"La police de Vancouver ne fermera pas les comptoirs de vente de marijuana " par ici radio-canada.ca

Décryptage : heu ... ce n’est pas si simple car c’est de la politique canadienne qui "pue" le schisme politique et il faudrait être au cœur des acteurs du domaine pour pouvoir bien l’expliquer. Mais en gros : le pouvoir fédéral veut fermer ces magasins du cannabis dits "dispensaires". Il intimide ces derniers dans ce sens, mais la police ne suivra pas les ordres d’interventions concernant la ville de Vancouver. En clair, les policiers semblent se ranger aux lois locales (qui tolèrent ces dispensaires) plus qu’à celles fédérale, ou un truc du genre ! Quand un pouvoir n’est plus strictement suivit par sa police, cela ne "sent pas bon" pour lui ! Voici un retournement inattendu dans cette guerre au cannabis au Canada.


Mise à jour le vendredi 11 septembre 2015 à 16 h 55 HAE

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La police de Vancouver ne fermera pas les comptoirs de vente de marijuana

Un comptoir de marijuana à Vancouver Un comptoir de marijuana à Vancouver Photo : Philippe Moulier/ICI Radio-Canada

La police de Vancouver affirme ne pas prévoir une descente chez les fournisseurs de marijuana médicinale, malgré des lettres d’avertissement de Santé Canada envoyées aux responsables de ces magasins.

Ottawa laisse deux semaines à ces comptoirs de vente pour cesser leurs activités. Le cas échéant, leurs gestionnaires seront arrêtés ou réprimandés par la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

« Notre position sur les comptoirs de marijuana n’a pas changé. » — Brian Montague, Police de Vancouver

«  Nous avons une excellente relation avec la GRC et collaborons souvent dans les questions régionales. La GRC a le pouvoir d’appliquer le Code criminel partout au Canada, mais je doute qu’elle ait envie de passer du temps, de dépenser de l’argent et d’allouer des ressources à une ville surveillée par la police de Vancouver », a déclaré l’agent Brian Montague.

Mercredi, Santé Canada a envoyé des lettres d’avertissement à 13 magasins de marijuana et aux clubs de compassion à travers le pays. Dans ces courriers qui ont pour objet «  la vente illégale et la publicité de la marijuana  », Santé Canada informe les destinataires que la GRC pourrait perquisitionner les comptoirs s’ils ne cessent pas de ventre le cannabis immédiatement. Les villes où la police locale tolère la vente de cette substance ne sont pas à l’abri de ces perquisitions.

À Vancouver, le conseil municipal a approuvé, fin juin, de nouveaux règlements pour accorder des permis aux comptoirs de marijuana, ce qui a mis de l’huile sur les feux dans les relations entre la ville et la ministre fédérale de la Santé. Rona Ambrose avait alors répété que ces comptoirs restaient illégaux et que le gouvernement fédéral était déterminé à les fermer.

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