"L’ex-toxicomane à l’amende" par lamontagne.fr

Je tiens à ce que vous lisez ce petit "fait divers". Le terme me dérange, car la condamnation d’un homme ou d’une femme, même lorsque la peine est minime comme ici, n’est pas un acte anodin ! « Fait divers » est donc péjoratif mais reste synonyme d’une banalisation du phénomène du cannabis dans les médias ! Un homme qui visiblement n’est ni un trafiquant, ni même un consommateur chevronné, s’est fait pincer avec sa petite culture. Il passe en tribunal et j’aimerai bien que, vous tous ici présents, lectrices, lecteurs, étudiez l’argumentation du juge et surtout, celle de madame la procureure, lorsqu’elle insiste sur des soi-disant dangers du produit ! L’affaire est jugée devant un parterre de collégiens ... Enfin, nous savons presque tous que le tribunal n’est que du théâtre ... sauf pour le condamné ! Aujourd’hui, comme l’audience se déroule devant des enfants, la juge est d’humeur clémente ... à condition que le prévenu joue bien le jeu du désolé-repentit ! Je vais vous dire : cette histoire est lamentable. La juge enseigne ici deux choses aux élèves : en premier lieu des mensonges (officiels - obligatoires) dont ils ne tarderont pas à découvrir la nature en grandissant, en second lieu, qu’ils ne sont pas libres, amendables et corvéables à chaque instant ! Un peu "dictature", quand même, ce modèle de société enseigné à nos scolaires !


Publié le 03 avril 2015 par Pascal Larcher

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L’ex-toxicomane à l’amende

Le tribunal a condamné à 1.000 € d’amende (dont 500 € avec sursis) un père de famille qui cultivait des plants de cannabis pour son usage personnel, dans son jardin, à Dompierre.

Audience

Devant un public de scolaires, l’audience collégiale du mercredi après-midi a mis l’accent sur la pédagogie.

À la barre, un père de famille est poursuivi pour détention non autorisée et usage illicite de stupéfiants, pour des faits commis du 1 er juin au 27 septembre 2014, sur la commune de Dompierre-sur-Besbre.

Cinq plants achetés sur internet

Suite à une dénonciation anonyme, cinq plants de cannabis ont été découverts sur la propriété de ce quadragénaire. Quand il a appris qu’il était convoqué par la gendarmerie, il a tout arraché et tout enterré.

Mais les recherches effectuées dans le jardin situé derrière son habitation ont permis aux gendarmes d’exhumer ces cinq plants de cannabis. Il les cultivait dans une serre qu’il n’avait pas spécialement achetée dans ce but.

« J’avais commandé ces plants sur internet. C’était pour ma consommation personnelle », explique le prévenu, qui consommait à l’époque quinze à vingt joints par mois.

Salarié en CDI dans une entreprise de la région, il fumait après son travail, pour se détendre avant de rentrer chez lui, précise-t-il. « Vous conduisiez après avoir fumé ? », s’inquiète une assesseuse. Vous connaissez la peine encourue ?, interroge la présidente, Audrey Albertini. Elle répond au silence gêné du Dompierrois : « c’est dix ans pour la détention et le transport de stupéfiants, un an pour l’usage  ».

L’homme, qui avait commencé à fumer à l’âge de 18 ans, a stoppé sa consommation de cannabis en novembre. « J’ai pris conscience. Je ne suis pas un bon exemple, mais je ferai tout pour que mes enfants ne fument pas ».

« La peur du bleu, c’est le début de la sagesse, observe la procureure Jeanne-Chantal Capiez, qui poursuit : en vingt-deux ans de consommation, des effets s’installent, qui modifient les réflexes et les comportements. Le cannabis se fixe sur les neurotransmetteurs du cerveau. Une accoutumance se crée. Il faut à chaque fois un peu plus de produit pour se sentir bien ».

« Ce produit est une saloperie  »

Le ministère public insiste sur les risques pour la santé - les psychoses - et l’économie - la mise en place d’une économie souterraine.

« Ce produit est une saloperie, c’est la porte ouverte vers des substances beaucoup plus dures », conclut-elle, requérant une peine de six mois de prison avec sursis.

Pour la défense, M e Deschamps souligne que « c’est un garçon parfaitement inséré qui comparaît pour la première fois dans une enceinte de justice », qu’il est « dans un schéma de réflexion ». L’avocat préférerait des jours-amende à une peine d’emprisonnement. Le tribunal a condamné le Dompierrois à une peine de 1.000 € d’amende, dont 500 € avec sursis.

P.-S.

Cannabis et justice : la France s’enfonce dans le délire mensonger d’une autre époque !

Si "Science sans conscience n’est que ruine de l’Homme", que dire d’une Justice sans Vérité ?

Madame la procureure, les prévenus ne peuvent pas vous parler comme je vais le faire ici, je vais donc le faire pour eux ... puisque je le peux ! Je ne suis pas avocat, mais je vais essayer d’être à la hauteur de cette tâche :

" ... Croyez-vous franchement aux propos que vous rapportez ici ? N’avez-vous pas honte de sortir de telles sornettes, d’autant plus qu’elles tiennent du discours officiel au su du poste que vous occupez ? En pareil cas, si vous croyez sincèrement ce que l’article rapporte ici, comme vos arguments sont obsolète et déclarés faux depuis par d’autres études bien plus récentes, ce jugement est invalide par définition.

Je vais le dire autrement : "Depuis quand la Justice se complait de mensonges et de faux arguments pour condamner des personnes" ? Oups ... ! Depuis un bon petit moment, apparemment, déjà ... !

Je vais le dire encore autrement : "Combien de décennies, la Justice, mettra-elle à valider les nouvelles données scientifiques disponibles sur le cannabis, qui contredisent nombre des anciennes théories sur lesquelles se base la Prohibition" ?

Vous savez, en ce moment, vous vous faites ni plus, ni moins, la complice d’une oppression ! Fâcheuse position pour quelqu’un qui est censé représenter l’ordre et le respect des lois et du droit !

Alors ce n’est pas pour vous descendre médiatiquement que vous paraissez-ici, d’autant que vous et madame la Juge avez été relativement clémentes (humaines) dans ce jugement. La loi interdit le cannabis. L’homme a été condamné et il s’en remettra ma foi ! 1000 euros valent bien mieux que de la prison, surtout pour un père de famille.

Mais franchement, changez d’arguments, ceux-ci vous desservent car ils sont inexacts ! Vous en trouverez de "tout beau-tout neuf" dans le Bulletin IACM qui récence toutes les études et expérimentations officielles sur le cannabis (de par le Monde). Il y a quand même des choses à redire sur le cannabis, principalement en matière de protection de jeunesse … alors pourquoi raconter des conneries ?

Etude de vos arguments :

Entendu que j’annonce qu’ils sont faux, je suis donc contraint à en expliquer le pourquoi :

A propos (1) : "la saloperie" comme vous le dites, sauve des vies et en soulage beaucoup d’autres. Beaucoup de vidéos et d’articles de Chanvre Info en témoigne.

Pour l’accusation de toxicomanie : le cannabisme n’est pas une toxicomanie, pas dans le sens que vous l’entendez pour l’héroïne, la cocaïne, l’alcool ou le tabac ! Puis-je vous rappeler les conclusions des Rapports Roques et Henrion qui datent tous deux du siècle dernier ?

De par ailleurs, l’emploi du mot toxicomane dans le titre de l’article (ceci vise son rédacteur) me déplait particulièrement. Cela insulte plus de 13 millions de personnes ... qui ne se reconnaissent pas du tout dans le terme.

A propos (2), la Théorie de l’Escalade que vous évoquez, a été déclarée inexacte par une étude de 2002, fait confirmé depuis par d’autres travaux. Vous êtes quand même en "retard" de 13 ans madame ... (Source : Science : Le CANNABIS n’est pas une drogue d’ESCALADE)

A propos (3), je vous cite : « … en vingt-deux ans de consommation, des effets s’installent, qui modifient les réflexes et les comportements. Le cannabis se fixe sur les neurotransmetteurs du cerveau. Une accoutumance se crée. Il faut à chaque fois un peu plus de produit pour se sentir bien …. Pardonnez-moi si je souris en rédigeant cette ligne, mais cela ne se passe « pas tout à fait comme cela … » ! Nous avons des vidéos qui l’expliquent fort bien dans notre site : dans la marge de gauche de cette page, il y a deux moteurs de recherches. Dans celui du haut, tapez cannabinoïdes (et non pas « cannabis ») et vidéo et vous devrez trouver votre bonheur !

Cela m’embête beaucoup d’avoir à contredire aussi madame la juge lorsqu’elle sort son cours de morale sur la conduite autoroutière. Là, franchement je la plains : en effet, comment expliquer à des enfants qu’une étude importante vient de prouver que le cannabis n’a pas d’incidence sur le nombre d’accidents routiers … ! Gênant ! Car les autorités françaises sont formelles : le cannabis est un fléau sur les routes et c’est officiel. Oui mais… cela ne correspond pas à la réalité, en tous cas c’est très exagéré … !

Que vous dire de plus madame, dans ces conditions, sinon de vous expliquer en termes polis, par courtoisie, que vous vous trompez ! Je suis persuadé que vous ignorez tout de l’aspect mensonger de ces arguments, vous avez donc été abusés comme beaucoup d’autres, hélas. Certes, le cannabis n’est pas si innocent que cela : il reste une drogue que la société ferait mieux de contrôler pour en limiter les excès. Toutefois, il est loin d’être le danger qui inspiré la rédaction de la loi actuelle sur les stupéfiants, celle dite de "1970".

Madame la Procureure, le rétablissement de la Vérité m’oblige à vous présenter le cannabis sous un jour bien plus favorable que vous ne le dépeignez ! Hélas, j’ai bien conscience des conséquences judiciaires possibles d’une telle déclaration publique ! Mais c’est là tout l’enjeu de cette interpellation ! Qu’est-ce qui prime dans le Droit français, la Vérité ... ou des mensonges de complaisance ? Nos lectrices-lecteurs sauront en être juges !

Jean-Louis Bouvarel, français, rédacteur à Chanvre Info !