"Eaubonne : le dealeur retrouvé grâce au listing des clients dans son portable" par Le Parisien
Loin de nous l’idée de cautionner les trafics même de cannabis, mais comme les consommateurs sont mis au même régime que les trafiquants - dealers, il y a une extension logique qui peut vous intéresser. Vous fumez : ne laissez pas d’indices sur votre téléphone qui peut aider la police à vous compromettre ou remonter à votre revendeur. C’est la première des choses qu’ils regardent et c’est fou le nombre de personnes qui commettent ces erreurs ! Beaucoup de gens possèdent une photo de leur plante sur leur balcon ou de leur petit placard d’intérieur ... par exemple. Psssiittt : il existe des logiciels de cryptages dont certains résistent aux services techniques de la police. Mais ils sont interdits et après coup, il faudra en assumer pénalement l’utilisation. Ils peuvent même dire que vous cachez des données "terroristes" ou « pédophiles » et ne vont pas se gêner de porter de telles accusations. Article 1 : les "condés et les juges" ont toujours raison. Article 2 : Même quand ils ont tords, l’Article 1 est en application ! Babylone sait toujours "retomber sur ses pattes" ! Faites gaffe quand même : le téléphone est un appareil mis au point avant tout pour espionner et nuire à toutes personnes représentant un danger pour la Sécurité de l’État (et, cerise sur le gâteau : c’est vous qui payez cet espionnage). Cela concerne aussi les activistes écologistes, les syndicalistes, … monsieur et madame tout – le – monde. A rajouter : la perception et appréciation de natures de dangers possibles par l’État, sont des concepts qui peuvent varier dans le temps. Si vous n’êtes pas concernés aujourd’hui, vous pourriez très bien le devenir dans le futur.
Par Frédéric Naizot, publié le 04 Févr. 2016 à 17h16 | MAJ : 04 Févr. 2016 à 17h16
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Eaubonne : le dealeur retrouvé grâce au listing des clients dans son portable
Illustration . (DR.)
L’enquête du groupe stupéfiants d’Ermont débute lorsque, le 12 juin dernier, un homme tente d’échapper à un contrôle de police. Mais s’il parvient à prendre le large, il perd dans sa course son téléphone portable. Celui-ci est aussitôt saisi. Et là, surprise des enquêteurs qui l’examinent de près : le portable recèle de nombreux contacts qui font clairement allusion à toute une série de livraisons de cannabis.
C’est même une liste de clients passant régulièrement commande qui est retrouvée dans la mémoire du smartphone. Des clients qui étaient avertis du changement de numéro lorsque le dealeur prenait l’initiative, par prudence, de changer de puce pour ne pas être repéré.
Dans le cadre de l’enquête, les clients identifiés sont alors contactés et, pour certains, entendus par les policiers. Ils confirment alors acheter régulièrement les produits. Le vendeur est ainsi identifié, ainsi que deux autres personnes suspectées d’être complices dans le trafic. Parmi les trois, l’un d’eux est soupçonné d’être à l’origine de 600 transactions. Ses deux complices étant impliqués, selon les premiers éléments de l’enquête, pour une soixantaine de ventes pour l’un, une vingtaine pour le dernier.
Ce mardi, les trois trafiquants présumés ont été interpellés à leur domicile respectif. Lors des perquisitions, les enquêteurs ont notamment découvert un pistolet d’alarme de calibre 9 mm, doté d’un adaptateur pour les projectiles de type gomme-cogne. Ils ont aussi mis la main sur une cagoule, des gants, une gazeuse et une matraque télescopique.
A l’issue de leur garde à vue, qui a été prolongée sur instruction du parquet de Pontoise, les deux majeurs âgés de 19 et 20 ans, originaire d’Eaubonne et d’Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), ont été convoqués devant le tribunal correctionnel. Le troisième, un mineur de 17 ans qui habite Eaubonne, a été convoqué devant le juge des enfants en vue de sa mise en examen.