Suisse : le Valais n’est pas prêt pour les cannabis social clubs !

Le Valais ... je vous préviens tout de suite : je ne peux pas pourrir ces gens, ce n’est pas possible. Je serai franchement ingrat si je le faisais : ils m’ont reçu et même protégé des policiers français. Mais ce que je peux en dire : en France, les régions productrices de vins semblent aussi farouchement hostiles au cannabis. Il y a peut-être une relation de cause à effet qui se reproduit dans le Valais ! Trois choses m’ont plus, de ce canton : ses sublimes montagnes, son abricotine et une gnôle de Weed dont le goût ma transcendé ! L’Abricotine, c’est officiel, la gnôle de Weed ne l’est pas, c’est un vigneron du coin qui faisait pousser un peu d’Herbe au fond de ses allées ! Mais c’est pour vous dire que les deux secteurs ne sont pas incompatibles ... et ne se concurrenceraient pas ! Le cannabis peut très bien pousser en hauteur là où la vigne donne un vin de moindre qualité ... mais que je suis bête : tout cela, Bernard Rappaz l’avait déjà expliqué ! Et le Valais l’a mis en tôle ! Et même, l’a un petit peu dépouillé et "crucifié" au passage ! Pour avoir fréquenté des gens de cette région : ils n’ont rien de mauvais, ce sont des caractères entiers avec parfois des idées préconçues, comme c’est le cas pour le cannabis. Personne n’est parfait n’est-ce pas. Mais ils m’ont aussi prouvé qu’ils ont beaucoup d’humanité et que le pragmatisme suisse n’est pas une légende. Bernard ne leur plaisait pas : il a fait des erreurs qui sont impardonnables pour des suisses. Des gens du cru m’ont expliqué ce qu’ils lui reprochaient. Mais je suis sûr qu’ils changeront d’avis avec le temps, si quelqu’un de moins marginal que Bernard prend sur lui de leur expliquer ce qu’est vraiment le cannabis. Je pense qu’il est là le problème, dans le Valais : Bernard était trop en avance sur son temps, avait un casier judiciaire entaché, il était trop "différent", trop médiatique (fort en gueule me disait-on) et les suisses aiment bien aller "doucement" quand il est question de changements de cet importance ! La question du Valais est importante : c’est un verrou à la légalisation du cannabis en Suisse !


Publié lundi 15 décembre 2014

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Fumette

Le Valais dit non au « cannabis social club »

Le Grand Conseil n’a pas suivi le postulat d’autoriser des lieux pour fumer de l’herbe, à l’instar de Genève qui lance son projet d’endroits où la drogue peut être vendue.

Face à cette levée de boucliers, la postulante n’a pu que constater que les esprits n’étaient pas encore mûrs pour cette proposition. Image : Keystone

Le Valais ne suivra pas le projet pilote genevois de « cannabis social club ». L’idée émise par un postulat de la gauche a provoqué une levée de boucliers unanimes dans toutes les autres travées du Grand Conseil.

« Autoriser une telle déviance est inadmissible »

La postulante Jennifer Näpfli (PS) demandait au Conseil d’Etat d’associer le Valais au projet pilote de Genève. Les « cannabis social clubs » sont des cercles autorisés à distribuer à leurs membres des quantités limitées de cannabis cultivé de manière professionnelle.

« Demander aux autorités d’autoriser une telle déviance est inadmissible », s’est exclamé Gilles Martin (PDC). Bruno Moulin (PDC) y voit un premier pas vers la légalisation. « Quel signal donnerait-on aux jeunes ? »

Pour Sonia Tauss-Cornut (PLR) il n’est « pas concevable ni responsable d’accepter ce postulat ». De l’avis de Kevin Follonier (UDC), « l’Etat deviendrait le partenaire commercial de réseaux criminels ». Et Daniela Imhof-Jenelten (PDC) préfère laisser « les Genevois faire leur expérience » qui ne va pas améliorer la prévention, au contraire.

Face à cette levée de boucliers, la postulante n’a pu que constater que les esprits n’étaient pas encore mûrs pour cette proposition. Elle a décidé de la retirer. (ats/Newsnet)

Créé : 15.12.2014, 13h37