La fume au Job ! Un sujet tabou !

L’article focalise essentiellement sur le cannabis.


par FmR 19 septembre 2014 Mon travail et moi

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Fumer un joint avant d’aller au travail, est-ce bien raisonnable ?

Les problèmes d’addiction au travail concernent de nombreuses entreprises. En France, 11% des employeurs sont confrontés à des problèmes liés au cannabis. Même si les médicaments figurent au premier rang des psychotropes consommés au travail, la marijuana progresse chez les salariés, en particulier chez les jeunes et les précaires. Une étude réalisée aux USA vient même de montrer que de nombreux employés vont au travail après avoir fumé de la drogue.

10% des Américains sont déjà allés au travail défoncés

Aux USA, c’est en effet près de 10% des salariés qui vont au travail après avoir fumé des joints. Le site Mashable a commandité une enquête dont les résultats révèlent que 9,74% des travailleurs américains se sont déjà rendus à leur travail sous influence du cannabis. Peut-être ont-ils pris au pied de la lettre l’expression « se défoncer au travail » ? Si les conséquences sont parfois tragiques au niveau de la sécurité et des accidents au travail, le cannabis au travail pose aussi des problèmes managériaux.

Les patrons de Twitter fumeraient « trop de pétards »

A propos de management justement, l’investisseur Peter Thiel a lâché une boulette sur la chaîne de télévision CNBC en affirmant que l’entreprise Twitter était gérée de façon horrible, sans doute parce que ses dirigeants fumaient « beaucoup trop de pétards » dans la journée. Une déclaration à charge que les boss de Twitter ont modérément apprécié et formellement démenti. Cette attaque à peine voilée illustre le débat qui agite actuellement le pays autour de cette drogue. Certains États, comme le Colorado ou celui de Washington, ont récemment légalisé la consommation récréative de cannabis. D’autres devraient aller dans le même sens ce qui ne devrait pas encourager le développement des contrôles sur le lieu de travail.

Les tests de dépistage restent rares

Avant même ce mouvement de légalisation, les tests de dépistage sur le lieu de travail étaient plutôt rares Outre-Atlantique. En France, les tests de dépistages, notamment à l’embauche, existent, mais sont strictement encadrés et doivent être justifiés pour des raisons de sécurité des salariés. La proportion de salariés travaillant sous l’effet de la marijuana doit être sensiblement la même en France qu’aux États-Unis. Nous sommes en effet les champions d’Europe de la fumette (et leschampions du monde de la critique systématique, sans que ce soit forcément lié).

Mais même si les salariés peuvent passer au travers des mailles du filet du dépistage, comme le rappelle Mashable, « ça ne veut pas dire que vous ne risquez pas de perdre votre job à cause de ça ». Et surtout, si vous fumez trop vous risquez de ne plus vous rappeler que vous avez un boulot …

Crédit photo : Rastarfarian businessman smoking marijuana

P.-S.

Cet article ne parle pas du fait que certains fument au boulot parce qu’il ne leur plait pas ou que la relation avec autrui leur y est pesante ! Aujourd’hui, avec la crise et tout ce chômage, on prend le travail qu’on peut et pas forcément celui qu’on veut ! Et puis le principe de toujours travailler plus pour être payé toujours moins, cela "gonfle un max".

Toutefois, il fait le pont avec ce que nous avons titrés en "Complot du testing antidrogue par l’Industrie de la prohibition" ! Un ensemble d’articles qui rapportent des faits allant dans ce sens.

Le problème de la consommation au travail est pris très au sérieux par la prohibition étasunienne car c’est aussi principalement son gagne-pain actuel (vente de test et brevets sur ces derniers). Les lobbyistes de cette prohibition poussent donc à la roue pour que soient votés des lois qui étendent le testing d’abord dans les écoles, puis dans le monde du travail et au final même auprès des prestataires sociaux ! Attendez-vous de voir fleurir des propositions similaires en France, très prochainement !

JLB