(France) "Il n’y a pas de société sans drogue", mais "il faut poursuivre la lutte" par Le Parisien
La Prohibition accuse le coup d’une volonté populaire à vouloir réformer en profondeur les lois sur les drogues. Elle en vacille ! Au point de perdre son sang-froid et de nous lâcher des infos sur les futurs crimes que ses membres préméditent ... ! C’est parti pour une phase de répression accrue et notre seul espoir et de voir leur opposants, la « Seconde Voie », leur damner le pion politique !
26 Juin 2015, 17h00 | MAJ : 26 Juin 2015, 17h00
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"Il n’y a pas de société sans drogue", mais "il faut poursuivre la lutte"
La présidente de la Mildeca Danièle Jourdain Menninger a rappelé que l’Assemblée générale de l’ONU organiserait une session extraordinaire sur les drogues du 19 au 21 avril 2016, occasion d’un débat mondial sur les orientations en matière de politique des drogues
La présidente de la Mildeca Danièle Jourdain Menninger a rappelé que l’Assemblée générale de l’ONU organiserait une session extraordinaire sur les drogues du 19 au 21 avril 2016, occasion d’un débat mondial sur les orientations en matière de politique des drogues (AFP/Lionel Bonaventure)
"Il n’y a pas de société sans drogue, c’est la réalité", a reconnu vendredi la présidente de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca), mais il faut "poursuivre la lutte et refuser de céder à la banalisation".
Lors d’une rencontre organisée en marge de la journée internationale de lutte contre l’abus et le trafic de drogue, la présidente de la Mildeca Danièle Jourdain Menninger a rappelé que l’Assemblée générale des Nations unies organisera une session extraordinaire (UNGASS) sur les drogues du 19 au 21 avril 2016, occasion d’un débat mondial sur les orientations en matière de politique des drogues.
"La France apportera ses valeurs et son expérience" sur le sujet, dans "une approche pragmatique et non idéologique", a-t-elle affirmé, rappelant qu’il fallait "être attentif aux évolutions de la société" comme "les expériences étrangères de légalisation du cannabis", mais qu’il fallait aussi "tenir compte de la spécificité de chaque pays, au niveau social, culturel, sanitaire".
"Il faut se donner un peu de recul pour analyser l’impact" des initiatives lancées par certains pays, comme l’Uruguay, et certains Etats fédéraux au Etats-Unis, qui ont légalisé le cannabis, "en contrevenant ainsi aux traités internationaux", a estimé Michelle Ramis, ambassadrice chargée de la lutte contre la criminalité organisée.
Elle a rappelé que la cession extraordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU était initialement prévue en 2019, mais a été avancée à 2016, "sous l’influence d’Etats latino-américains", comme la Colombie, le Mexique et le Guatemala, qui ont appelé à revoir la politique mondiale répressive en matière de drogue, et à réfléchir à des approches alternatives.
Selon elle, la France, comme la plupart des pays d’Europe et l’Australie, se trouvent dans "une position médiane", entre "un bloc narco-libéral", composé essentiellement des pays "des Amériques", qui remettent en cause "les traités internationaux et la prohibition", et "un bloc conservateur", "répressif et peu porté sur la prévention", composé notamment de la Russie, d’une grande partie des pays d’Asie, d’Afrique et du Moyen-Orient.
Des voix se font jour en France pour dénoncer l’inefficacité des politiques répressives, qui selon elles n’ont pas réduit la consommation mais ont surtout discriminé les usagers. Plusieurs associations et personnalités organisaient ce vendredi dans le monde entier la campagne "Support, don’t punish" ("soutenez, ne punissez pas"), avec des rassemblements dans plus de 150 villes. En France, un rassemblement était notamment prévu en fin de journée au Champ de mars à Paris.
P.-S.
Etudiez bien cet article :
La prohibition française (Première Voie) se lâche et nous apporte des infos qui éclaircirent les zones d’ombre de notre compréhension. La synthèse en est simple : " Il n’y a pas de société sans drogue ", ok, ç’est validé. Continuons la lutte ! Mais il y existe deux approches différentes qui ont chacune leur définition de la suite à donner. La « première voie », ne le dit pas comme ça, mais s’attache à l’idée de l’accentuation de la répression « hors principes démocratiques », c’est à dire, s’engage dans une voie dictatoriale. C’est une façon indirecte aussi de construire un Nouvel Ordre Mondial puisque cette lutte se réalise de façon planétaire dans presque tous les états. Ces gens sont déjà au pouvoir dans leurs pays respectif, ils "ne font que placer ce pouvoir étatique au service d’une volonté supranationale". En d’autres temps, on aurait appelé ces gens des "traitres", de Trahison avec une intelligence étrangère.
La « Seconde voie, à contrario, défend l’idée d’une réduction de la répression judiciaire avec des légalisations de ce qui ne pose pas beaucoup de problème et une nouvelle approche de lutte contre les substances réellement toxiques et/ou qui provoquent des addictions handicapantes. Les moyens financiers dégagés seraient répartis dans les soins, des études médicales et la prévention ! Eux, ils sont traités de "traitres" alors qu’ils ne font que placer la compassion en premier axe de réflexion. Ils sont aussi accusés d’être complices des mafias alors qu’en réalité, c’est la première voie qui en favorise l’épanouissement.
Nous nous inscrivons ici dans la logique de l’éternel combat du Bien et du Mal : le Mal, c’est la "Première voie" et comme d’hab, ce « Mal » cherche à faire croire qu’il est le "Bien" ! Enfin ! Ouvrez les yeux : cette guerre est une guerre des nations contre leurs peuples, une question qui les divise et c’est aussi un vecteur de renforcement incessant du Pouvoir et la réelle raison d’être est qu’on ne va pas laisser les esclaves se défoncer la tête, soit à en devenir improductifs, soit à en devenir contestataire comme agissent les cannabinoïdes dans l’esprit humain.
La "Première Voie" vous vend son projet ultra-répressif en s’appliquant à bien en masquer le volet souffrance, l’oppression de celles et ceux qu’elle vise. Dans les faits, c’est une dictature qui cherche à masquer ses crimes en se drapant d’un pseudo moralité ! Ce sont des pompier pyromanes qui jouent avec vos peurs !
Parfois, ils vont jusqu’à favoriser le trafic de drogue pour en tirer quelques avantages politiques …. Mais aussi pour financer des coups tordus ! Merde ! Il est connu et reconnu, c’est même enseigné dans les livres d’Histoire désormais, que la CIA – les USA leader de la guerre aux drogues, quand même – ont inondé les ghettos noirs d’héroïne pour détruire le mouvement des black-panthères, ont laissé la cocaïne rentrer dans les années 80 pour financer la Contra et des ventes d’armes, et favorisent le développement actuel de la culture du Pavot et de sa transformation sur place d’héroïne en Afghanistan (avec sa revente en Europe entre autres) ….
Certes, la patronne du MIDELCA n’est pas dans ces magouilles … et elle est même à 100 000 lieux d’imaginer que cela se passe ainsi. Mais elle prend ses ordres de qui ? Posez-vous cette question ! Le Pouvoir français est comme celui des USA : il en est « partenaire » ! C’est ainsi qu’ils se désignent officiellement entre eux ! Comprenez que ce n’est pas parce qu’ils sont contraints de laisser la légalisation l’emporter dans certains de leurs Etats, que les USA vont pratiquer de la même au niveau International ! Leur politique étrangère se résume et se réfère toujours aux mêmes saloperies !
Actuellement, des gens se défoncent par millions. La prohibition revendique d’avoir à les tuer ou les éliminer d’une façon ou d’une autre … Pourquoi alors ne pas tolérer (ce qui ne veut pas dire accepter) des lieux sécurisés ou ces pratiques seraient confinées (ne pourront pas en sortir). C’est là le projet de la seconde voie concernant certaines drogues dures ! Pourquoi n’arrivez-vous pas à comprendre que la Prohibition est dotée d’une nature fasciste. Le cannabis met en péril la civilisation, dit-elle ! Mais cela fait des dizaines de milliers d’années que les hommes en fument ... Leurs théories tordues ne tiennent pas la route !
Nous, la troisième voie, on fait quoi là-dedans ? Ben, il est un fait qu’on nous impose tout et qu’on ne nous demande pas notre avis ! Est-ce que nous allons supporter plus de souffrances encore, sans réagir ? Je ne pense pas. Mais le piège est de devenir un gangster pour se donner les moyens de combattre l’Etat. C’est rentrer dans un cycle de violence et d’illégalité où l’Etat est le plus fort …. Il n’attend même que cela pour imposer officiellement sa dictature ! Alors, qu’est-ce qu’il nous reste encore ? L’aventure politique … la seule contre laquelle ils ne peuvent actuellement rien faire ! Il nous faut donner du crédit à la seconde voie, à commencer par se mobiliser et voter ! Chaque poste étatique, chaque voix attribuée à des membres de la seconde voie en enlève en puissance à la Prohibition ! C’est une question de rogner sur ce qui fait sa force : sa représentativité étatique et ses budgets alloués ! A propos, la « machine est si grosse », si complexe que, coupé d’un peu de ses moyens, elle s’écroule sur elle-même ! Regardez ce qui se passe aux USA : 4 états sur 50 ont légalisé le récréatif, la moitié des états ont plus ou moins légalisé le médical et la DEA en a si mal au cul qu’elle ne peut même plus s’assoir ! Oups, pardon, mais j’ai du mal à rester poli quand je pense à ces gens et à ce qu’ils ont fait. La clef de la victoire se positionne sur la question de l’étouffement progressif par réduction de budgets.
Je suis français et voici mon avis :
Si cela ne marche pas, après, on pourra envisager d’avoir à s’investir dans la violence d’une révolution ! Mais nous ne pouvons pas encore nous engager dans cette voie – c’est une question de légitimité - avant d’avoir épuisés tous les recours légaux dont nous disposons. Et l’aventure politique, en France, n’a pas encore été essayée au niveau du cannabis. C’est dommage, elle donne de très bons résultats à l’étranger … regardez le Colorado, par exemple !
JLB