ... monstres ... C’est une affaire particulièrement sordide, infâme ... à en vomir ! Elle n’est pas encore jugée et de ce fait, nous devons les considérer "innocents " pour le moment. Il faudrait leur faire la hagra... Pour une fois, nous applaudissons le point de vue du juge ...
Publié le 11/03/2016 05:32
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Détention maintenue pour le suspect toxicomane
Un détenu blésois de 25 ans sollicitait sa mise en liberté, après une affaire de séquestration de personne vulnérable. Il restera en détention.

C’est la troisième fois, en vain, que ce suspect blésois, Stanislas, 25 ans, six condamnations à son casier, détenu depuis un an, fait appel d’une ordonnance de prolongation de sa détention provisoire.
Le maire de Naveil avait signalé à la gendarmerie de Vendôme des allées et venues au domicile d’Arnaud, personne vulnérable sous curatelle, dépendant à l’héroïne. Au fil de l’enquête, il ressortait que ce dernier était séquestré par deux individus, « Big » et « Stan » (un gros et un maigre prénommé Stanislas), qu’Arnaud s’était enfui le 16 février 2015 chez une amie, disant avoir été contraint de tuer sa chienne, de s’exhiber nu devant un tiers, de vendre du cannabis pour eux, etc., étant considéré comme « le larbin » ou « la boniche » de ses deux tortionnaires. Ces derniers sont interpellés et on découvre chez Arnaud 38 pieds de cannabis, 295 € en espèces avec deux faux billets, une moto volée.
Stanislas, en garde à vue, donne une première version de son séjour chez Arnaud niant avoir vu des chiens, puis, lors d’une deuxième audition, reconnaît les pieds de cannabis, et « avoir donné deux coups de batte de base-ball à la chienne pour éviter de frapper Arnaud », consommer 25 g de cannabis par jour « sans être trafiquant. » Les corps de deux chiens ont été retrouvés enterrés mutilés et calcinés pour l’un dans le jardin d’Arnaud.
Me Mortelette, en défense du suspect, dévoile le projet de sortie actualisé de son client : vivre chez sa mère, puis se mettre en ménage avec une copine et chercher du travail.
L’avocate générale, Dorothée Mercier, mentionne à la cour l’évolution des déclarations du suspect, « tout cela nécessite son maintien en prison »eu égard au risque de pression sur Arnaud qui a, lui, refusé toute confrontation. La magistrate pointe aussi le risque de renouvellement au vu du casier, du non-respect des mises à l’épreuve précédentes, et de l’absence de travail depuis trois ans.
La cour suit ses réquisitions.