"La « bonne façon » de légaliser le cannabis" par Les Echos.fr
Enfin ! Je vais pouvoir peut-être bientôt pouvoir prendre ma retraite : il me semble que le message est bel et bien passé ... J’arrête Chanvre Info dès que c’est légalisé ! Ces derniers jours ont été débordés de travail. Au fait, monsieur Jacques Hubert-Rodier, le canna, c’est comme les frittes McCain : c’est ceux qui en parlent le plus qui en fument le moins .... !
Par Jacques Hubert-Rodier / Editorialiste diplomatique / Les Echos | Publié le 15/02 à 07:00
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La « bonne façon » de légaliser le cannabis

« La bonne façon de se droguer ».
« The Economist », devenu en 173 ans d’existence l’une des plus vénérables institutions du Royaume-Uni, prend nettement parti : il faut légaliser le cannabis. Et surtout il faut le faire en suivant la bonne méthode.
Nombre d’États autorisent déjà cette drogue douce dans des traitements médicaux. Quelques-uns dont quatre aux États-Unis l’ont légalisé comme drogue récréative. Le Canada s’apprête à rejoindre l’Uruguay et, du Mexique à l’Afrique du Sud, les Parlements ont ouvert des débats.
Pour l’hebdomadaire, qui fut créé avec l’objectif de lutter contre les lois protectionnistes sur le commerce des céréales, la légalisation serait le début de la fin des gangs de la drogue.
Le trafic du cannabis représente environ la moitié des quelque 300 milliards de dollars du commerce illicite de narcotiques. « Légaliser c’est priver le crime organisé de sa plus grosse source de revenus, tout en protégeant les honnêtes citoyens », souligne « The Economist ».
Mais il ne s’agit pas de faire n’importe quoi. Le Canada d’ailleurs est en train d’écrire des réglementations qui pourraient servir d’exemple à d’autres pays. Car la légalisation soulève nombre d’interrogations.
Ainsi l’État peut taxer le cannabis pour ne pas encourager sa consommation. Mais il s’agit de trouver le bon niveau afin de ne pas encourager le marché noir des drogues douces. Après l’abrogation de la loi sur la prohibition, les États-Unis n’avaient pu augmenter les taxes sur l’alcool une fois seulement après l’abandon de cette activité par la mafia.
Une seule grande entorse en tout cas à l’ultralibéralisme : « The Economist » ne recommande pas de faire de la publicité pour la fumette. En tout cas, on ne sait pas si la rédaction fume ou non de l’herbe…
J. H.-R.