(France) "Montpellier : la police roule trop vite avec sa voiture, le trafiquant reçoit les PV en prison" par My TF1 News

Le crime ne paye pas ... sauf pour l’État qui est le seul, apparemment, à bénéficier réellement du trafic de drogues (de son produit en "bout de chaîne"). Et il en fait bénéficier aussi ses "braves soldats". Après, étonnez-vous que ces derniers se croient tout permis et que dans le tas, il y ait des ripoux qui font les gros-titres des journaux ! ... Flic ou voyous : la frontière n’a jamais été aussi mince !


Alexandra Guillet par Alexandra Guillet, publié le 27 février 2015 à 14h07 , mis à jour le 27 février 2015 à 14h10.

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Montpellier : la police roule trop vite avec sa voiture, le trafiquant reçoit les PV en prison

Voiture de police / Crédits : TF1/LCI

Notre société

VU SUR... LE MIDILIBRE. Un trafiquant de drogue, qui s’est vu saisir sa voiture par la police judiciaire de Montpellier lors de son interpellation, reçoit régulièrement des PV pour excès de vitesse, alors qu’il est en prison ...

"C’est l’histoire de l’arroseur arrosé, du bien mal acquis qui ne profite jamais", résume le Midilibre dans son édition de vendredi. "Le 14 janvier 2014, Miguel (*), 35 ans, voit débouler à l’aube la brigade des stups de la PJ de Montpellier, dans son appartement du quartier de la Mosson. Surveillé depuis des mois, placé sous écoutes, ce gitan est incarcéré pour un trafic d’herbe de cannabis qu’il ne conteste pas". Dans la foulée, le juge saisit sa Mercedes classe B et la met à la disposition du SRPJ de Montpellier.

"Une Mercedes en filoche dans une cité, ça passe mieux qu’une Mondeo bleu marine", avoue un flic montpelliérain interrogé par le quotidien. Jusque-là, rien que du très banal. Sauf que, sauf que... les policiers semblent avoir quelques soucis avec le respect des limitations de vitesse et un couac administratif fait que l’Etat considère toujours le trafiquant de drogue comme le propriétaire du véhicule et lui envoie directement les PV.

"C’est un problème récurrent avec les voitures saisies. Il y a une faille dans le système : sur leur carte grise, une mention est rajoutée, mais l’organisme verbalisateur ne l’enregistre pas." Résultat : le trafiquant de drogue qui - sur les bons conseils de son avocat avait montré sa volonté de réinsertion en décrochant son permis de conduire juste avant que ne tombe sa condamnation-, se retrouve avec un joli papier rose, encore jamais utilisé et pourtant déjà amputé de 5 points sur 6. Son avocat, Me Corbier vient de faire un recours auprès de l’officier du ministère public, pour que son client n’ait pas à assumer les excès de vitesse de la PJ, ceux-là même qui ont mis son client en cabane.