Espagne - bavure diplomatique : le roi du Maroc et ses accompagnateurs confondus avec des trafiquants probables !
En Espagne, 99% des trafiquants de haschich proviennent du "pays d’en face", le Maroc. Aussi, tous marocains provenant de la mer, avec jet-ski ou vedettes et/ou zodiacs, sont soupçonnés d’être des trafiquants ! La police maritime de la Guarda Civile, se préparait à une intervention routinière dans les eaux de Ceuta, après avoir repéré deux luxueux bateaux bourrés de marocains et accompagnés justement de jet-ski ! La police frontalière espagnole est connue pour être pugnace et réactive et aborda les embarcations sans ménagement en procédant à une manœuvre impeccable qui ôta toute chance à ces dernières de fuir ! Juste un souci : les embarcations appartenaient au Roi du Maroc et sa Majesté était présente dans l’une d’entre-elles ! Oups !
Courrier international Josephine Raynauld26 août 2014
MAROC L’Espagne s’excuse pour le contrôle accidentel de Mohammed VI
Le roi du Maroc a appelé Felipe VI pour se plaindre d’une inspection de son yacht par la garde civile espagnole. L’événement n’est pas le premier du genre.
Le roi d’Espagne, Felipe VI (g) et le roi du Maroc, Mohammed VI (d), lors de la première visite officielle du monarque espagnol au Maroc, le 15 juillet 2014 - AFP PHOTO/FADEL SENNA
"Vous ne me reconnaissez pas ?" a demandé, surpris, un passager du yacht que souhaitaient inspecter des membres de la garde civile espagnole. "Non", ont-ils répondu, avant de distinguer les traits de Mohamed VI, roi du Maroc, quand celui-ci enleva ses lunettes de soleil. Les agents ont alors interrompu leur opération de contrôle, ce qui n’a pas dissuadé le monarque, qui détient une résidence à 15 km à l’est de l’enclave espagnole de Ceuta, de se plaindre auprès du roi espagnol Felipe VI.
Il devait s’agir d’une intervention routinière dans les eaux de Ceuta. Le 7 août, deux bateaux de plaisance et trois jets ski qui naviguaient à deux milles marins de Punta Almina avaient attiré l’attention de l’équipage, relate El Mundo. Une nouvelle mode consiste en effet à introduire à bord de ce type de véhicule des immigrants subsahariens ainsi que de la drogue dans les villes autonomes espagnoles. D’où les suspicions de la garde civile.
"Heureusement que le sergent est expérimenté et qu’il a très vite compris la situation", a commenté une source témoin de l’événement, citée par le quotidien espagnol. "Si cela était arrivé à un jeune tout juste sorti de l’académie, il aurait mis les menottes au roi", a-t-elle ajouté, inquiète d’une possible détérioration des relations entre l’Espagne et le Maroc.