L’Italie va cultiver son cannabis médical et produira ses propres médicaments.
L’Italie, qui avait légalisé le cannabis médical en 2013, est en train de plancher sérieusement sur l’idée de produire directement leur propret cannabis médical et d’en assurer la culture et la transformation en médicaments. Voici deux articles complémentaires qui font mentions de ces informations.
Premier article :

Publié le 08 septembre 2014
http://apocalisselaica.net/fr/focus...
Traduit de l’italien avec arrangements.
Cannabis médical : une bonne culture. Nous garantissons l’accès des malades.

Cannabis
Déclaration de Filomena Gallo, secrétaire de Luca Coscioni, sous réserve d’approbation du Parti Radical :
« Les nouvelles du lancement d’une culture de cannabis à des fins médicinales en Italie nous rendent très heureux. Car assurer l’accès à ces soins n’est pas tant une question de civilisation, c’est, plus profondément, une question d’humanité : nous devons faire face à la douleur de milliers de patients qui sont maintenant forcés d’attendre et jongler avec des paperasserie interminables, lorsqu’ils ne sont pas obligés de se tourner vers les trafiquants de drogue ". déclara Filomena Gallo, secrétaire de l’association Luca Coscioni constituant l’objet du Parti radical, qui a mené une longue campagne portant sur la marijuana médicale.
"Dès Juin dernier - lors d’une conférence organisée par le Sénat et par le Luca Coscioni-Une bonne loi" - avait soutenu la proposition de confier à l’usine pharmaceutique chimique militaire à Florence, une structure relevant directement du Ministère de la Défense, la production de médicaments cannabinoïdes. Aujourd’hui, cette proposition semble venir se concrétiser, grâce à un protocole d’entente entre le ministère de la Santé et le ministère de la Défense et au travail conjoint de techniciens et d’experts des deux ministères. Bien sûr, il s’agit d’une première étape, nous allons donc continuer à être vigilants et à exhorter les autorités concernées pour y arriver le plus rapidement possible et avec le maximum de garantie pour les patients".
Il s’agit d’une première étape qui détermine également un double avantage à la fois au niveau des attentes des malades ou d’épargne pour la santé évitant ainsi des coûts élevés pour la fourniture de l’étranger. Il conclut par : « peut-être que nous sommes vraiment à la fin d’un biais idéologique qui a dispersé les obstacles pour de nombreuses années à la fois dans le domaine de la recherche scientifique sur les politiques que sur la santé."
Deuxième article :
Par Ariel F. Dumont, à Rome, publié le 08/09/2014
http://www.lequotidiendumedecin.fr/...
L’Italie autorise la production du cannabis à des fins thérapeutiques
Crédit photo : AFP
L’adoption la semaine dernière d’un dispositif gouvernemental autorisant la culture du cannabis à des fins thérapeutiques, a brisé un tabou qui pénalisait les patients et plombait les comptes de la sécurité sociale italienne.
« Il ne s’agit pas de libéraliser la marijuana mais de faire preuve d’ouverture d’un point de vue pharmacologique et médical », a toutefois souligné la ministre de la Santé, Beatrice Lorenzin. Selon l’accord peaufiné à la fin de l’été par les ministères de la Défense et de la Santé, seule l’armée pourra cultiver la marijuana et dans des conditions particulières.
Un coût trop exorbitant pour la sécu
Depuis l’adoption en 2010 de la loi antidouleur, les patients atteints de pathologie importantes et particulièrement douloureuses, peuvent avoir accès aux traitements à base de cannabis dont les propriétés antidouleur sont reconnues par la communauté médicale internationale. Mais seulement en théorie, le coût exorbitant de ce type de produits pris en charge par la sécurité sociale italienne imposant des restrictions au niveau du nombre d’utilisateurs. Une enquête réalisée par un site médical italien a révélé que seulement une soixantaine de patients ont accès, en l’état actuel, aux protocoles antidouleur à base de cannabis.
Selon les calculs des experts, le cannabis made in Italie devrait faire chuter les prix des médicaments. À titre d’exemple, une ampoule remplie d’un produit pharmaceutique à base de cannabis peut coûter jusqu’à 700 euros. Trop pour la sécurité sociale italienne dont les comptes sont déjà complètement plombés par les coupes budgétaires et les erreurs de gestion dans le service public. À l’origine de ces prix exorbitants, l’obligation pour l’Italie et l’ensemble de la chaîne pharmaceutique d’importer la totalité de ses besoins pharmaceutiques de cannabis. Pour mettre un terme à cette dépendance qui se traduit par une réduction du nombre de patients ayant accès aux médicaments remboursés par la sécurité sociale, le gouvernement a décidé de monter ses propres plantations.
Première production au printemps
Selon l’accord peaufiné par les ministres de la Défense et de la Santé impliqués dans ce dossier, la marijuana sera cultivée dans les établissements chimiques de l’armée situés à Florence et construits en 1853 lors de la création à Turin d’un dépôt pharmaceutique militaire. Le gouvernement prévoit de lancer les premiers médicaments dès le printemps prochain. « La marijuana est un excellent produit, un sédatif qui agit contre la nausée et les vomissements, par exemple. Mais comme il s’agit aussi d’une substance classée dans la catégorie des stupéfiants, on a toujours un peu peur de l’utiliser », estime Umberto Veronesi. L’ancien ministre de la Santé et cancérologue, ajoute : « Le même problème s’est posé pendant des années avec la morphine, un autre antidouleur important, interdite pour des questions d’ordre moral. Cultiver et utiliser la marijuana est une bonne chose, si c’est à des fins thérapeutiques. »