"Israël prend très au sérieux le cannabis thérapeutique" par i24News

"Pour le cannabis aussi, nous sommes en terre promise, avec un bon climat, 300 jours de soleil par an, une humidité parfaitement adaptée", résume Tamir Gedo ... oui mais, ce n’est pas pour dire comme Dieudonné mais, fabriquer une plante de chanvre OGM, c’est un petit-peu considérer que Dieu aurait mal fait son travail et que l’être humain doit le corriger ... un blasphème que Chanvre Info ne désire pas soutenir et même dénoncer ! Il existe déjà des variétés de chanvre qui produisent très peu de THC (taux insignifiants), alors pourquoi jouer aux apprentis sorciers sans raison autre que la vanité, des brevets immoraux sur le vivant et faire plaisir aux acteurs de la prohibition ... ? Pour le reste, Israël fait preuve d’avancées remarquables que nous saluons ! Dans le second article, j’ai rajouté une photo sur la Cannatech (Raphael Mechoulam).


Par AFP - Le Journal - 27/03/2016, publié le même jour à 08:49, mis à jour : 10:49

http://www.i24news.tv/fr/actu/israe...

Israël prend très au sérieux le cannabis thérapeutique


Israël prend très au sérieux le cannabis... par i24news-fr

La consommation récréative de cannabis est illégale, mais depuis 10 ans son usage thérapeutique est encouragée

Pour un peu, cette installation protégée par un fossé, un mur d’enceinte, des barbelés, des caméras et des hommes en armes ferait penser à une base militaire israélienne. S’il ne s’en dégageait cette légère odeur âcre de marijuana.

Ici, à la périphérie d’un paisible village du nord d’Israël, poussent à l’abri des regards 50.000 plants issus de 230 variétés différentes dans la deuxième plus grande ferme de cannabis médical du pays.

"Pour le cannabis aussi, nous sommes en terre promise, avec un bon climat, 300 jours de soleil par an, une humidité parfaitement adaptée", résume Tamir Gedo, le PDG de B.O.L Pharma, société pharmaceutique habilitée par le ministère de la Santé à faire pousser et distribuer du cannabis thérapeutique.

En Israël, la consommation récréative de cannabis est illégale. Mais l’État autorise et encourage depuis 10 ans le cannabis thérapeutique.

En 2015, les médecins ont prescrit du cannabis médical à environ 25.000 patients atteints de cancer, d’épilepsie, de stress post-traumatique ou de maladies dégénératives, non pas pour soigner leur mal, mais pour en atténuer les symptômes.

Jack Guez (AFP) "L’usage récréatif du cannabis est illégal dans l’Etat juif, tandis que depuis 10 ans, son utilisation thérapeutique n’est pas seulement autorisé, mais encouragé"

L’emploi du cannabis à des fins thérapeutiques divise les médecins autour des questions de la dépendance et des troubles du comportement comme l’agressivité. Le cannabis présente les vertus reconnues de longue date de raviver l’appétit, réduire les troubles du sommeil, et possède des propriétés anxiolytiques et même anti-inflammatoires, objectent ses prescripteurs.

Ils soulignent que, dans le domaine de la recherche sur le cannabis, tout reste à défricher. Cette recherche avance plus vite en Israël qu’ailleurs. Les autorités sont plus libérales et les tests cliniques sur les humains échappent à la réglementation, contrairement à d’autres pays.

"Canna-Hub mondial"

De plus en plus d’entrepreneurs, de chercheurs et d’investisseurs se lancent donc dans ce business, à la recherche d’une herbe de pointe : un médicament purifié, dosable et avec le moins d’effet planant possible.

Dans l’enceinte de B.O.L (Breath of Life, souffle de vie) Pharma, complexe de serres et de laboratoires sur deux hectares, chaque plant est bichonné par un logiciel, qui, à distance, contrôle 24h/24 les paramètres biochimiques.

La culture de cannabis médical nécessite une surveillance particulière de certains composants actifs, comme le THC, molécule psychotrope qui donne l’impression de planer et qui n’est pas recommandée pour tous les patients, notamment les enfants.

"Sous l’égide du ministère, qui a toujours une attitude pionnière sur le sujet, on a forgé notre expertise en matière d’essais cliniques et maintenant on peut la partager avec de nombreuses compagnies aux Etats-Unis ou en Europe", dit le patron de B.O.L Pharma.

Il évoque de premiers résultats, entre autres, sur des patients souffrant de la maladie de Crohn, caractérisée par une inflammation chronique de l’intestin, des diarrhées à répétition et des douleurs abdominales.

Israël n’a pas le droit d’exporter ses fleurs de cannabis, le produit de ses récoltes. Il mise en revanche sur l’exportation d’une expertise agronomique, médicale et même technologique pour devenir un "Canna-Hub" mondial.

Une vingtaine d’équipes universitaires locales se sont spécialisées dans le domaine. La prestigieuse université hébraïque de Jérusalem vient d’inaugurer son Centre de recherche du cannabis.

Inhalateur, vaporettes et huile essentielles

Environ 200 acteurs du secteur étaient réunis début mars à Tel-Aviv pour le CannaTech, salon annuel de l’innovation en la matière.

Les yeux un peu rouges pour certains, malgré l’interdiction de consommer clairement annoncée, les entrepreneurs en costume exposaient leurs produits : des vaporettes semblables à des cigarettes électroniques mais destinées au cannabis médical, des produits contre la bouche pâteuse, des crèmes et onguents à base de cannabis.

Plusieurs start-up s’en tiennent aux produits dérivés, un peu gadgets. D’autres voient plus grand.

"Regardez ce qui s’est passé en deux ans, la vitesse à laquelle la légalisation du cannabis progresse. Cette opportunité, on ne va pas la manquer et vu ce que mettent sur la table les premiers investisseurs, on sent que ça va être très gros", claironne Saul Kaye, à la tête du premier incubateur de start-up israéliennes engagées dans l’industrie du cannabis.

En janvier, le géant américain du tabac Philip Morris a investi 20 millions de dollars dans la firme israélienne Syke, spécialisée dans les inhalateurs de cannabis médical, sorte de cousin sage de la pipe à eau ("bang") des fumeurs d’herbe.

Au même moment, l’entreprise israélienne Eybna annonçait avoir mis au point les premières essences de cannabis garanties sans aucune substance illégale.

Fin de l’article.


Ici, un nouvel article sur le même thème nous apprend qu’une méga-entreprise du Tabac (au moins) investit dans la vaporisation du cannabis médical. Chanvre Info attire votre attention sur le fait que les relatives légalisations du cannabis médical sont offertes sur un plateau aux industries hyper riches et puissantes déjà existantes et pour ce faire, préparent des lois restrictives concernant l’accès direct des particuliers à cette plante. Chanvre Info n’aime pas les entreprise du Tabac d’autant qu’elles sont reliées - pour la plupart - à l’industrie Illuminati (ou Nouvel ordre mondial Maçonnique selon votre interprétation). Nous aimerions les voir disparaitre et leurs dirigeants emprisonnés ... Un prochain article suivra qui vous expliquera que ces industries, condamnées à disparaitre dans une logique antitabac des états occidentaux, voient une "bouée de survie" dans le chanvre médical et récréatif.


Par afp/nxp, Créé : 27.03.2016, 06h52

http://www.tdg.ch/sante/sante/Israe...

Israël prend très au sérieux le cannabis thérapeutique

Santé Le gouvernement autorise la recherche et la production depuis 10 ans.

Un ingénieur agronome de B.O.L Pharma, dans le nord d’Israël, le 9 mars 2016. Image AFP 27.03.2016

Pour un peu, cette installation protégée par un fossé, un mur d’enceinte, des barbelés, des caméras et des hommes en armes ferait penser à une base militaire israélienne. S’il ne s’en dégageait cette légère odeur âcre de marijuana.

Ici, à la périphérie d’un paisible village du nord d’Israël, poussent à l’abri des regards 50’000 plants issus de 230 variétés différentes dans la deuxième plus grande ferme de cannabis médical du pays.

« Pour le cannabis aussi, nous sommes en terre promise, avec un bon climat, 300 jours de soleil par an, une humidité parfaitement adaptée », résume Tamir Gedo, le PDG de B.O.L Pharma, société pharmaceutique habilitée par le ministère de la Santé à faire pousser et distribuer du cannabis thérapeutique.

25’000 patients

En Israël, la consommation récréative de cannabis est illégale. Mais l’Etat autorise et encourage depuis 10 ans le cannabis thérapeutique.

En 2015, les médecins ont prescrit du cannabis médical à environ 25’000 patients atteints de cancer, d’épilepsie, de stress post-traumatique ou de maladies dégénératives, non pas pour soigner leur mal, mais pour en atténuer les symptômes.

L’emploi du cannabis à des fins thérapeutiques divise les médecins autour des questions de la dépendance et des troubles du comportement comme l’agressivité. Le cannabis présente les vertus reconnues de longue date de raviver l’appétit, réduire les troubles du sommeil, et possède des propriétés anxiolytiques et même anti-inflammatoires, objectent ses prescripteurs.

Tests cliniques sur les humains

Ils soulignent que, dans le domaine de la recherche sur le cannabis, tout reste à défricher. Cette recherche avance plus vite en Israël qu’ailleurs. Les autorités sont plus libérales et les tests cliniques sur les humains échappent à la réglementation, contrairement à d’autres pays.

De plus en plus d’entrepreneurs, de chercheurs et d’investisseurs se lancent donc dans ce business, à la recherche d’une herbe de pointe : un médicament purifié, dosable et avec le moins d’effet planant possible.

Dans l’enceinte de B.O.L (Breath of Life, souffle de vie) Pharma, complexe de serres et de laboratoires sur deux hectares, chaque plant est bichonné par un logiciel, qui, à distance, contrôle 24h/24 les paramètres biochimiques.

Surveillance des composants

La culture de cannabis médical nécessite une surveillance particulière de certains composants actifs, comme le THC, molécule psychotrope qui donne l’impression de planer et qui n’est pas recommandée pour tous les patients, notamment les enfants.

« Sous l’égide du ministère, qui a toujours une attitude pionnière sur le sujet, on a forgé notre expertise en matière d’essais cliniques et maintenant on peut la partager avec de nombreuses compagnies aux Etats-Unis ou en Europe », dit le patron de B.O.L Pharma.

Il évoque de premiers résultats, entre autres, sur des patients souffrant de la maladie de Crohn, caractérisée par une inflammation chronique de l’intestin, des diarrhées à répétition et des douleurs abdominales.

Expertise agronomique

Israël n’a pas le droit d’exporter ses fleurs de cannabis, le produit de ses récoltes. Il mise en revanche sur l’exportation d’une expertise agronomique, médicale et même technologique pour devenir un « Canna-Hub » mondial.

Une vingtaine d’équipes universitaires locales se sont spécialisées dans le domaine. La prestigieuse université hébraïque de Jérusalem vient d’inaugurer son Centre de recherche du cannabis.

Environ 200 acteurs du secteur étaient réunis début mars à Tel-Aviv pour le CannaTech, salon annuel de l’innovation en la matière.

Les yeux un peu rouges pour certains, malgré l’interdiction de consommer clairement annoncée, les entrepreneurs en costume exposaient leurs produits : des vaporettes semblables à des cigarettes électroniques mais destinées au cannabis médical, des produits contre la bouche pâteuse, des crèmes et onguents à base de cannabis.

Philip Morris investit 20 millions de dollars

Plusieurs start-up s’en tiennent aux produits dérivés, un peu gadgets. D’autres voient plus grand.

« Regardez ce qui s’est passé en deux ans, la vitesse à laquelle la légalisation du cannabis progresse. Cette opportunité, on ne va pas la manquer et vu ce que mettent sur la table les premiers investisseurs, on sent que ça va être très gros », claironne Saul Kaye, à la tête du premier incubateur de start-up israéliennes engagées dans l’industrie du cannabis.

En janvier, le géant américain du tabac Philip Morris a investi 20 millions de dollars dans la firme israélienne Syke, spécialisée dans les inhalateurs de cannabis médical, sorte de cousin sage de la pipe à eau (« bang ») des fumeurs d’herbe.

Au même moment, l’entreprise israélienne Eybna annonçait avoir mis au point les premières essences de cannabis garanties sans aucune substance illégale.