(Justice - France) "Le cannabis contre le mal de dos " par La Provence.com

L’article n’en possédant pas, j’ai rajouté une image d’illustration.


Publié le 27 aout 2015 à 16H45

http://www.laprovence.com/actu/fait...

Le cannabis contre le mal de dos

C’était à Nîmes, le 7 mai dernier. La police intercepte un véhicule, et il s’avère que le conducteur, Jason Mahaut, 21 ans, qui réside à Fos, conduisait sans permis. Deux autres personnes sont à bord. Dans la boîte à gants, ils retrouvent quatre grammes de cannabis. Il reconnaît sa consommation. La présidente Marion Chavarot lui demande s’il a essayé d’arrêter : "Ouais, mais j’ai repris avec mon accident, j’ai mal au dos, ça m’aide à dormir", répond le jeune homme. "Et les médecins n’ont pas d’autres solutions que le cannabis ?", interroge la juge. "Les cachets, mais bon..." répond le prévenu. "Sauf que les médicaments sont légaux, le cannabis non", rétorque la présidente. Titulaire d’un bac pro de mécanique, il est en maladie depuis un accident, "on doit m’opérer deux fois", précise-t-il. Récidiviste, il a été condamné l’année dernière pour des faits similaires. Permis annulé

"Il dit fumer quatre joints par jour pour un coût de 200€ par mois", note le procureur. "Son permis a été annulé en novembre 2014, mais il persiste et signe dans cette attitude, n’a pas l’intention d’arrêter sa consommation", ajoute le parquet, qui conclut : "La route est un espace public, siquelqu’un n’a plus son permis, c’est parce qu’il est dangereux pour les autres". Il requiert huit mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans, avec obligation de soins.

Le prévenu n’ayant pas d’avocat, il a la parole pour sa défense : "J’ai conduit que dans Nîmes car on devait retrouver des autres à un Carrefour et je connaissais. C’est un ami qui avait conduit depuis Fos", déclare-t-il. Il ajoute qu’il est "en train de repasser le permis".

Le délibéré tombe : le tribunal le relaxe pour le transport et la détention, au vu de la faible quantité, mais le déclare coupable pour l’usage. Il est condamné à 100 jours amende à 5€ ; s’il ne les paie pas, il fera 100 jours de prison, lui précise la juge.