"L’émergence du business du cannabis légal aux Etats Unis" par Cannabis sans Frontières

21 janvier, 2015

http://cannabissansfrontieres.org/l...

L’émergence du business du cannabis légal aux Etats Unis

Le lan­ce­ment de la firme Mar­ley Na­tu­ral a fait son méga-buzz pla­né­taire. Avant même de connaître la ca­pa­cité de cette en­tre­prise à pro­duire une herbe de qua­lité re­con­nue, donc re­cher­chée, le monde en­tier est déjà tenu en ha­leine, prêt à dé­gai­ner la carte bleue pour pas­ser com­mande.

Moins pro­lixes étaient les ar­ticles pour mon­trer qui ti­raient les fi­celles de cette en­tre­prise s’ap­puyant, pour de­ve­nir cé­lèbre, sur le nom de l’icône du reg­gae ja­maï­cain, Ro­bert Nesta Mar­ley.

En effet, per­sonne ne sait que c’est cette hol­ding Pi­va­teer Hol­dings qui contrôle les opé­ra­tions de mar­ke­ting.

Nul doute que les ap­pé­tits du grand ca­pi­tal viennent au­jour­d’hui sou­te­nir ce sec­teur nou­vel­le­ment ré­gle­menté, et qui dé­gage des pers­pec­tives fa­ra­mi­neuses de re­tour sur in­ves­tis­se­ment - jus­qu’au jour où la bulle écla­tera.

On peut se faire une toute pe­tite idée de ce dy­na­misme éco­no­mique en ob­ser­vant le sec­teur du can­na­bis aux fins thé­ra­peu­tiques où les spé­cia­li­sa­tions sont nom­breuses, tant les ap­pli­ca­tions sont ex­po­nen­tielles, et plus lar­ge­ment le mo­teur de re­cherche dans ces offres d’em­plois.

Plus concrè­te­ment, ce sont des cen­taines de mil­liers de dol­lars qui sont in­ves­tis, et une dé­mons­tra­tion de la vi­gueur du dé­ve­lop­pe­ment de cette nou­velle in­dus­trie s’est en­core af­fir­mée lors du 3ème salon qui s’est tenu à Las Vegas le 12-13-14 no­vembre où plus de 3000 per­sonnes se sont ras­sem­blés, et à la fin de ce re­por­tage les pré­sen­ta­teurs ne cachent pas leurs convic­tions de voir voté dans le Ne­vada en 2016, une in­ia­ti­tive si­mi­laire à celle votée dans l’Etat voi­sin du Co­lo­rado.

Et pour en­core mieux dé­mon­trer la vi­gueur du phé­no­mène, il suf­fit de fouiller cette "Bourse du mar­ché can­na­bique", ou d’ob­ser­ver les évo­lu­tions ré­centes de quelques en­tre­prises pion­nières comme EN­DEXX ou sim­ple­ment de lire le Wall Street Jour­nal af­fir­mant que les tra­fi­quants ont fait place aux in­ves­tis­seurs en cos­tards-cra­vates.

Par exemple, dans ce ques­tion­naire préa­lable à l’or­ga­ni­sa­tion de la pro­chaine Weed­Stock confe­rence, les ac­teurs du mar­ché doivent se pro­non­cer pour leur ac­cré­di­ta­tion en qua­lité d’in­ves­tis­seur. La liste des en­tre­prises par­te­naires de la pre­mière confé­rence or­ga­ni­sée à Den­ver du 29 juin au 1 juillet 2014, montre que ce "syn­di­cat des en­tre­prises de la fi­lière can­na­bi­cole" pèse déjà plu­sieurs mil­lions de dol­lars.

Autre exemple si­gni­fi­ca­tif en soi, Indie Gro­wers As­so­cia­tion, cette en­tre­prise co­opé­ra­tive de can­na­bi­cul­teurs qui contri­bue à dé­ve­lop­per la pro­duc­tion can­na­bi­cole en louant des zones de culture en terre ou en serre et des es­paces de sto­ckage et condi­tion­ne­ment, afin de pal­lier aux dif­fi­cul­tés ren­con­trées par les nou­veaux dé­ten­teurs de li­cence.

Une dé­mons­tra­tion écla­tante de ce nou­veau "rêve amé­ri­cain" ré­su­mera notre ar­ticle avec ce spot de pré­sen­ta­tion de la firme Ame­ri­can Green sou­hai­tant cou­vrir tous les sec­teurs de la pro­duc­tion de graines à la vente du can­na­bis au dé­tail, en pas­sant par le dé­ve­lop­pe­ment de ma­té­riels de culture et de tech­no­lo­gies nou­velles ...