La prohibition, ce cancer politique qui nuit à la Liberté et au bonheur de vivre !
Apparemment, en occident, c’est la DEA étasunienne qui bloque le dossier légalisation du cannabis. Pour les États-Unis, au niveau récréatif, c’est assez claire : l’organisme antidrogue étasunien l’a crié sur les toits et a publié officiellement ce point de vue en 2013, document dont nous vous préparons une traduction entière. Mais son opposition au cannabis thérapeutique se fait plus discrète et sournoise, à l’insu du Grand Public à qui il affirme qu’il ne s’y opposera pas. Par des moyens administratifs et détournés, les autorisations d’expérimentations se distribuent au compte-goutte et encore, après avoir mené toute une série de vains recours et au bout d’un certain nombre d’années. Les entreprises s’essoufflent dans cette course au Graal qu’est l’autorisation de recherche cannabique. La DEA traite souvent les partisans de la légalisation d’hypocrites, mais elle, elle est pourtant la reine dans ce domaine ! Voici un petit dossier sur les capacités thérapeutiques des cannabinoïdes sur le cancer et les quelques "vacheries" de la DEA. Le prochain dossier proposé par Chanvre Info, vous instruira des intentions hostiles de la DEA.
Cet article se lit en écoutant ceci (en sourdine) :
Daft Punk - Dicovery beta version - Elhea
En introduction, nous vous rappelons de consulter périodiquement le Bulletin IACM qui récence toutes les études et expérimentations en cours de par le Monde. En dépit de la DEA qui tire le frein à main au niveau des autorisations d’étude, la recherche sur le cannabis et ses composantes, avance si vite qu’il devient difficile de suivre les annonces et parution. Ce qui était retenu comme valable il y a un an, ne l’est plus forcément aujourd’hui et ce qui est plus ancien encore, est complétement dépassé. Avec les cannabinoïdes, nous rentrons dans un domaine "neuf ou tout reste encore à découvrir". Cela passionne les chercheurs et leurs financiers en ont la bave aux lèvres (mais les autorisations ne sont pas toujours au rendez-vous). Mieux encore : ces connaissances ouvrent d’autres horizons à la médecine comme la réduction de rejets des greffes d’organes, ou un super-renforcement du système immunitaire, la destruction du sida, la guérison du diabète ... tout cela est déjà dans les tiroirs des laboratoires !
Evidemment, des pays comme la France sont au néolithique des connaissances en cannabinoïdes puisqu’elle a carrément murée la porte du bureau qui autoriserait de telle recherches. Pays de cons, hein ? Donc, si vous vous tenez à l’affût de ce qui se fait dans ce domaine, vous devez impérativement consulter ce Bulletin IACM.
D’autre part, dans nos archives, nous disposons déjà de pas mal d’articles que vous retrouverez en tapant "cancer" ou d’autres mots clefs dans notre moteur de recherche interne. Par exemple, nous avons publié des articles sur Rick Simpson et la recette de son Huile anti-cancer ... en passant, merci à Alchimia qui nous pond régulièrement des articles de très haute qualité - respect et salutations à toute leur équipe ou il y réside quelques français expatriés qui résistent encore et toujours ... aux forces obscures de la prohibition !
Alchimia qui tiendra un stand à l’Expogrow d’Irun (Espagne) le 12,13 et 14 septembre 2014 (Stand 20-B).
Voici donc quatre articles qui apportent chacun leur lot de connaissances sur l’action anticancéreuse des cannabinoïdes.
L’article suivant parle du "Brevet US n ° 6.630.507" dont vous trouverez ici une description et les conséquences.
Premier article :
Bref, ce qui suit est une traduction de l’article Molecular Biologist Explains How THC Kills Cancer Completely by Christina Sarich (March 17th, 2014), la traduction ayant été assurée par Esprit Science Métaphysique . Nous le reproduisons ici avec quelques arrangements de formes.
Posted on 17 avril 2014 by Sandra Veringa
http://www.espritsciencemetaphysiqu...
Un biologiste moléculaire explique comment le THC tue complètement le cancer
De l’Université Compultense de Madrid, Espagne, le Dr Christina Sanchez a étudié les effets anti-tumoraux du THC, le principal composant psychoactif du cannabis, pendant plus d’une décennie. Elle fournit de l’information saine qui explique exactement comment le THC tue entièrement les cellules cancéreuses – sans effets nocifs sur les cellules saines.
Sa recherche est un complément au travail d’autre, comme le scientifique britannique, Wai Liu, un oncologue de l’Université de l’école de médecine de Saint-Georges de Londres. La recherche de Liu révèle aussi comment le THC a « une puissante activité anti-cancer, » et peut « cibler et désactiver » les voies qui permettent aux cancers de se développer de manière significative.
Liu souligne que les compagnies pharmaceutiques dépensent des milliards sur des médicaments qui font la même chose, alors que la plante de cannabis le fait naturellement. Dans la vidéo suivante : …
Dr. Christina Sanchez from Cannabis Planet on Vimeo.
… le Dr Sanchez explique exactement comment THC se tape le sale boulot d’éliminer les cellules cancéreuses en activant les récepteurs cannabinoïdes propres de l’organisme, la création d’endocannabinoïdes. De plus, le cannabis peut le faire sans effets psychoactifs.
« Il y a beaucoup de cancers qui devraient répondre assez bien aux agents du cannabis », a déclaré Liu. « Si vous parlez d’une société pharmaceutique qui a dépensé des milliards de livres en essayant de développer ces nouveaux médicaments qui ciblent ces voies, le cannabis fait exactement la même chose – ou certains éléments des composés du cannabis font exactement la même chose – si vous avez quelque chose qui est naturellement produit et qui a des répercussions sur les mêmes voies que ces fantastiques médicaments qui coûtent des milliards, alors travaillons aussi dessus ».
Cela arrive à un moment important où les états légalise la marijuana médicale et ou le gouvernement fédéral reçoit la pression de radier le cannabis des drogues illégale.
Une définition archaïque et erronée d’une plante dont les Feds disent « n’a pas de valeur médicinale », même si elles détiennent de nombreux brevets sur la plante…
Les fédéraux se battent toujours contre la marijuana, en dépit d’avoir de nombreux brevets sur la plante.
Brevet US n ° 6.630.507, par exemple, fut déposé pour les cannabinoïdes en tant qu’antioxydants et neuroprotecteurs. Serait-ce la raison pour laquelle ils traînent les pieds sur la reclassification de cette plante précieuse ?
En fait, trois scientifiques du ministère de la Santé et des Services sociaux ont déclaré dans l’abstrait – comme un résumé – de leurs résultats soumis avec la demande de brevet :
« Les cannabinoïdes ont prouvés leurs applications particulières comme neuroprotecteurs, par exemple en limitant les dommages neurologiques suivant des lésions ischémiques, tels que l’AVC ou un traumatisme, ou le traitement de maladies neurologiques, comme la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et la démence du VIH. »
Certes, ils savaient qu’il pouvait traiter le cancer aussi.
Dans les textes hindous le cannabis était réputé être une "herbe sacrée". Il a également été utilisé en médecine traditionnelle chinoise depuis des siècles. Le cannabis peut remplacer les médicaments toxiques, et réduire considérablement la douleur. Les études du Dr Sanchez ne font qu’ajouter à la sagesse séculaire qui entoure l’usage médicinal de cette plante phénoménale.
Cet article est extrait de la page du lien ci-après, page où se retrouve d’autres articles au sujet d’autres domaines médicaux.
Second article :
Pierre Desprez et Sean McAllister, actualités du cannabis médical, Janvier 2013 !
http://www.alchimiaweb.com/blogfr/a...
Le Cannabidiol (CBD) pourrait soigner certains types de cancers !
Pierre Desprez et Sean McAllister
Deux chercheurs américains, les docteurs Pierre Desprez et Sean McAllister du California Pacific Medical Center Research Institute, ont découvert que le CBD (Cannabidiol), l’un des principaux cannabinoïdes de la marijuana, pourrait combattre plusieurs types de cancers.
Cela leur a pris 20 ans de recherche en laboratoire et sur les animaux, et l’équipe souhaite maintenant commencer le plus rapidement possible les tests cliniques sur l’être humain.
Ils se sont rendu compte que le CBD désactive le gène ID-1, codant une protéine qui apparaît jouer un rôle majeur dans le développement du cancer. Sous l’effet du CBD, les cellules cancéreuses on cessé de se développer.
Ce gène ID-1 est actif chez l’embryon, se désactive par la suite, et doit normalement rester désactivé. Cependant dans plusieurs types de cancers métastatiques comme par exemple le cancer du sein, ce gène ID-1 se réactive, permettant l’invasion et la métastase des cellules malignes.
Des douzaines de cancers agressifs activent ce gène, et le CBD, par sa faculté de le désactiver, pourrait être une découverte capitale en tant que médicament anti cancer. (source : aacr.org)
« Le CBD offre l’espoir d’une thérapie non toxique, qui pourrait traiter des formes agressives de cancer sans aucun des effets négatifs douloureux de la chimiothérapie », déclare le Dr Mc Allister.
Cellules cancéreuses du sein détruites par le CBD (source : Courtesy Pacific Medical Center)
Une autre étude réalisée par des chercheurs du Kings College de Londres confirme que le CBD est sans danger, non toxique, et bien toléré par l’être humain. (Source : norml.org)
Le CBD est en effet déjà utilisé médicalement depuis longtemps pour calmer les angoisses et les nausées, et les patients ne souffrent (ou ne bénéficient, selon le cas) d’aucun effet psychoactif.
« On a commencé à s’intéresser au cancer du sein, mais on sait maintenant que le Cannabidiol fonctionne sur les cancers du cerveau, de la prostate, bref, tous les cancers où le gène ID-1 joue un rôle actif », annonce le Dr Desprez.
Action du CBD sur les tumeurs métastasiques
Par le passé, d’autres études avaient déjà montré que le THC possède également des propriétés anti tumeur, notamment contre certaines formes de cancer du cerveau.
Au sein de la communauté médicale, la découverte des propriétés anti tumorales des cannabinoïdes est de plus en plus reconnue comme étant un avancement important dans la lutte contre le cancer.
Je me suis permis de substituer la photo originale de l’article, celle que je vous présente étant bien plus adaptée en rapport au titre !
Troisième article :
The Huffington Post | Par Matt Ferner, le 27/10/2013
http://www.huffingtonpost.fr/matt-f...
Cancer : des composants purifiés du cannabis peuvent détruire les cellules malades, selon une étude
SANTÉ - Un scientifique britannique a découvert que des dérivés du cannabis pouvaient détruire des cellules cancéreuses présentes chez les personnes atteintes de leucémie, une forme de cancer qui entraîne environ 4000 décès par an en France et près de 24.000 aux États-Unis.
"Les cannabinoïdes ont une action complexe et interagissent avec un nombre important de processus dont les cancers ont besoin pour survivre", explique à nos collègues américains du HuffPost le docteur Wai Liu, oncologue à l’université de Londres. "Pour cette raison, ils ont un très grand potentiel comparés aux autres médicaments qui n’ont qu’une seule fonction. Je suis impressionné par leur profil d’activité et je pense qu’ils ont un grand avenir, tout particulièrement s’ils sont utilisés avec des chimiothérapies classiques".
L’étude de ce scientifique sur le sujet a récemment été publiée dans la revue Anticancer Research et a été en partie financée par GW Pharmaceuticals, une société pharmaceutique qui produit déjà des médicaments dérivés du cannabis pour traiter la paralysie générée par différentes formes de scléroses.
Des composants purifiés du cannabis
L’étude s’est penchée sur les effets de six cannabinoïdes non psychoactifs différents — des composés dérivés de la marijuana qui ne donnent pas l’impression de "planer", habituel avec le THC, la molécule la plus connue contenue dans le cannabis — utilisés seuls puis combinés, sur les cellules leucémiques. Ces cannabinoïdes ont alors montré "un panel divers de qualités thérapeutiques" qui "visaient et bloquaient" les voies permettant aux cancers de se développer, détaille Liu au U.S. News & World Report.
Dans un entretien avec Le HuffPost, Wai Liu a mis l’accent sur le fait que ses recherches s’étaient faites avec six formes purifiées de cannabinoïdes — et non pas avec l’huile de cannabis traditionnelle, que cet oncologue décrit comme étant "brute" en comparaison et pouvant contenir entre 80 et 100 cannabinoïdes différents. "On ne sait pas vraiment quelles sont celles qui seront anti-cancer et celles qui pourraient être néfastes", explique-t-il.
Au cours de cette étude, Liu et son équipe ont cultivé en laboratoire des cellules leucémiques qu’ils ont ensuite mises en contact avec des doses des plus en plus fortes des six cannabinoïdes purifiés. Ces formes de cannabinoïdes étaient les suivantes : le cannabidiol (CBD), l’acide cannabidiolique (CBDA), le cannabigerol (CBG), l’acide cannabigerolique (CBGA), le cannabigevarin (CBGV) et l’acide cannabigevaric (CBGVA). L’équipe a ensuite analysé la viabilité des cellules leucémiques puis déterminé si, oui ou non, ces cannabinoïdes avaient détruit les cellules ou empêché leur développement.
Bien plus efficace en comprimés que fumé
Bien que prometteur, il reste difficile à dire si ce traitement aux cannabinoïdes fonctionnerait sur les plus de 200 types de cancer qu’il existe aujourd’hui. Les cannabinoïdes affectant les mêmes mécanismes que les chimiothérapies, les cancers qui répondent bien aux traitements actuels devraient tout aussi bien réagir à ces composants purifiés du cannabis. Par contre, les maladies non affectées par les chimiothérapies ne répondraient pas non plus aux cannabinoïdes, avance le docteur Lui.
Et quand on lui demande si fumer du cannabis a le même effet qu’ingérer l’un des composés purifiés de cannabinoïdes qu’il a étudiés, Liu explique que c’est peu probable :
"Fumer du cannabis soulève de nombreux problèmes potentiels. Tout d’abord, la constitution complexe du cannabis — qui contient plus de 80 substances actives — signifie que les effets anti-cancer désirés pourraient être contrecarrés par d’autres composants. Ensuite, administrer le médicament par comprimé ou injection permet de calibrer la dose la plus efficace possible. Fumer du cannabis rend cela très variable et le fait de brûler la substance pourrait d’ailleurs en détruire les composants les plus utiles ."
Des recherches difficiles à financer
Cette découverte s’inscrit dans la même lignée que celle des chercheurs du California Pacific Medical Center de San Francisco. En 2012, ces derniers avaient remarqué que le cannabidiol, composé chimique non toxique et non psychoactif trouvé dans les plantes comme le cannabis, pouvait arrêter le développement des métastases dans de nombreuses formes de cancers agressifs.
Liu insiste maintenant sur le fait que le sujet demande encore beaucoup de travail et que trouver des soutiens pour la recherche sur les médicaments dérivés du cannabis peut être compliqué :
"Bien que cela soit très prometteur, j’ai du mal à trouver assez de soutiens pour continuer mon travail. Le simple fait de mentionner les cannabinoïdes peut attirer l’attention du public qui fait, et c’est compréhensible, un lien entre fumer du cannabis et les traitements dérivés du cannabis" explique Liu qui espère lancer dans essais cliniques sur l’être humain d’ici 12 à 18 mois.
D’après les centres pour le contrôle et la prévention des maladies aux États-Unis, 7,6 millions de personnes meurent chaque année d’un cancer dans le monde.
Quatrième article :
Publié le 29 may 2014
http://www.zamnesia.fr/blog-comment...
Comment le cannabis tue le cancer
Comme les effets anti-tumoraux du cannabis sont mieux connus, de plus en plus de personnes ne s’appuient que sur le cannabis pour se traiter. Mais comment le cannabis élimine-t-il exactement le cancer ?
La sortie du documentaire « Run from the cure » a eu lieu alors que les effets du cannabis commençaient à être très médiatisés. Même si des études rapportant les effets anti-cancéreux du cannabis remontent aux années 1970, ces connaissances n’étaient pas courantes. Au cours des dernières années, tout a changé radicalement, comme de nouvelles études confirment ces découvertes, et offrent une compréhension plus détaillée du processus.
Il existe plus de 30 études démontrant que le cannabis peut diminuer les tumeurs, la plus ancienne date de 1974. Pendant ce temps-là, de nombreux projets de recherche ont émergé et se concentrent sur un type particulier de carcinome. Du cancer du cerveau au cancer des poumons en passant par le cancer du sein, les découvertes sont les mêmes : le cannabis tue le cancer.
Cependant, presque toutes les études ont été réalisées soit in vitro, soit chez des souris. Dans l’une des études les plus récentes, le Dr Prakash Nagarkatti de l’Université de Caroline du Sud et son équipe de recherche ont réussi à totalement éradiquer le cancer dans des éprouvettes, ce qui a donné suite à des études chez les souris. Ce qui a été découvert était incroyable : 25 à 30 pour cent des souris étaient totalement guéries : leurs tumeurs avaient disparues à 100 %. Et le reste des souris ont vu la taille de leurs tumeurs diminuer significativement.
Les études sur l’homme ne commencent que doucement à émerger. Le statut légal du cannabis rend beaucoup plus difficile les recherches sur l’homme, de même que les coûts élevés associés aux tests sur l’homme. Cependant, une communauté à l’expansion rapide, centrée autour du pionnier Rick Simpson, explore ce remède contre le cancer avec des résultats également étonnants. Des témoignages de personnes ayant soigné leur cancer avec succès se trouvent facilement sur internet.
Comment le cannabis tue le cancer
Il existe d’impressionnantes quantités de preuves expérimentales montrant que le cannabis peut tuer les cellules cancéreuses de nombreuses façons. Les voici :
Effets antiprolifération
L’une des caractéristiques centrales d’une cellule cancéreuse est qu’elle continue à se reproduire encore et encore, ce qui explique pourquoi le cancer se répand et grandit si rapidement. Les propriétés anti-prolifération du cannabis inhibent cette multiplication sans fin, ce qui empêche les cellules cancéreuses de se reproduire indéfiniment et qui stoppe la tumeur.
Effets anti-angiogéniques
Les effets anti-angiogéniques du cannabis empêchent la croissance du cancer d’une façon différente. Les cannabinoïdes, comme le THC et le CBD, empêchent la formation de nouveaux vaisseaux sanguins vers la tumeur. La tumeur a besoin de ces vaisseaux sanguins pour croître, donc en les coupant, la croissance de la tumeur est stoppée.
Effets anti-métastatiques
Les effets anti-métastatiques empêchent que le cancer ne se répande aux autres organes du corps. C’est très important pour contenir la tumeur dans un seul endroit dans l’organisme.
Effets apoptotiques
L’effet apoptotique est probablement la capacité la plus étonnante des cannabinoïdes. L’apoptose est la capacité des cannabinoïdes à accélérer la mort des cellules anormales. Ceci ne fait pas que tuer les cellules anormales, mais laisse également intactes les cellules saines, au contraire de la chimiothérapie. Le système endocannabinoïde
« Endo » vient du grec et signifie « de l’intérieur ». Étonnamment, notre organisme produit des substances qui sont très similaires à celles présentes dans le cannabis, les endocannabinoïdes. Notre système endocannabinoïde est impliqué dans bon nombre de processus physiologiques importants, dont l’homéostasie, la régulation du sommeil et la fonction immune. Le système endocannabinoïde est composé de différents récepteurs qui interagissent avec les cannabinoïdes venus de la plante et nos endocannabinoïdes auto-produits. Les deux récepteurs principaux sont les récepteurs CB1 et CB2. Le CB1 se trouve dans le cerveau et le système nerveux, et le CB2 est présent dans le système immunitaire. Les cannabinoïdes tels que le THC et le CBD influencent directement notre propre système endocannabinoïde, apparemment pour notre bien. Cependant, le mécanisme précis de cette interaction n’est pas encore totalement compris.
Fumer du cannabis ou utiliser de l’huile ou des comestibles
Les preuves existantes suggèrent que fumer du cannabis n’est pas d’une grande aide pour le traitement du cancer. Une raison est que la dose efficace pour cet effet ne peut être obtenue en fumant. Le processus de combustion du cannabis a pour résultat la destruction directe d’un large pourcentage de cannabinoïdes, ce qui réduit significativement son impact. Cependant, même en utilisant un procédé plus doux comme la vaporisation, la quantité atteignant le système est trop faible pour être efficace. Comme l’a découvert Rick Simpson, la méthode la plus efficace est l’huile à spectre complet, qui est produite grâce à une extraction par un solvant. Des quantités élevées de cette huile puissante sont alors ingérées pendant une période d’au moins 3 mois.
Beaucoup de progrès ont été faits au cours des dernières années pour rendre disponible le cannabis en tant que médicament. Cependant, beaucoup reste à faire. Cette forme de traitement reste encore hors de portée pour la plupart des personnes et ceux qui choisissent cette voie s’aventurent en eaux troubles, ou sont même directement criminalisés. La fin de la guerre contre les drogues est attendue depuis longtemps, pour pouvoir ouvrir le chemin à une approche honnête et scientifique des drogues et médicaments.