(Enregistrements radio) "Cannabis : le pneumologue Bertrand Dautzenberg conseille de supprimer le tabac des joints" par RTL
Ce pneumologue ne s’est pas dégonflé : déclarer être favorable à la légalisation du cannabis et faire de son cheval de bataille le fait de fumer cette plante sans tabac et combustion : il ne manque pas d’air ! Perso, je voudrais vous insuffler l’idée que cet homme confirme tout ce que nous vous disions à propos de la combustion, de la vaporisation et de la relative faible toxicité du cannabis en rapport au tabac. Maintenant, comme le dit Bertrand Dautzenberg, ne pas fumer du tout est ce qu’il y a de mieux ! Le débat n’est pas prêt de s’essouffler visiblement !
par Yves Calvi, Odile Pouget, Camille Kaelblen, publié le 14/01/2016 à 11:01
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Cannabis : le pneumologue Bertrand Dautzenberg conseille de supprimer le tabac des joints
Un jeune homme allume un "joint" de cannabis (illustration) - Crédit Image : AFP
REPLAY / INVITÉ RTL - Éviter le tabac et préférer l’inhalation : avec ces mesures, le pneumologue souhaite rendre la consommation de cannabis moins toxique qu’elle ne l’est aujourd’hui en France.
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Cannabis : les propositions choc du pneumologue Bertrand Dautzenberg Crédit Image : AFP | Crédits Média : Yves Calvi | Durée : 08:44 | Date : 14/01/2016 1/2
Cannabis : les propositions choc du pneumologue Bertrand Dautzenberg 08:44 ("Clic droit" + "Ouvrir dans un nouvel onglet")
Le cannabis propre, c’est possible selon le Dr Bertrand Dautzenberg 01:38 ("Clic droit" + "Ouvrir dans un nouvel onglet")
Une série de propositions choc qui devrait relancer le débat sensible sur la dépénalisation du cannabis. Mercredi 14 janvier, Bertrand Dautzenberg, pneumologue à la Pitié-Salpêtrière, a énoncé plusieurs mesures possibles pour lancer une façon plus saine de consommer du cannabis. Son constat est simple : l’interdiction sera toujours contournée, puisque près d’un jeune sur deux en fume en France. Autant faire en sorte, donc, que la drogue soit consommée de la manière la moins dangereuse possible.
“La France est vraiment le mauvais élève, et il y a un lien entre le type de législation et la forte consommation”, estime Bertrand Dautzenberg, pneumologue à la Pitié-Salpetrière. “Pour l’instant, j’observe que depuis le vote de la loi Evin, on constate une baisse de 50% de vente de cigarettes par Français, une baisse de 25% de vente d’alcool mais une augmentation de 20% de la vente de cannabis. Parce le cannabis est soumis à une législation totalement inadaptée, pas du tout pragmatique et qui ne marche pas”, argumente-t-il.
Supprimer le tabac en le remplaçant par des feuilles de cannabis
Sa première recommandation est d’abord de supprimer le tabac que l’on retrouve dans un joint, mélangé à la résine de cannabis, car cela entretient la dépendance à la nicotine. Il s’agirait par exemple de le remplacer par des feuilles de cannabis ou des plantes à fumer, à l’image de celles que l’on peut trouver dans les coffee shops aux Pays-Bas.
Dans les pétards électroniques, on met des cannabinoïdes de synthèse dont on ne connaît pas tous les effets. - Bertrand Dautzenberg, pneumologue
Autre danger selon le pneumologue : la fumée, extrêmement toxique pour les bronches. “Cela abîme le poumon, donne des bronchites chroniques, et augmente les risques de cancer du poumon et de maladies cardio-vasculaires”, explique le Dr Dautzenberg. Selon le médecin, il vaudrait donc mieux inhaler le cannabis sous forme liquide à l’aide de gros vaporisateurs ou d’objets ressemblant à la cigarette électronique.
"Les pétards électroniques, quant à eux, ne marchent pas bien pour l’instant", rappelle le médecin. "Dans ces objets qui ressemblent effectivement à des cigarettes électroniques, on ne met pas vraiment du cannabis mais certains cannabinoïdes de synthèse dont on se connaît pas tous les effets sur la santé", prévient le Dr Dautzenberg.
Mais au-delà de ces préconisations, qu’il présentera également au congrès de pneumologie fin janvier à Lille, Bertrand Dautzenberg souhaite qu’au lieu de criminaliser la pratique du cannabis, on la réglemente de façon très stricte, stratégie plus efficace selon lui pour dissuader les consommateurs, lutter contre les trafics et faire disparaître les produits les plus dangereux.