"Inde : des peintures millénaires préservées grâce au cannabis" par Direct Matin

Ces grottes constituent un ensemble de cavités naturelles élargies et d’autres creusées de main d’homme au VIème et XIème siècle après Jésus-Christ, le tout ayant la fonction de Temple. L’article ne parle pas de vernis de chanvre protégeant la surface pigmentée, mais plutôt d’enduits comme support aux peintures dans lequel était incorporé des particules de chanvre visiblement utilisés en raison de leurs propriétés d’agents fixateurs et d’isolant. Ce qui a eu pour effet de bien mieux conserver les peintures que dans un autre temple du même genre qui n’avait pas utilisé cette technique. On parle ici d’une bonne conservation sur un période de 1500 ans en milieu couvert mais ouvert, ce qui ne peut que laisser rêveuses les entreprises de bâtiment actuelles. Précisons qu’en milieux fermé, ces enduits au chanvre pourraient théoriquement se conserver plus longtemps encore. Mais en a t-on vraiment l’utilité ?


Par Direct Matin Mis à jour le 12 Mars 2016 à 23:09 Publié le 12 Mars 2016 à 16:36

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Inde : des peintures millénaires préservées grâce au cannabis

Le chanvre a été utilisé comme matière première dans la construction du site d’Ellorâ [RAUL ARBOLEDA / AFP]

Une récente étude publiée dans le journal Current Science démontre que le chanvre a contribué à préserver des affres du temps les peintures rupestres des grottes d’Ellorâ (Inde).

Inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO, les cavernes d’Ellorâ situées dans la partie ouest de l’Inde, ont été construites entre les VIème et XIème siècle après Jésus-Christ. En plus de ces cavités rocheuses, qui abritent des peintures rupestres protégées, le site est également constitué d’un ensemble de 34 temples taillés dans la pierre.

In case you missed it... Ellora Caves https://t.co/INPTkDep0n pic.twitter.com/xGy0EzPsZZ — Ancient History (@ahencyclopedia) 11 mars 2016

Dans cette étude, des scientifiques de l’Archeological Survey of India (ASI), l’agence indienne en charge de la préservation du patrimoine archéologique du pays, affirment qu’une matière première, issue d’un mélange de feuilles de chanvre, d’argile, de plâtre et de chaux, utilisée dans l’édification du site, a joué un rôle essentiel dans sa préservation. Les chercheurs sont parvenus à isoler des échantillons de chanvre contenus dans cet alliage à l’aide d’un microscope à balayage électronique.

Des propriétés de conservation uniques

Le rapport indique que l’analyse des « reliquats de chanvre issus de l’échantillon du mélange d’argile et de plâtre prélevés à Ellorâ, laissent suggérer qu’ils ont été utilisés en raison de leurs propriétés d’agent fixateur et d’isolant. Des études européennes ont estimé entre six et huit siècles la durée de vie d’un mur en briques de chanvre. Ceux d’Ellorâ sont conservés depuis plus de 1500 ans. Cette longévité s’explique par les propriétés particulières du chanvre qui est fibreux et pérenne. »

Tout le contraire des grottes voisines d’Ajanta (Inde), elles aussi inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO. L’étude démontre que sur ce site, où le chanvre n’a pas été utilisé, 25 % des peintures qui s’y trouvent sont endommagées du fait de l’activité d’insectes rampants.