(Dossier en 5 volets) "Le tribunal affirme sa fermeté face aux trafiquants de drogue : « {Il n’y pas d’impunité} »" (Volet 1) par La Voix du Nord
Une Justice qui se montre psychopathes, utopistes, injuste et qui applique des lois inconstitutionnelles et anticonstitutionnelles ... Une justice qui se fait complice à criminaliser des citoyens ordinaires. Une Justice qui se cache derrière une chasse aux trafiquants mais qui réprime essentiellement des consommateurs et même de malades (qui veulent se traiter au cannabis) qu’elle met en prison. Une justice sur laquelle on ne peut juste que cracher dessus ... ! Qu’elle commence déjà par pratiquer l’impunité à l’adresse de ses flics et politiciens qui profitent du trafic et de l’interdit ...
Publié le 28/05/2016
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Le tribunal affirme sa fermeté face aux trafiquants de drogue : « Il n’y pas d’impunité »
De la drogue, de l’argent et parfois des armes sont saisies dans le Boulonnais. PHOTO ARCHIVES « LA VOIX »
Un important trafic de stupéfiants a été démantelé cette semaine. L’occasion d’aborder le thème de la drogue via les forces de l’ordre, avec une jeune femme condamnée pour trafic, par l’intermédiaire d’une association et avec un médecin. Début de notre dossier avec le volet judiciaire.
Volet 1/5
La lutte contre les trafics de drogue est une préoccupation du parquet de Boulogne. Marion Beglot, substitut du procureur chargée de la lutte contre les trafics de stupéfiants prévient : « C’est un milieu criminogène où les usagers fréquentent des trafiquants inscrits dans un processus délinquant. Il y a régulièrement des découvertes d’armes, parfois factices. »
– Que représente le volet antidrogue pour le tribunal ?
« C’est une part importante du contentieux. Par exemple, entre janvier et avril 2016, cela concerne environ 10 % des affaires du tribunal. Cela comprend tous les dossiers, de l’usage à l’importation. »
– Il y a d’abord un trafic local ?
« Un premier volet tient presque du dépannage, du troc. Cela se fait entre amis, connaissances, il y a peu de bénéfice. Cela vient d’une première consommation liée aux problématiques de pauvreté et de désocialisation. De fil en aiguille, il y a une addiction qui pousse à acheter et revendre pour financer sa consommation. »
– Alors le trafic se développe ?
« On arrive dans le trafic de plus grande ampleur, avec de l’approvisionnement à l’étranger, la Belgique ou les Pays-Bas. Mais aussi, de plus en plus, à partir de Lille. Ce sont des trafics très structurés, avec une tête de réseau, un bras droit, une structure pyramidale pour les revendeurs. Là il y a un bénéfice réel. Lors d’une perquisition, 50 000 euros ont été trouvés. Ces dossiers comportent plus de violences. Il peut y avoir des histoires de représailles, lorsqu’il y a une dette qui n’est pas à jour, un produit de mauvaise qualité, un problème de concurrence ou même des règlements de comptes internes. Mais ces trafics ne sont pas majoritaires. »
– Comment fonctionne le parquet avec les forces de l’ordre ?
« Le parquet dirige les enquêtes. Soit en flagrance, lorsqu’il y a des résultats immédiats en garde à vue, soit en préliminaire, lorsque le dossier nécessite des investigations plus approfondies. L’affaire peut aussi être confiée à un juge d’instruction. À chaque fois il faut mener une double enquête. »
– C’est-à-dire ?
« D’une part, au niveau patrimonial, avec une étude des mouvements financiers. D’autre part, au niveau de la surveillance du suspect et de son entourage, avec des écoutes téléphoniques. C’est le parquet qui donne l’autorisation pour des réquisitions auprès des banques, des opérateurs téléphoniques. Les forces de l’ordre doivent nous dire ce qu’elles recherchent exactement. C’est une des spécificités de la lutte contre le trafic de stupéfiants. Pour un cas de violences sur une personne, il y a une interpellation immédiate en vue d’une audition. Dans le volet stupéfiants, c’est le contraire, il y a de longues recherches et lorsque l’interpellation survient, c’est le couperet. »
PRIVILÉGIER L’ASPECT SANITAIRE
La justice n’est pas que répression. « La drogue est un problème de santé publique, nous privilégions l’orientation des consommateurs vers des associations », indique Marion Beglot. Mais lorsque le profil judiciaire d’un individu se développe, les sanctions sont plus sévères. « Il y a des peines probatoires comme le sursis mis à l’épreuve qui sont contraignantes, avec des conséquences réelles », affirme la substitut du procureur.
Le fait d’échapper à la détention, même avec un suivi, est souvent perçu comme une impunité. Le magistrat défend : « Le non-respect d’un suivi sanitaire entraîne des sanctions. Dans ce cas-là, nous prenons acte de l’échec et nous prescrivons une réponse pénale plus sévère. »
Après un contact avec la justice, une personne dépendante doit produire des analyses de sang et d’urine, doit prendre des rendez-vous chez un médecin. Le tout est contrôlé par l’administration pénitentiaire et un juge d’application des peines.
La substitut enfonce le clou : « Si le parcours judiciaire justifie une détention, le parquet la sollicite. Et dans la lutte contre les trafics, la réponse pénale doit être ferme. »
CYRIL MASUREL