"Il ne faut pas tenter le diable… Des représentants de la force publique amateurs d’herbe" par Micha (Sensi Seeds)
J’ai rencontré 3 sortes de flics en France (je parle pour ce que je connais) des "pro-cannabis "... si-si : ce n’est pas qu’ils fument (c’est possible parfois...) mais ils enfoncent la racaille et lèvent le pied sur les gens qui leurs semblent bien intégrés, voire les protègent (rapport au juge et procureur moins accablant) ! Et puis il y a des "bourrins"... en pagaille hélas, persuadés que le cannabis est un fléau (s’ils savaient ...). Enfin, il y a des "pourris", pas dans le classique sens corrompus, mais dans le sens politisé (c’est la même en pire variante) et qui vous chargent un max autant qu’un SS aurait pu le faire dans ses rapports, tout en sachant que le canna, ce n’est pas grand-chose ! Il n’est pas question ici de déverser de la haine sur les polices, pourtant on le pourrait légitimement (certains flics nous cassent les nouilles grave et pas toujours dans le respect du Droit) ! Mais je trouve que c’est très humain tout cela : l’État fait tout pour que ses policiers deviennent des "machines" obéissant aveuglément aux ordres et, dans le "tas", beaucoup restent quand même des êtres humains (pensent par eux-mêmes). C’est de l’ordre du "miracle" ! Il faut donc savoir distinguer quel genre de flics vous tombent dessus, lorsque cela, hélas, arrive. Les policiers (gendarmes et le reste) sont des gens ordinaires mais leur profession ne l’est pas ! Par exemple : quand vous voyez un accident à la TV, qui a massacré une famille entière sur les routes, vous voyez des images parfois terribles mais on vous protège de l’essentiel (le détail dans le sordide) ... Eux, ils vont ramasser les morceaux des gamins de la famille accidentée, éparpillés sur la route ou broyés dans la ferraille. Pouvez-vous imaginer cela ... non, vous ne pouvez pas ! Je comprends alors que certains agents se mettent à fumer des joints, ou boivent de l’alcool .... et je ne leur en veut pas, je vous l’ai dit, je trouve cela très humain ! Je m’interdis même de me moquer de cela ! C’est, de plus, une profession très exposée aux suicides. Je ne leur jetterai donc pas la pierre ... le cannabis peut vraiment en aider certains, comme il m’a aidé, moi, à supporter la terrible mort d’un très jeune enfant à laquelle j’ai assisté en direct (accident) ! Oh, trois fois rien ... je suis allé chercher un enfant de 2 ans et demi happé dans une broyeuse ... ! Sans le cannabis, je ne serai pas là, je vous le dit et vous ne liriez pas mes textes en ce moment. Le cannabis soigne le stress post traumatique : ce n’est pas une légende, c’est une réalité. Or, en temps de paix, les plus confrontés à cette réaction psychique destructrice sont les policiers. Il est temps de changer cette loi qui criminalise même des flics !
Des être humains ordinaires ... très exposés à toutes sortes de situations extra-ordinaires
Par Micha, publié le 16 mars 2015
http://sensiseeds.com/fr/blog/il-ne...
Il ne faut pas tenter le diable… Des représentants de la force publique amateurs d’herbe
« Pas de crime sans victime »
Il existe apparemment de plus en plus de cas de policiers qui auraient une affinité avec le cannabis.
L’expression éloquente pas de victime sans crime dit bien pourquoi tant de gens impliqués dans le business relatif au cannabis ne se sentent absolument pas coupables d’exercer de telles activités. Contrairement à d’autres délinquants, ils ne font en effet de mal à personne.
Depuis la recrudescence de cette plante illégale il y a une cinquantaine d’années, ce point de vue gagne de plus en plus de terrain auprès du public, bien que l’évolution soit très lente. C’est aussi le cas pour ceux qui sont chargés de faire respecter l’interdiction du cannabis. De nombreux policiers savent que la régulation du marché du cannabis ne constitue pas une menace pour nos valeurs. On sait maintenant aussi que le cannabis n’entraîne pratiquement pas de dépendance et possède des propriétés thérapeutiques appréciables.
Pourquoi un agent débrouillard devrait-il avoir mauvaise conscience quand, lors d’une perquisition, il en met quelques grammes de côté pour sa grand-mère malade ou pour soigner ses propres nerfs ? Dans le même temps, le marché noir, auquel la brigade des stupéfiants est confrontée de façon quotidienne, reste une source de bénéfices plus qu’intéressants. Les drogues confisquées ont souvent une valeur plusieurs fois supérieure au salaire annuel de l’agent chargé de leur confiscation et qui est déjà suffisamment frustré parce qu’il sait qu’il n’est pas possible de gagner la Guerre contre les drogues.
Par conséquent, quoi de plus logique que d’utiliser l’entrepôt des marchandises saisies comme un self-service pour compléter ses revenus, à l’aide de quelques lampes de culture à haute pression confisquées ? Alors que ce genre d’histoires n’étaient par le passé que des rumeurs, elles sont chose courante ces dernières années. Le portail américain stopthedrugwar.org a dressé une liste impressionnante de cas de policiers et autres représentants de la force publique ayant tiré des profits considérables de cette interdiction.
En Allemagne ainsi que dans le reste de l’Europe, il semble y avoir de plus en plus de représentants de la force publique amateurs d’herbe.
Des sites de production professionnels à Bâle
Un espace de culture en intérieur, source : freetobacco.info.
Dans la ville de Bâle en Suisse, où la consommation de cannabis ne donne pratiquement lieu à aucune poursuite, un site de production professionnel de 90 plantes a été découvert chez un couple de policiers, d’après une dépêche de la police. Ils sont soupçonnés d’avoir vendu leurs récoltes pendant des années. Selon le porte-parole de la police, le site démantelé était bien trop important pour être uniquement destiné à un usage personnel.
Série policière à Nimègue
En 2012, à Kekerdom près de Nimègue, des policiers trouvent le cadavre de Jan Petter, chef des services d’investigation de la région Gelderland-Sud. À côté de Petter gisent les corps de son ancienne compagne et de son compagnon. Tous les trois ont été tués par balles. En plus des trois corps, la police découvre sur le lieu du crime un site de production avec 224 plantes de cannabis, ainsi qu’un second site au domicile du couple assassiné à Millingen, qu’ils louaient à un autre fonctionnaire de police de la région Gelderland-Sud.
Collègue suspect à Braunschweig
En mars 2014, lors d’un contrôle de vente sur la voie publique dans la ville allemande de Braunschweig, les policiers arrêtent un homme en possession de 40 grammes de cannabis. Au cours de l’enquête consécutive, 60 plantes de cannabis ainsi que le matériel nécessaire à leur culture sont découverts au domicile du suspect, qui est un de leurs collègues. C’est seulement lorsque le quotidien Braunschweiger Zeitung exige des explications que la justice veut bien admettre que le suspect est un fonctionnaire de police ayant travaillé pendant des années à la brigade des narcotiques et faisant alors partie d’une unité mobile.
Peine de prison à Kempten
Six ans et demi d’emprisonnement pour le chef de file du trafic de drogues local, source : Spiegel online.
À Kempten en Bavière, où même la possession de quantités minimes de cannabis entraîne des poursuites pénales, le chef de la brigade des stupéfiants locale est condamné à 6 ans et demi de prison après la découverte d’1,8 kilo de cocaïne dans un placard à son domicile ainsi que pour coups et blessures à l’encontre de son épouse. Un producteur de cannabis de la même région est par ailleurs condamné à cinq mois de plus pour avoir cultivé 800 plantes de cannabis.
Trafic à Thuringe
Fin 2014, dans le Land de Thuringe en Allemagne, deux agents fédéraux sont pris en flagrant délit de trafic de méthamphétamine. Les deux agents de police sont soupçonnés d’avoir introduit illégalement au moins 38 fois 4 à 6 grammes de méthamphétamine en Allemagne pour leur usage personnel. En plus, les deux agents, qui selon leurs propres dires sont « moyennement dépendants à la drogue », sont accusés d’avoir introduit illégalement une quantité importante de méthamphétamine au moins une fois. Ils auraient aussi fait du trafic de cannabis pendant des années.
Test de dépistage de drogues ? Non merci, par pour nous !
Il s’agit seulement des exemples les plus marquants de ces dernières années, et nous ne prétendons pas être exhaustifs. Il y a encore bien plus de petits poissons dans la mer, ainsi les exemples d’un fonctionnaire malade qui n’a pas d’ordonnance pour du cannabis médical et pique un peu de cannabis, du fonctionnaire dealer de haschich en Bavière ou du petit trafiquant en uniforme. Bien que l’Allemagne oblige à enregistrer les délits commis par des fonctionnaires de police, il n’est pas clair de quel type de délit il s’agit. L’exemple le plus évident est le cas de la Bavière. D’après les données répertoriées à Munich, 23 cas ont été enregistrés en 2013. Mais les véritables chiffres sont bien plus élevés. Les mauvaises langues prétendent que c’est la vraie raison pour laquelle les syndicats de police s’opposent depuis des années à l’introduction d’un test de dépistage de drogues.
Coupable ou victime ?
Le professeur belge Tom DeCorte.
Nous ne devons cependant pas juger les agents de police qui dévient du droit chemin selon les mêmes critères que ceux que nous avons toujours critiqués. Au lieu de les montrer du doigt, nous devrions comprendre que leur comportement est la conséquence logique de la politique des stupéfiants actuelle. Au même titre que le petit fumeur de hasch de quartier, ils sont victimes d’une politique des stupéfiants qui date d’une autre époque, car en plus de subir des conséquences judiciaires, ils perdent aussi généralement leur emploi et leurs droits à une retraite.
Le professeur belge Tom Decorte, criminologue membre du groupe de travail Droit pénal et Criminologie à la faculté de droit de l’Université de Gand, a un jour dit que le travail de la police revenait à « mettre un cautère sur une jambe de bois ».
Il est donc temps de remédier vraiment à cette situation !
P.-S.
Je dédicace cet article à mon copain d’enfance et d’école, Gilles X, gendarme aujourd’hui, blessé par balle en mission ... c’est une vieille histoire déjà !
A part cela, les flics français, qui sont parmi nos plus fidèles lecteurs (hé-hé), vont peut-être nous lire encore plus que d’habitude ... !
(Oui, c’est ainsi que l’on nous désigne).
Tout ceci dit, si je les défends un peu ici, je ne change pas de point de vue à leur sujet quand ils en viennent à nous casser les nouilles ... ! "Fuck !" Y’a pas de haine : on dira qu’on les "aime bien" ... mais de loin, très loin !
JLB