La coalition internationale de patients utilisant du cannabis médical est née !
United Nations-Weed
publié le 16 mars 2015
http://www.ungass-on-drugs.eu/data/322
La coalition internationale de patients utilisant du cannabis médical est née !
Pour la première fois, une coalition internationale de patients du cannabis thérapeutique (IMCPC) a été fondée. Les malades, usagers de cannabis les plus fragiles victimes d’une forme de double-peine intolérable : celle causée par l’infirmité et celle de l’absence d’accès sûr à une forme de traitement utile, vont enfin bénéficier d’un soutien de haut niveau ainsi que de conseils pratiques pour la défense de leurs droits et d’une action coordonnée pour la réforme des législations prohibitionnistes en vigueur.
International Medical Cannabis Patients Coalition.
Le 7 mars 2015 à Prague, en marge de la conférence « Cannabis médical et cannabinoïdes : Législation, recherche et pratiques cliniques » patronnée par le Ministre de la Santé de République Tchèque et l’administration centrale des affaires de drogues, naissait la première Coalition Internationale de patients utilisant le cannabis à des fins médicales (IMCPC, International Medical Cannabis Patients Coalition). L’équipe de #ProCannabisTeam a participé aux rencontres et discussions préliminaires à la création de cette coalition, aux côtés de militants français de l’Union Francophone pour les Cannabinoïdes en Médecine et de nombreux autres pays (Allemagne, Autriche, Bulgarie, Espagne, États-unis, Israël, Italie, Royaume-Uni, Slovénie…), et les associations Chanvre & Libertés et Cannabis Sans Frontières qui font donc partie des organisations fondatrices de cette coalition.
Le cannabis est utilisé depuis des siècles en médecine, et est désormais très sérieusement considéré comme un traitement efficace de nombreuses pathologies, y compris dans les domaines de la neurologie, la neuropathie, et même l’oncologie. L’OMS a, en 2014, effectué une revue des données scientifiques relatives aux utilisations médicales du cannabis, suggérant à la Commission des Stupéfiants (CND) de l’ONU de reconsidérer le classement de cette plante et de son composant psychotrope comme stupéfiants. Les conclusions de l’OMS prenaient en compte le fait que le cannabis, placé sous les mêmes règles de contrôle que les opiacés (parmi lesquels on compte la morphine ; l’utilisation licite des opiacés en médecine génère chaque année 69 000 décès par overdose, selon l’OMS), ne jouissait pourtant pas de la même disponibilité pour des raisons médicales, alors qu’aucune overdose liée à l’usage de cannabis n’a jamais été répertoriée dans l’Histoire.

De par le monde, les mouvements d’auto-organisation des patients pour leur défense et pour un auto-support ont été la clef de voute des droits gagnés par les individus pour utiliser du cannabis sous supervision médicale. Ceux-ci se sont attelés, pays par pays, à oeuvrer au dépassement des clichés et des peurs adossés à la plante de cannabis, de son statut d’illégalité, à résorber le gouffre de connaissances, et d’éducation entre les patients et le corps médical.
Bien que nous parlions des langages différents et vivions sous des régimes politiques différents, la compassion, la science et la santé humaine sont identiques dans toutes les langues, dans tous les pays, dans tous les cabinets médicaux du globe.
Nous nous rassemblons. Pas pas seulement pour partager nos connaissances, nos expériences et nos ressources. Aussi, et surtout, pour unir la parole des patients du monde entier derrière une déclaration des droits de l’Homme à accéder à son traitement médical.
Le but de cette coalition ?
Permettre l’accès sûr et légal au cannabis médicinal sur toute la planète.
Les objectifs pour atteindre ce but ?
1) Participer aux changements des traités internationaux pour pérenniser l’accès au cannabis médical ;
2) S’associer aux travaux de la Commission Globale sur les Politiques des Drogues (GCoDP, Global Commission on Drug Policies) ;
3) Créer une espace de ressources complet sur internet, via le site www.imcpc.org ;
4) Fournir de l’aide au niveau national pour la création d’associations de patients, pour la défense des droits, et pour les revendications politiques.
Présentation de l’IMCPC aux Nations Unies.
Dans un premier temps, Michael Krawitz, directeur exécutif de l’association « Veterans For Medical Cannabis Access » aux États-Unis et membre fondateur de l’IMCPC, a été reçu a l’ambassade de République tchèque à Vienne pour présenter la coalition fraîchement créée devant des membres de nombreuses délégations officielles venues assister à la 58ème CND.
Étaient aussi reçus de James E. Gierach, ancien procureur de Chicago et membre de la LEAP (Law Enforcement Against Prohibition), qui a présenté ses propositions d’amendement aux trois conventions internationales relatives au contrôle des drogues, et de trois membres de la GCoDP (Global Commission on Drug Policies), Ruth Dreifus, ancienne présidente et ancienne ministre de l’Intérieur de la Suisse, Michel Kazatchkine, envoyé spécial VIH/SIDA du Secrétaire général de l’ONU en Europe de l’Est et Asie centrale et de Dr Pavel Bém, ancien maire de Prague et président d’honneur de la Conférence sur le Cannabis médical de Prague.
La baronne Molly Meacher, qui siège à la Chambre des Lords au Royaume-Uni, a exposé un ensemble de lignes directrices diplomatiques, projet de plusieurs États membres (dont le Mexique, le Royaume-Uni, la République tchèque parmi d’autres). Ces lignes directrices tendent à permettre un cadre autorisant une discussion autour des différentes options de la réforme envisageables pour l’UNGASS de 2016, ce « sommet mondial sur les drogues » qui, pour beaucoup, doit offrir la possibilité d’une réorientation des politiques internationales en matière de contrôle des stupéfiants. Les lignes directrices envisagées cherchent à atteindre un consensus sur la définition de ce que devront être exactement les limites de la « flexibilité » des traités, permettant d’envisager la fourchette de tolérance vis-à-vis des mesures que les États membres peuvent défendre pour expérimenter des politiques nationales relatives aux drogues qui leurs soient propres, tout en respectant les engagements de contrôle des flux internationaux ratifiés par les Etats membres de la Commission des Stupéfiants de l’ONU.
Au titre de ces rapprochements diplomatiques en cours, la baronne a exprimé quelques inquiétudes sur les propositions de réforme des conventions (que ce soient les amendements proposés par LEAP ou les idées de l’IMCPC), qu’après un demi-siècle de quasi-immobilisme de la CND, elles puissent servir de prétexte à de nombreux pays conservateurs pour enliser le débat. Elle suggère cependant de mettre ces réformes à l’ordre du jour en 2019 pour la grande évaluation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).
Le Dr Pavel Bém à la tribune, lors de la conférence de Prague.
Le Dr Pavel Bém a insisté sur la structure complexe et lourde du système décisionnel de la CND et sur l’ancrage fort des trois conventions, appuyant les propos de la Baronne Molly Meacher, avant de laisser la parole à Michael Krawitz pour sa présentation de l’IMCPC. Après avoir remercié le Dr Bém pour l’excellence de la conférence de Prague dont il tenait la chaire, Michael Krawitz a insisté sur le fait que, pour la première fois, des organisations de patients et de personnes faisant usage du cannabis à des fins thérapeutiques (avec ou sans soutien et/ou ordonnance médicale selon les situations et les pays) se rassemblaient pour tenter de peser sur les réformes globales, notamment à travers un investissement dans le processus institutionnel relatif aux trois conventions internationales des Nations Unies.
Pour M. Krawitz, la seule existence de cette coalition, et le travail effectué à travers la déclaration et les communications permettent d’établir certains faits de base avec lesquels il faut désormais travailler : nous existons, nous travaillons à mettre en commun les connaissances sur le sujet du cannabis thérapeutique, et à un autre niveau une révision de l’Etat des connaissances du cannabis par le Comité d’experts sur la pharmacodépendance de l’OMS aura probablement lieu en 2018, permettant une reconsidération du classement de la substance. A ce titre, l’une des propositions de l’IMCPC consiste à reclasser le cannabis actuellement aux tableaux I et IV de la convention de 1961 pour l’inscrire au tableau III de la convention unique de 1961, comme le préconisait déjà le comité d’experts de l’OMS en 2003.
A ce titre, l’IMCPC se place donc dans une double stratégie : celle du changement immédiat, à court terme, du statut de la classification du cannabis ; celui, à moyen terme, de la réforme des règles internationales et du travail de réforme et d’amendement des traités, à l’image des propositions de LEAP.
Michael Krawitz et Kenzi Riboulet lors d’une réunion de travail IMCPC, le 7 mars 2015.
La veille de cette réception diplomatique, deux side-events (des rencontres organisées dans les locaux des Nations Unies pendant les sessions de la CND, soit par des États membres, soit par des organisations de la société civile) s’étaient tenu :
Le premier, intitulé « L’amendement des traités : un choix de réforme pour les politiques des drogues« , se tenait à l’initiative de LEAP et du gouvernement Tchèque.
Le second, intitulé « État des lieux de la criminalisation des usagers de cannabis en Europe » organisé par ENCOD et plusieurs de ses associations membres, dont ONEJ (Slovénie) et Cannabis sans frontières/Chanvre & Libertés, s’est terminé par une présentation par Michael Krawitz de l’IMCPC.
Dans l’atmosphère de changement qui règne au Vienna International Centre — le lieu hébergeant la 58ème session de la Commission des Stupéfiants de l’ONU — le travail effectué par l’IMCPC, la déclaration et les différentes présentations faites par Michael Krawitz, Farid Ghehiouèche ou Kenzi Riboulet sont reçues très positivement, avec considération, intérêt, et souvent avec bienveillance
Tout porterait donc à croire que les jours sombres de la stigmatisation systématique de l’usage de cannabis — quelques soient les motivations — et d’une morale conservatrice prohibitionniste à l’ONU sont en train de s’éloigner. Espérons qu’ils s’éloignent assez pour, en 2016, ne plus être audibles du tout et laisser la place au changement : l’expérimentation par les États de politiques nationales innovantes en matière de drogues, à commencer par le cannabis et ses précieuses utilisations curatives ou palliatives.
Les membres fondateurs de l’IMCPC, le 7 mars 2015, à Prague.
Déclaration de Prague de l’IMCPC.
Signez la déclaration

P.-S.

Representatives organizations of medical cannabis patients from 13 countries

Votre attention s’il vous plait : cet article renvoie à une signature qui vous est demandée. Toutefois, le texte que vous devez signer est en anglais. Comme nous ne devons jamais signer quoi que ce soit que nous ne comprenons pas parfaitement, voici que je vous propose une traduction en français de ce texte, la plus fidèle possible à l’original (en vertu de mes capacités pauvres à traduire l’anglais) :
Salutations
Nous, les représentants des organisations de patients de cannabis médical en provenance de 13 pays, qui se sont réunis à la conférence : "cannabis médical et cannabinoïdes politique, de la recherche et la pratique médicale" à Prague 4-7 Mars 2015 et a établi la Coalition de médecine de cannabis international (IMCPC), avons mis en place une déclaration abordant tous les pays et de leurs représentants participant à la session extraordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU sur les drogues 2016 (UNGASS 2016) à l’adopter et à l’intégrer dans la Déclaration de l’UNGASS 2016 :
Nous, les patients qui utilisent le cannabis dans leur traitement médical, ou ceux d’entre nous, qui voudraient le faire, mais n’ont pas l’accès légal à leur drogue médicale,
Réaffirmant
La Déclaration universelle des droits de l’homme, proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 10 Décembre 1948, son paragraphe 25, article 1, [1] en particulier, qui garantit le droit à la vie en santé adéquate
la Convention pour la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales du 4 Novembre 1950 ;
la Charte sociale européenne du 18 Octobre 1961 ;
le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels du 16 décembre 1966 ;
la Convention pour la protection des personnes à l’égard du traitement automatisé des données à caractère personnel du 28 Janvier 1981 ;
la Convention relative aux droits de l’enfant du 20 Novembre 1989 ;
la Convention européenne des droits de l’homme et la biomédecine [2]
le rapport 2010 de l’ONU Rapporteur spécial Anand Grover "Sur le droit de toute personne de jouir du meilleur état de santé physique et mentale"
et, enfin, les trois principes directeurs des différentes déclarations de l’ONU en charge, à savoir :
Les États ont la responsabilité de garantir à leurs citoyens le droit à la santé adéquate. Lorsque pour une raison quelconque, ils sont incapables de le faire, la communauté internationale doit assumer cette responsabilité.
Les États ont la responsabilité de veiller à ce qu’aucun de leurs citoyens sont privés de ce droit par action de l’État.
Ces droits sont garantis à tous les citoyens, indépendamment de la race, la religion, le sexe, l’âge ou le statut social dans la communauté, ou toute autre situation.
Rappelant que
le but ultime et fondamental de chacun et de tout traité (ONU) internationale est de protéger le bien-être ;
l’histoire du traitement d’un large éventail de troubles médicaux avec le cannabis et ses dérivés est au moins aussi longtemps que 8000 années ;
qu’il ne est pas connu dose létale de cannabis de tout type qui serait techniquement possible de consommer par l’homme ;
la toxicité du cannabis en terme de ses effets aigus et chroniques est extraordinaire faible et il ne est pas connu dose létale de cannabis de tout type qui serait techniquement possible de consommer par l’homme ;
il monte la recherche scientifique apportant la preuve de l’efficacité du cannabis médical dans le traitement de divers symptômes et syndromes d’un large éventail de maladies, beaucoup d’entre eux handicapantes et invalidantes ;
il est de plus en plus la recherche suggère que le cannabis et les cannabinoïdes ont un potentiel élevé non seulement pour traiter les symptômes, mais aussi pour guérir les maladies de causalité en raison de ses effets à pratiquement tous les niveaux de l’homéostasie biologique ;
la recherche médicale moderne a montré que le cannabis peut ralentir la progression de ces maladies graves comme la maladie d’Alzheimer et de Parkinson et d’arrêter le VIH et les cellules cancéreuses de se propager ; possède des propriétés à la fois anti-inflammatoires et analgésiques ; peut atténuer les symptômes de l’épilepsie, le SSPT et la sclérose en plaques ; est utile dans le traitement de la dépression, de l’anxiété et d’autres troubles mentaux ; et peut aider à inverser les dommages neurologiques de lésions cérébrales et de la course ;
l’Organisation mondiale de la Santé a reconnu les effets thérapeutiques des cannabinoïdes, les composés actifs primaires trouvé dans le cannabis, y compris comme un antidépresseur, stimulant de l’appétit, anticonvulsivant et anti-spasmodique, et les cannabinoïdes identifiés comme bénéfiques dans le traitement de l’asthme, le glaucome, et les nausées et vomissements liés à des maladies telles que le cancer et le sida ;
l’Institut national du cancer des États-Unis a conclu que le cannabis a des effets antiémétiques et est bénéfique pour la stimulation de l’appétit, soulagement de la douleur et une amélioration du sommeil chez les patients atteints de cancer ;
l’American Herbal Pharmacopoeia et l’American Herbal Products Association ont élaboré des normes qualitatives d’utilisation du cannabis comme médecine botanique ;
les expériences dans les législations de cannabis de plusieurs pays ont montré que l’augmentation de la disponibilité des résultats de cannabis médical en réduction significative des décès par surdose d’opiacés ;
plus de 20 ans des pays et l’expérimentation au niveau de l’État fournit un guide pour les lois et politiques relatives à l’usage médical du cannabis ;
chaque patient a le droit de choisir librement sa / son traitement médical.
États qui
d’après l’ordonnancement actuel mentionné ci-dessus bloquent effectivement la recherche sur le cannabis et les cannabinoïdes, et limitent considérablement la disponibilité et la fabrication de ses composés (phytocannabinoïdes) à ceux qui pourraient bénéficier de celui-ci en fonction de leur état de santé et qualité de vie ;
interdisent aux patients et aux médecins l’accès au cannabis médical basé sur 60 années ancienne décision mal informés, ce qui a créé un statut éthique dramatique, et donc, en tant que telles, l’inclusion du cannabis et les substances apparentées dans les annexes IV / I de la Convention de 1961 des Nations unies n’est pas à jour et sape la mission même de l’ONU,
l’inclusion du cannabis dans les annexes IV et I des substances réglementées en vertu de la Convention des Nations Unies stupéfiants 1961 ne peuvent pas être conservés utilisant es preuves scientifiques disponibles (qui ne furent peut-être été pas disponibles en 1961, mais le sont en 2015)
Recommande
qu’une attention accrue et les ressources sont données au niveau national et international pour le traitement avec le cannabis médical et des cannabinoïdes, et sa recherche en particulier.
Invite
tous les pays et les États à assurer stabilité, la sécurité, l’accès économique à la disposition de cannabis médical et ses dérivés à tous ceux à qui il est médicalement indiqué pour un tel traitement.
Nécessite
que dans la session extraordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU sur les drogues 2016 soitexclut le cannabis sur la Convention de 1961 des Nations Unies sans autres actions, ou prépare, débats et accepte une convention spéciale de l’ONU sur le cannabis, qui serait fondée sur les preuves scientifiques, les droits humains et le bien-être des sociétés, et comme suggéré par l’Organisation mondiale de la Santé, re-classifier le cannabis de l’annexe IV / I dans l’annexe III, et dans l’amendement préparer des réglementations spéciales pour le cannabis médical qui ne serait celle de la législation des opiacés médicaux et l’opium
Prague, le 7 Mars, 2015
[1] Tout le monde a le droit à un niveau de vie suffisant pour assurer la santé et le bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement et les soins médicaux et les services sociaux nécessaires, et le droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou autres cas de perte de moyens de subsistance dans des circonstances indépendantes de sa volonté.
[2] Article 2 - Primauté de l’être humain : les intérêts et le bien-être de l’être humain doivent prévaloir sur le seul intérêt de la société ou de la science.
[Signature]
J’ai attendu toute ma vie pour voir cela, signez cette déclaration SVP !
Signez la déclaration
Note : signer seul ne suffit pas : parlez de cette Déclaration dans votre entourage, faites la connaitre à tous - ceux qui, de près ou de loin, sont concernés par le cannabis médical ... ! Merci d’avance.
Re-note : merci à toutes celles et ceux qui ont donné un peu d’argent à Cannabis sans Frontières pour que cette association puisse envoyer un représentant à cette 58ème session de la Commission des Stupéfiants de l’ONU. Vous pouvez constater que vous n’avez pas perdu votre argent !
JLB