"Et si on légalisait le cannabis ?", par Jade Daumas

Je ne sais pas pourquoi, ce texte m’a touché, peut-être est-ce parce que j’y ai senti l’expression de quelqu’un de juste et d’équilibré. Je veux dire par là que cela nous change des points de vus haineux comme ceux de Costentin and Co ! J’ai retenu une phrase de ce texte : " ... il y a une part d’hypocrisie à ne pas vouloir légaliser le cannabis. Nous sommes les premiers consommateurs en Europe. Et pour l’économie, la légalisation pourrait être une réponse à la crise ...". C’est si vrai ... et ce n’est pas que pour une question d’argent ! C’est une histoire de reconstruction de l’Agriculture (petits agriculteurs), puis en impact positif, de la reconstruction de la nation. Certainement pas grâce qu’à la "fume", je ne vais pas tout vous rappeler tout ce qu’on peut tiere de la plante dans tous ces domaines variés (25 000 brevets ... ) ! Incroyable, n’est-ce pas ? C’est pour cela que certains, dont de plus en plus de juifs mais pas seulement, chrétiens, musulmans, ... disent que cette plante est un Cadeau de Dieu ! J’ai même entendu cette phrase prononcée dans la bouche d’athées ... A nous tous d’apprendre à vivre en harmonie, en rentabilité et en écologie avec cette plante.


Par Jade Daumas, publié le 12 février 2015

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Et si on légalisait le cannabis ?

La question du cannabis oppose les français depuis la loi de 1970. Il est un point de clivage politique, comme la peine de mort et le mariage gay. Il est également une manière de s’opposer à ses parents pour les adolescents. Et bien entendu, dans sa définition même, il est à la fois perçu comme bon et mauvais pour la santé.

Le sujet reste tabou en France, mais les débats eux, ne cessent de s’étoffer.

Crédit photo : sensiseed.com

Le danger pour les jeunes

«  Le cannabis, c’est la porte d’entrée à toutes les autres drogues, un nouveau trafic de drogues dures verra le jour, le cannabis détruit les personnes qui en consomment, les jeunes qui fument des joints ont de moins en moins de QI ». Voici les réponses les plus récurrentes à la question «  pourquoi être contre la légalisation du cannabis ?  ».

Mais les jeunes, qu’en pensent-ils ?

Benjamin, 25 ans, en parle : « j’ai fumé pendant plus de 4 ans et je peux vous dire que je vois les dégât, surtout au niveau de la mémoire. Légaliser le cannabis donnerait encore plus de facilité aux plus jeunes de s’en approprier, et ce n’est vraiment pas une bonne chose ». Margaux, sa petite amie rajoute «  Il ne faut pas oublier que c’est une drogue, et c’est pas pour rien. »

La question des jeunes revient sans cesses dans les arguments contre. Car en effet depuis quelques années, les consommateurs sont de plus en plus précoces. Comme le déclare le psychiatre Amine Banyamina dans le Monde «  il y a quelques années, l’expérimentation se faisait au lycée. Aujourd’hui, c’est à la sortie de l’école, au début des années collèges ». Et les scientifiques s’accordent à dire que le cannabis serait dangereux en matière de trouble cognitif (mémorisation, concentration) et psychiatriques (schizophrénie). Plus les jeunes consomment tôt, plus le cannabis est dangereux.

C’est tout le paradoxe de cette plante qui, d’un autre coté, est considérée comme thérapeutique. Le débat en France fut par ailleurs relancé avec l’autorisation de mise sur le marché français du Sativex, médicament à base de cannabis.

Plantation pour le Sativex. Crédit photo : belowthelion

De précieux atouts

Pour Laura, étudiante de 23 ans «  il y a une part d’hypocrisie à ne pas vouloir légaliser le cannabis. Nous sommes les premiers consommateurs en Europe. Et pour l’économie, la légalisation pourrait être une réponse à la crise ». Selon une étude du groupe de réflexion Terra Nova dévoilée en décembre dernier par le Monde, une légalisation très encadrée du cannabis rapporterait jusqu’à 1,8 milliard d’euros à l’Etat. C’est l’exemple du Colorado dont la légalisation a rapporté 3,5 millions de dollars au gouvernement en un mois seulement.

Mais au delà des bénéfices économiques, les bien faits sur la santé sont également notables. De nombreuses vertus lui sont reconnues comme être un anti-nauséeux ou bien calmer les affections neurologiques. Le Sativex, qui pourra être prescrit au cour de cette année, en est un bon exemple. Il permet de soigner les personnes souffrant de scléroses en plaques.

La consommation du cannabis est souvent récréative. Laura témoigne « Je suis de nature très anxieuse et stressée. Le fait de fumer me détend beaucoup et m’aide à prendre réellement conscience des choses. Et j’en ai marre d’être considérée comme une droguée sous prétexte que je fume des joints pour me détendre  ». Les mentalités doivent nécessairement changer. La légalisation ne sera pas possible sans une « dédiabolisation  » au préalable.

Concernant la prohibition, c’est une politique de plus en plus coûteuse et de moins en moins efficace. Selon la dernière enquête de l’Espad en 2011, la moitié des lycéens français ont déjà fumé du cannabis et déclarent facile de s’en procurer. Les jeunes français sont champions d’Europe de la consommation, alors qu’aux Pays-Bas, en proportion de la population, il y aurait moitié moins de fumeurs.

De plus, du point de vue des trafiquants, la prohibition n’est pas une solution. Chaque réseau démantelé est aussitôt remplacé par un concurrent.

Un pas de plus vers la légalisation ?

Pour envisager une légalisation, le gouvernement français doit prendre en compte tous ces aspects comme interdire la consommation des mineurs et réprimer « le cannabis au volant ». Ce qui est sûr, c’est que le débat est toujours d’actualité. Si bien que le 4 février dernier une proposition de loi du groupe EELV souhaitant autoriser le cannabis est arrivée en discussion devant les sénateurs.

Il faudra quand même un certain temps avant que le cannabis ne pose plus de problème à personne.

P.-S.

Note en rapport à la toute fin du texte : plutôt que de seulement réprimer au volant (il faut quand même qu’on puisse bouger, pour le travail par exemple), mettre un seuil minima comme pour l’alcool et réprimer au-dessus !

Je pense que beaucoup de monde (une majorité) devrait être d’accord sur ce principe ... charge à l’Etat de faire réaliser des études scientifique pour estimer à partir de quel seuil la conduite peut en être affectée.

Au Colorado et dans l’Etat de Washington, sauf erreur de ma part, il me semble que ce seuil est de 5 nanogrammes de THC actif par litre de sang. Actuellement, la forme acide de la molécule de THC est considérée (mesurée) comme du THC alors que dans cet arrangement moléculaire, elle n’est pas vraiment psychoactive.

Ce qui veut dire que le seuil réel de THC actif est plus bas que 5 nanogrammes, de l’ordre de 3 ou 4 nanogrammes très probablement. Je pense donc que 5 nanogrammes, sans rien changer dans la façon de mesurer le THC, est un très bon seuil, sauf si l’expérimentation scientifique viendrait à prouver le contraire, cela va de soi ! Mais cela m’étonnerait puisque ces études ont été réalisés aux USA (il leur a fallu légiférer), il n’y a aucune raison que les nôtres diffèrent en résultats !

JLB