Italie : Le gouvernement fait passer la loi sur les stupéfiants, sous forme d’amendement au décret sur les Jeux Olympiques.

C’est la Mafia qui veut recruter les futurs Tôlards qui fument seulement des Joints
"D’abord il vote et impose de voter pour envoyer les jeunes en prison, ensuite il passe à la télé et déclare que somme toute, il n’y a pas de mal à fumer un joint".

Le gouvernement a obtenu la confiance du sénat en ce qui concerne les normes sur la drogue, sous forme d’amendement au décret sur les Jeux Olympiques.
- Marco Perduca, secrétaire de la Lia, a rappelé combien ce texte se trouve en contradiction ave l’issue du référendum des Radicaux de 1993 qui abolissait le concept de la quantité pour distinguer un consommateur d’un dealer, s’orientant ainsi vers une philosophie anti-prohibitionniste, même si celle-ci n’a jamais été complètement appliquée. La réforme fait partie "d’une formulation philosophique générale de la Casa delle Libertà, en vertu de laquelle le citoyen doit surtout être protégé de lui-même".
- "Nous assistons désormais en Italie à une situation où il n’y a plus de libertés personnelles : pour fumer un joint, il faut aller en Hollande", tel est le commentaire de Emma Bonino, député radicale au parlement européen.

Après avoir donné son nom à la réforme des normes sur les drogues, le numéro 2 du gouvernement, à la fois ministre des Affaires étrangères et leader du parti de droite "Alleanza Nazionale", Gianfranco Fini, a admis avoir fumé un joint il y a des années en Jamaïque et en avoir été étourdi pendant deux jours.

- Un choix curieux, ou une opération "sympathie", commente le secrétaire de Radicali Italiani, Daniele Capezzone. "D’abord il vote et impose de voter pour envoyer les jeunes en prison, ensuite il passe à la télé et déclare que somme toute, il n’y a pas de mal à fumer un joint".

Marco Contini, secrétaire de Antiproibizionisti.it, rappelle comment "en vertu de la législation en vigueur en matière de drogues (parmi lesquelles le cannabis et ses dérivés) à la Jamaïque, non seulement la culture, mais aussi la consommation, y sont illégales". Il semblerait donc que notre ministre des Affaires étrangères ait coutume de se rendre à l’étranger pour violer la loi".

http://www.antiprohibitionist.org/

LiaFax 08 Février 2006