France : après le "rêve américain", voici venir le "cauchemar mexicain" !
L’activité policière de Lille, au sujet de récentes affaires, démontre une évolution dans l’industrie illicite de la drogue. Nous ne sommes plus, ici, dans la cour des petits ! Oubliez votre voisin qui produit à grande peine 4 malheureuses plantes dans 60 cm2. Il est maintenant question de produire du cannabis sur place (ne plus l’importer) dans de grands aménagements high-techs, silencieux et discrets, avec des gens surarmés et équipés - mieux que les policiers eux-mêmes ! Outch ! Si cette "technique" se généralise, nous ne seront alors pas loin du cas du Mexique et de sa guerre des gangs (guerre civile) ! Nous y reviendrons dans le PS
Nord Eclair, publié le 10/07/2014
http://www.nordeclair.fr/info-local...
Culture indoor de cannabis : la police judiciaire de Lille fauche les jeunes pousses des réseaux
Il ne s’agit peut être pas d’une révolution, mais cette évolution dans l’industrie de la drogue ne laisse pas la police indifférente. Entre avril et juin, la direction interrégionale de la police judiciaire de Lille a démantelé quatre réseaux de stupéfiants, dont deux ayant recours à un genre tendant à se développer.
Ils concernent les zones de sécurité prioritaires de Roubaix-Hem ou de Maubeuge, dans le Dunkerquois, le Douaisis ou le bassin minier du Pas-de-Calais. L’antenne lilloise de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants – qui dépend de la PJ – a interpellé des individus soupçonnés de cultiver du cannabis en indoor (en intérieur).
Preuve que les professionnels des stupéfiants se diversifient, ils ne se contentent plus d’importer, mais produisent également. Ce qui constitue un crime. Dans le cadre d’un de ces dossier, près de 900 pieds de cannabis ont été saisis. Dont 600 dans le Douaisis et 300 à Tournai, en Belgique. Toujours dans ce dossier, la PJ de Lille a découvert un entrepôt en préparation. Prévue pour 2 100 pieds, l’opération allait amorcer son ultime étape : la pose des plans.
Grande criminalité
« Nous avons également saisi du matériel classique en matière de stupéfiants, observe Romuald Muller, le directeur de la PJ de Lille. Comme des balances ou des équipements de conditionnement... » Beaucoup plus inquiétants sont les véritables arsenaux mis au jour à ces occasions. Armes de poing, fusils à pompe ou de chasse, gilet pare-balles, fusil d’assaut M16 (celui des troupes américaines)... « Ces armements démontrent la dangerosité de ces gangs, met en garde Romuald Muller. Ces prises sont surtout systématiques. Elles soulignent que dans leurs opérations les forces de l’ordre devront faire preuve d’une vigilance accrue. »
Ces enquêtes sont généralement menées sous les instructions des magistrats de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Lille et avec l’appui du Groupe d’intervention régional Nord - Pas-de-Calais. Composé de policiers, de gendarmes ou encore de douaniers, le GIR se spécialise dans la traque des flux financiers d’origine criminelle. En 2013, le GIR Nord-Pas-de-Calais à saisi plus de 12 millions d’euros d’avoirs suspects.
Vigilance
Les individus appréhendés par la DIPJ de Lille dans ces dossiers ne sont pas des inconnus pour les enquêteurs. Quinze ont été écroués, cinq sont sous contrôle judiciaire. Dans le volet belge, une personne est incarcérée et une autre fait l’objet d’un mandat d’arrêt européen. « La région a la particularité d’avoir affaire à des individus multi-cartes, reprend Romuald Muller. Pouvant passer du braquage aux stupéfiants. » Le patron de la PJ de Lille tient cependant à souligner les particularité d’une culture indoor en pleine expansion. Vorace en électricité, dépendant souvent de branchements clandestins, elle peut être à l’origine d’incendie. Quant aux propriétaires des entrepôts utilisés, ils risquent des poursuites pour complicité. Visiblement, ce type de trafic s’intensifie. En 2012, la PJ de Lille a démantelé deux réseaux. Puis quatre en 2013. Et déjà quatre autres pour le seul premier semestre 2014.
Source de l’article : voir toutes les photos et les vidéos
P.-S.
Après le « Rêve Américain », voici venir le « Cauchemar Mexicain » !
Cela va être long, je vous préviens !
Aye-aya-aye ! Voici que je vous avais épargné depuis quelques temps, des articles « Kanna, Paul et Mick » comme seul Chanvre Info en publie (houa, mes chevilles … !), mais que vous venez ici vous enliser dans le fond du problème que nous pose la prohibition et son « va-t’en-guerrisme forcené ». Un sacré "bourbier" !
Beaucoup parlent au sujet des fumeurs - consommateurs - de cannabis et des cannabiculteur. Ils "parlent d’eux" et "à leur place". Mais c’est à très peu d’occasion que les concernés peuvent à leur tour véritablement s’exprimer. Et certains d’entre eux en ont des choses à dire ... ! Cela tombe à propos puisque ... j’en ai des choses à raconter ! Des choses comme seuls ceux qui les ont vécus peuvent en témoigner ! Et pour commencer, partons du constat suivant :
En ce moment, les « infovors » (personnes qui cherchent activement à s’informer) buttent sur deux grands thèmes médiatiques :
A) généralisation de la répression en France avec impulsion prohibitionniste.
Tout est contenu et annoncé dans un document (Plan de lutte) dont nous reparlerons.
B) Augmentation du nombre des affaires de trafic et culture de cannabis.
A l’AFP, les plantations comme les dealers, tombent comme des mouches sur les téléscripteurs. Remarquez c’est logique : si l’on part sur une base de 135 000 interpellations pour cette année en cours, cela fait 369,86 interpellations jour dans l’Hexagone. Alors, voyez, tout n’est pas traité par la Presse qui n’a pas que cela à s’occuper, de toute façon !
Il n’y a peut-être pas d’augmentation fulgurante du nombre cas, mais tout simplement, on en parle de plus en plus. En revanche, il y a bien une « augmentation » mais elle n’est pas ici ; nous allons en parler juste après.
Mais la réalité des faits laisse apparaitre d’autres soucis plus préoccupants : on assiste plutôt à un développement mafieux de grande envergure plutôt qu’à un boom de l’autoproduction proprement dite, réalisée par des consommateurs. En fait, « l’empêchement » de développement de l’autoproduction, réalisé par le travail des forces de l’ordre, semble favoriser celui des mafias qui n’osent pas une seconde à investir des sommes déjà conséquentes pour développer ces « cannabis factory » (usines à cannabis) !
Dans ce domaine, oui, le nombre de prises comme le nombre de plantes par plantation, n’ont cessé d’augmenter. Car la police s’est dotée d’une stratégie et de « modèles de raisonnements » pour les débusquer. Et finalement, c’est payant … pour elle !
Elle cible les personnes inactives, qui sortent peu, surveille les réseaux de fréquentations, les notes d’électricité, investit discrètement les jardins de nuit … et montent sur les toits pour regarder par les velux ! En France, les militaires (gendarmes) sont les plus pugnaces dans ce registre. Ils » chassent le gros gibier » mais tombent souvent sur des « petits » ! Dans les bistrots, les RG sont à l’affut des remarques du genre : « il fume des joints, lui … mais il est bien gentil ! ». Les endroits festifs sont très surveillés : à Grenoble, des médiateurs au profil de gorilles, viennent en renfort des équipes de sécurité de certains lieux festifs. La gendarmerie vient de prouver qu’elle n’a aucun scrupule à investir de grands concerts et y fouiller et contrôler tout le monde ! Le "testing" : s’étend du monde de la route (conduite automobile) à celui du travail. Et en garde à vue, « maladie » devenue plus fréquente à attraper que la grippe comme chacun le sait, au moindre doute d’un policier, c’est le bâton dans la bouche ! (Enfin, le test antidrogue, n’allez pas croire que … !)
La contestation est bâillonnée : le Mildca (anciennement Mildt) sert aussi de censeur au niveau des médias d’État et la loi de 70 limite l’expression de la Presse sur le sujet. "Enfin : c’est ceux qui payent qui donnent le ton" : il existe donc des lignes éditorialistes ... pas spécialement pro-cannabiques ! Rockin Squat et Sin Semillia ont osés chanter en direct d’un plateau TV, des chansons qui dérangent, on ne les verra plus jamais à la tété !
Les partis politiques sont bâillonnés sur la question et seules quelque voix isolées se font entendre. Mais au prix d’un lynchage médiatique et d’une volée de bois verts.
Source
Notons la présence d’un argument plus marginal : le sport réprime et dénonce la consommation cannabique privée, nous nous privons peut être de grand champions ! Enfin, l’exemple est surtout cité ici pour souligner le fait d’une exclusion totale. En termes de ce qui caractérise "l’Oppression,", l’État français ne peut pas faire mieux !
Ne pourrait-il y avoir à terme, des conséquences, du genre « guérilla urbaine » ?
Nous allons traiter sommairement de la question : ce n’en sera ici juste qu’une simple approche juste destiné à vous faire connaitre l’existence du sujet. Parce que c’est un livre que l’on pourrait écrire sur ce thème quasi sans fins.
1) Répression envers le grand crime : risque de guerre des gangs !
L’exemple de la dérive de violence au Mexique hante nos mémoires et ce pays espère sortir de cette spirale en s’intéressant aujourd’hui à l’idée de la légalisation !
Nous nous inquiétons de constater que la France s’engouffre dans la même erreur prohibitive et répressive, d’autant que de même groupes mafieux sont déjà développés de l’autre côté de la frontière dans des pays limitrophes.
Voulez-vous connaitre l’enfer du quotidien des mexicains ? Seul la légalisation et la liberté d’autoproduction peut vaincre les mafias et les trafiquants !
Regardez aux USA : le pays le plus répressif du monde, l’inventeur de toutes les prohibitions, le chef de file concernant celle des drogues, le "big-boss" aux Conventions et à l’ONU, ce "gendarme interplanétaire de la guerre contre la marijuana", capitule et légalise en douce chez lui ! Le bateau coule, les gars ... il faudrait vous réveiller !
2) Oppression du peuple : une dérive sécuritaire et une volonté de généralisation de la répression inquiétante, aux conséquences qui ne sont pas que judiciaires.
Je ne vais pas vous expliquer toutes les misères que la prohibition nous cause, cela tiendrait de la litanie. Toutefois, en vous en présentant certaines que j’ai vécues à mon niveau (je sais donc de quoi je parle), je suis certain de vous initier à l’intérêt que l’on puisse témoigner, à chercher à étudier et comprendre cet aspect indirect des effets de la répression.
D’autant que, rajouterai-je en passant, en période de crise, l’argent à moins d’odeur … et qu’il faut bien vivre, certains ne s’embarrassant pas d’une morale qui ne nourrit pas ! C’est une réalité qu’il ne faut pas ignorer : aujourd’hui, le secteur du trafic de stups est le seul qui embauche assurément ! La demande des deux principes : le produit et un travail, étant très forte ! Je vous demande pardon d’avoir à vous sortir brutalement la réalité des choses mais vous savez, cette image d’Épinal de la France des années 70-80 (peu de chômage, des gens heureux, libres, bien nourris et biens soignés, du travail de partout …) n’est plus ce que vivent aujourd’hui une partie toujours plus grandissante de notre population. Peu de personnes se contentent de rester des « laissés pour compte » et à « crever la bouche ouverte » pendant que pour d’autres, la vie est une fête !
La jeunesse n’a pas droit au RSA. Sa couche la plus paupérisée vie dans la rue à défaut d’autre endroit. C’est cette tranche-là qui est plus sujette à l’addiction et aux abus. C’est aussi la plus combattue par l’Etat – exception fait du problème des Roms pour qui la vie en France est devenue un enfer !
Ils couchent dans des tentes ou squattent, mais c’est instable et à force angoissant. Le squat est persécuté est à Grenoble par exemple, totalement prohibé. Des endroits entiers sont murés : on préfère laisser les gens crever au froid dehors. Constatons que l’on parle ici des effets de l’ancienne municipalité, la nouvelle semblant bien plus humaine sur ces questions-là ! Monsieur Piolle incarne un grand espoir de changement. Mais en tant que simple maire, il ne pourra pas tout faire, hélas !
Pour ce qui est du vécu jusqu’à présent : Liberté, Égalité … et quoi déjà ? Dans ces conditions, une partie de notre jeunesse s’auto-éduque avec une haine viscérale de cette société qui la rejette. C’est devenu culturel et deux écoles s’affrontent : une du rejet et de l’autodestruction, par la fête ou par la haine et un autre plus positive et créative, bien plus posée et constructive et comme par hasard, fortement axée sur le cannabis !
Alors, la prohibition des drogues déborde sur d’autres domaines de la Loi : les camping-cars sont interdits dans les villes, les préfectures empêchent les squats et les lieux culturels autogérés, certaines chansons sont interdites, les rassemblements à thèmes musicaux sont interdits ...
La Presse est muselée par la Loi et le Mildca (anciennement Mildt, on le saura à force), nous l’avons vus, sert de censeur publique … le tag qui, dans ces conditions est le seul moyen de communication qui reste, est systématiquement effacé dans les lieux les plus fréquentés.
La Presse relate le cas de patients jugés et condamnés. Certains tribunaux, plus cléments, dispensent de peine ! Un message est clair : la justice ne fera pas de jurisprudence, et ne remettra donc pas la Loi en question ! Et les préfectures persécutent les clubs d’auto-producteurs ... encore une chasse en pleine réserve !
La persécution des malades et des clubs d’autoproducteurs
C’est une « évolution culturelle » qui est combattue et dans notre constitution, c’est pourtant interdit (... une génération ne peut assujettir les générations futures à ses lois ...) !
Toutes formes de communications, spécialement celles des jeunes !
Quand vous tombez dans la rue : la période de Noël est la pire : tous les gens (ceux actifs) se gavent et vous vous crevez de froid, dehors, seul dans la nuit ! Le premier noël dans ces conditions est le pire. Dans le meilleur des cas, si on a des enfants, on pleure, dans le pire … on se suicide !
Après la faim, le froid et la crasse, l’ennui est une des pires punitions pour l’homme ! Seul, les week-ends sont très longs … surtout ceux à rallonge comme celui de Pâques !
La faim : c’est terrible, cela rend fou et c’est une grande souffrance ! Comme un manque ! Le froid : c’est horrible, y survivre vous rend haineux ! La crasse : c’est horripilant, à la longue, cela détruit votre propre estime. La solitude, c’est cela qui vous achève ! Et je vous prie de croire que même à dormir avec d’autres clochards sous un pont, vous restez seul !
Cette paupérisation des populations qui s’opère en France, est en partie alimentée par ce que nous vivons, nous, la gente du Peuple de l’Herbe. Des faits de la répression, on ne peut rouler en voiture (donc conduire pour le travail), on ne peut plus travailler dans des grandes boites (testing intrusif à la vie privée), on ne peut plus trainer dehors (contrôle au faciès et emmerdes incroyable à la moindre « boulette ») …
... nous en sommes réduits à rester au RSA et lorsqu’on se fait choper, à payer des amendes de plusieurs milliers d’euros (30 euros par mois sur x années). Merde ! Cela concerne plus de 13 millions de personnes dont peut-être 3,5 millions ou plus d’irréductibles fumeurs ! Et la répression est déjà si forte, que nous nous disons : « si ils (les racailles de la prohibition), serrent un peu plus la vis encore, la prochaine fois, ce sont les camps de concentration qui nous attendent » !
Pour l’avoir vécu : je vais vous parler d’un truc ! « Tomber dans la rue » est un modèle imposé (l’État est organisé en conséquence) de sorte à servir d’exemple à tous les autres citoyens. Vous flippez de cela, donc, vous serez les fesses et payez vos impôts. Vous allez bosser et fermez votre « bouche », (restons polis) ! C’est en gros, comme cela qu’ils maintiennent une certaine cohésion à leur système !
Quand vous « tombez dans la rue » donc, tout est fait pour que vous y restiez ! Avec le RSA, si vous êtes SDF, on ne vous loue pas d’appartement. Oubliez le privé, en plus, bien trop cher ! Et si grâce à Dieu, vous trouvez un logement, alors, miracle, la vie recommence ! Mais pour un qui y arrive, combien vont échouer ?
Les logements sociaux : à Grenoble, il y a encore peu, il fallait 7 ans d’attente, au minima. Comme la demande est reconductible chaque année sous peine d’être annulée, la plupart des SDF n’en bénéficiaient jamais.
Car une des réalités du truc, c’est qu’un SDF, bien souvent, ne traite jamais ses papiers. S’il traine un problème d’addiction, il en sera incapable de toute façon ! Et puis : comment pouvez-vous avoir un bureau dans la rue pour archiver vos papiers. C’est tellement évident qu’on n’y pense pas quand on n’a pas connu cette galère ! Nos services sociaux le savent très bien et en tiennent bien compte … prenez cette expression dans le sens de la mauvaise langue que je suis !
Mais, pour être honnête, les assistants sociaux ne sont pas à blâmer : ce n’est pas à leur niveau que les décisions sont prises. Eux, ils appliquent la loi - point barre ! Ils ne peuvent pas faire autrement. Celui qui s’occupe de moi, car on vous en colle un d’office quand vous "tombez dans la rue", est un très brave homme, presque un saint. Je ne veux pas salir tous ces "soldats du front de la misère" !
On ne peut vous coller que trois sortes d’intervenants quand vous "tombez à la rue" : un assistant social, un juge ou un psychiatre et parfois même les trois à la fois ! Un quatrième recours existe : mais il concerne la mafia !
« Les années passantes, les plus faibles meurent, discrètement et en silence ! Et c’est tant mieux ! … D’un point de vue « comptable » ! » C’est ce que constatent sur le terrain, tous les survivants qui, comme moi, sont encore en état de vous l’expliquer.
Devenir SDF commence par un choc psychique avant tout ! Certains ne s’en remettront même jamais. Un SDF reste en vie, allez, survie plutôt … une douzaine d’années au grand max … ! Il ne va donc pas nous coûter cher trop longtemps …. C’est un problème comptable tout cela : on fait des économies où on peut ! Soyez réalistes ! Évidemment, tout cela ne sera jamais … avoué !
3) L’avenir : « ben, … pas joli-joli ! »
C’est ou "ça", ou la "Guerre des gangs", et on ne nous demande pas de choisir ... juste de subir !
Le plan de lutte contre le stupéfiants de notre gouvernement (téléchargeable ici) a quasiment prévu d’éradiquer le problème drogue (anéantir, juguler, endiguer à trois fois rien …) et réussir là où les précédents gouvernements ont tous échoués depuis 44 ans !
Page qui présente le plan de lutte : ici
Si Le Monde Santé nous présente la chose comme « un plan timoré de lutte contre les addictions », la réalité vécue et une relecture comparative laissent comprendre à un véritable tour de vis répressif destiné à frapper un grand coup sans « faire dans la dentelle » !
Finalement, c’est le scénario de la prohibition de l’alcool qui nous attend : cela obligeait alors un tel brassage d’argent et un tel niveau de violence (quasi guerre civile), que les USA avaient dû re-légaliser l’alcool en toutes pompes en moins de 5 ans !
Décidément, ce gouvernement Hollande, nous avons une bonne raison de plus pour le détester ! Et l’homme est si impopulaire et a tant d’opposition que nous sommes obligés de donner un peu de la voix pour nous faire entendre : "Hohé : nous les "activistes cannabiques" n’aimons pas non plus monsieur François Hollande pour ce qu’il nous fait !"
Cet individu à ce poste d’importance, c’est un peu comme si le capitaine d’un paquebot de luxe était devenu fou et fonçait droit sur des rochers, "manettes à fond" ! Bientôt, grâce à son action, peut-être vous serez à même d’avoir à négocier avec les dealers en bas de votre quartier, pour pouvoir aller acheter du pain tranquille ! Hé, c’est une des parts du quotidien mexicain !
Il existe un autre scénario possible : la répression réussie son coup en mettant en place une dictature qui étouffe dans l’œuf cette nouvelle forme de criminalité. Et reste ensuite inflexible sur les questions de droits et de Sécurité (la leur). Quelque chose de bien plus large que la seule question des drogues qui empiétera sur les droits et libertés de « monsieur et madame tout le monde ». Mais ça, ce n’est pas possible en France, … noooooon ! C’est de la théorie du complot, ça … ! Cela ne peut pas arriver …. !
Ah, ah ahouai ? (prononcé à la Rockin Squat).
4) N’est-ce pas exagéré tout cela ? Existe-il seulement des raisons sérieuses de se préoccuper d’une telle dérive ?
Je vous concède le droit d’y penser et de l’exprimer. C’est même tout à fait sain et logique si vous vous posez cette question. Et je vais vous répondre, d’autant que ma tâche est ici facilitée : je vous ai donné tout à l’heure, un lien qui pointait sur un article de Wikipédia. Il s’agissait d’un article qui traitait de Lutte contre les narcotrafiquants au Mexique. Si vous le consultez, vous découvrirez (en bas de page) cette « partie juteuse » que je reproduis ici :
Implications internationales
En tant qu’organisations criminelles transnationales, « les cartels mexicains auraient commencé à infiltrer des éléments en Europe et sur le continent nord-américain dans le but d’y développer leurs activités criminelles »87, notamment en Espagne, point d’entrée principal des « narcos » par le Cartel de Sinaloa allié au Cartel du Golfe, à La Familia Michoacana et au MS-13. Si ce phénomène venait à se confirmer, il aurait des conséquences très importantes sur la criminalité en Europe, une « guerre des gangs » n’étant pas à exclure en pareil cas.[réf. nécessaire]
Dans un entretien de 8 octobre 2008 avec le directeur du programme anticrime du Bureau for International Narcotics and Law Enforcement Affairs du Département d’État, celui-là spécifia que le mouvement libanais étaient impliqué dans le trafic d’héroïne et de cannabis88 et selon le journal conservateur The Washington Times et le Service de recherche du Congrès, le Hezbollah aurait noué des contacts avec différents cartels afin de participer au trafic d’êtres humains et de stupéfiants transitant vers les États-Unis89,90. En dehors de l’intérêt financier, le Hezbollah en profiterait pour introduire clandestinement des activistes sur le sol américain et tenterait d’obtenir pour son compte - et pour celui de l’Iran - des matériels de haute technologie. En échange, les cartels mexicains recevraient armes et entraînement pour ses « sicaires »91. En juin 2010, Sue Myrick, représentante de la Caroline du Nord et membre du House Permanent Select Committee on Intelligence de la Chambre des représentants des États-Unis demande une commission d’enquête sur le sujet92 ... ".
Fin de l’extrait.
Il y a plein d’images comme celle-ci sur le Net (Google : guerre drogue Mexique massacres)
En consultant l’article de Wikipédia, vous aurez de nombreux liens présents dans le texte pour vous aider à approfondir le sujet.
Voilà-voilà, des raisons de s’inquiéter, voyez, cela ne manque pas ! C’est cela le "changement" ! Et ça fait peur, hein ?
Pour en revenir au fond de ce PS, constatez-le : je pourrai vous en parler pendant des heures encore, des jours même ! Cela suffira pour aujourd’hui, je pense. Mais l’actualité ne manquera pas de se charger de nous rappeler le sujet et nous auront certainement l’occasion d’y revenir un de ces jours !
JLB