"La légalisation du cannabis aux États-Unis, c’est encore les Blancs qui en profitent" par Télérama

Ce n’est pas que je ne suis pas d’accord : la question raciale est bien au cœur de la guerre aux drogues et des légalisations. Mais ce n’est qu’une partie du problème : la réalité, c’est qu’en fait que ce sont ceux qui ont imposé la guerre aux drogues et qui l’ont perdu à certains endroit, qui reste au pouvoir et maintenant en vendent, plus précisément cherchent à restreindre et contrôler l’accès et en assure la culture, le stockage et la revente du sol au plafond ! Et tant que nous ne nos débarrassons pas de cette engeance de l’enfer, il n’y aura jamais de justice sur Terre. Ce n’est pas franchement une question de couleur : je suis blanc et pourtant je suis contre ce pouvoir qui vous parait blanc, je le dénonce et le combat. Inversement, quand on enquête sur cette source maléfique de pouvoir, on se rend compte qu’il n’y a pas que des blancs ... Leur ségrégation se base plutôt sur des considérations politiques, religieuses et économique bien sûr. Tenez : Obama, il est noir (un peu) à l’extérieur, mais "blanc à l’intérieur", c’est à dire soumis aux Pouvoirs économiques et politiques blancs ! C’est pour cela qu’on le surnomme le "Bounty" ... Je veux vous faire comprendre que nos élites n’ont pas la même notion de racisme que celle du bas-peuple ... ! A noter : l’article ne contenant pas de photo d’illustration, j’en ai rajouté une ...


Par Jérémie Maire, publié le 19/03/2016.

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La légalisation du cannabis aux États-Unis, c’est encore les Blancs qui en profitent

Maintenant que la vente d’herbe est légale dans plus d’une vingtaine d’États américains, il apparaît que l’industrie soit entièrement trustée par des Blancs.

La logique est implacable : aux États-Unis, il est impossible de faire partie de cette industrie florissante qu’est la vente légale de cannabis si l’on possède un casier judiciaire sur lequel le mot « drogue  » est inscrit. Sauf que ce sont les Noirs qui sont le plus souvent contrôlés et donc pris la main dans le pochon du deal ou de la consommation de ces substances, même s’ils ne sont pas plus coupables que les Blancs, comme le montre de nombreuses études – une réminiscence des lois raciales des années 1930 et de la « guerre contre la drogue  » des années 1980. Aux États-Unis, donc, un Noir aura donc beaucoup plus de difficulté à ouvrir un dispensaire légal à cannabis. CQFD.

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C’est ce que montre un long article de BuzzFeed News, qui a passé six mois à enquêter sur ce curieux état de fait : comme beaucoup d’autres institutions, l’industrie du cannabis est raciste.

Le texte s’ouvre d’ailleurs sur un paradoxe probant : un jeune homme noir du Colorado, Unique Henderson, fait tout ce qu’il peut pour se faire employer dans un dispensaire : fumeur depuis qu’il a quinze ans, il a toutes les connaissances requises pour cultiver de l’herbe et a même dépensé 750 dollars pour apprendre à gérer un tel business. Problème : étant ado, il s’est fait arrêter pour possession de cannabis (un simple joint – ses amis blancs avaient par ailleurs été relâchés sans charge). « Les investisseurs et le gouvernement sont plus enclins à engager des gens qui ont une vraie expertise pour cultiver et traiter le cannabis. Mais il n’est pas possible que ce soit quelqu’un qui se soit fait attrapé. Ce qui veut souvent dire quelqu’un qui est noir », pointe l’auteur de l’article.

Voilà donc les Afro-Américains excluent, à nouveau, d’une industrie en plein boum. « Légaliser la marijuana paraît révolutionnaire, mais, chaque jour qui passe, c’est la même classe d’hommes blancs, qui contrôle déjà toutes les autres, qui s’accroche à celle-ci. »

Et par glissement, les dispensaires tenus par des Noirs sont plus facilement contrôlés par la police ou embêtés par les hommes politiques que ceux tenus par des Blancs, même si ces derniers étaient bien connus des autorités quand ils opéraient dans le marché noir.

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Ce même marché noir qui a toujours de beaux jours devant lui, via les exclus du système. Dans le Colorado, par exemple, seulement 60 % de l’herbe est vendue par la voie légale.

Buzzfeed en arrive à une terrible conclusion : « Les gens qui détiennent le pouvoir, qui investissent de l’argent dans cette industrie et qui écrivent les lois qui la régissent – de riches Blancs principalement – agissent dans le même intérêt : faire que cette industrie paraisse la plus saine et que tout le monde se sente bien par rapport à celle-là. Pour ce faire, ils veulent que ce soit une industrie blanche.  »