"Le cannabis à l’ONU" par Le Journal de Montréal
Dans les faits, la Convention Unique sur les stupéfiants et ses modifications successives, n’engagent que sur le plan moral. On imagine mal l’ONU mener une rétorsion militaire à l’encontre des USA (et sur leur sol), par exemple ... ! L’idée ferait même pouffer de rire ... ! Dans la logique démocratique, un pays qui a signé la Convention sur les stupéfiants peut tout à fait en "sortir" (officiellement) et mener ensuite librement la politique qu’il désire ! Dans ce cas, même si l’ONU ou tout autre organisme mandaté, envoie des amendes au Canada pour sa légalisation du cannabis, cela pourra toujours servir de papier toilette et participer ainsi aux économies de budget ... Actuellement, le Maroc produit peut-être la plus grande quantité de résine de cannabis du monde et il n’est pas amendé pour autant, tout juste réprimé - toujours sur le plan de la morale ... Il s’est même fait payer de superbes scanners à camions de plusieurs millions d’euros, voyez ... ! Alors, tout ce que vous lirez dans l’article ci-dessous, n’a pas lieu d’être ... est une forme de larmoiement, ... un "chant des sirènes" pour personnes perdues ou dépités ... Dans une seconde partie, l’auteur appuie sur la protection de la jeunesse. Or, monsieur Trudeau sait bien que c’est un sujet sensible – le talon d’Achile de la légalisation - ... et c’est pourquoi il a nommé un flic à la tête de celle-ci. Il est certain que le gouvernement va faire étudier ce cas sous toutes ses coutures et préparer une réglementation très sévère de ce côté-là avec peut-être un testing régulier mais aléatoire de drogues pour les scolaires mineurs ! C’est la clef de la certitude de protéger les mineurs en autorisant le cannabis pour les adultes (test automatiques lors des visites médicales + tests aléatoires). C’est expliqué ici par déduction logique car je n’ai aucune info sur ce sujet.
Par Mario Dumont, publié le samedi 23 avril 2016 à 05:00. MISE à JOUR le samedi 23 avril 2016 à 05:00
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Le cannabis à l’ONU
Photo d’archives
La ministre canadienne de la Santé a choisi un forum de l’ONU à New York pour nous annoncer que la marijuana sera légalisée au Canada au printemps 2017. Une décision assez mal reçue au niveau international puisque très peu de pays avancés ont opté pour ce choix.
Je suis toujours dérangé par l’empressement du gouvernement Trudeau à procéder à ce changement majeur. Monsieur Trudeau n’était soumis à aucune pression l’an dernier lorsqu’il s’est engagé à légaliser la marijuana dès la première année de son mandat. Se rendant compte que la chose est bien plus complexe que prévu, le gouvernement libéral se donne un peu de temps, mais quelques mois seulement comme si cette légalisation urgeait.
En contravention
Pour saisir dans quoi le Canada décide de s’embarquer, il faut savoir que le Canada contreviendra à trois ententes internationales dont il est signataire en légalisant le cannabis. La plus importante, la Convention unique sur les stupéfiants paraphée en 1961, offre des avenues pour décriminaliser la possession simple de marijuana. Mais la légalisation complète viole les principes de cette convention.
Les avertissements au gouvernement Trudeau fusent de toutes parts. Les partenaires que sont les provinces ont exprimé poliment plusieurs malaises. Ce sont elles qui gèrent la santé et la sécurité publique, donc qui risquent de vivre avec les conséquences d’une légalisation.
Santé Canada a publié un avis soulevant neuf questions sensibles à considérer advenant la légalisation. L’organisme soulève des interrogations majeures, notamment concernant la conduite d’un véhicule avec les facultés affaiblies par la drogue. Ce sujet a causé des maux de tête aux agents de la circulation dans les quelques juridictions ayant légalisé la marijuana.
Vision angélique
Le gouvernement Trudeau garde le cap en martelant ses deux arguments clés. Légalisé, le cannabis sera moins accessible aux jeunes et les profits sur les ventes ne rapporteront plus le magot au crime organisé.
Il me semble qu’il y a une belle naïveté dans l’expression de ces deux énoncés comme des certitudes.
Il est vrai que dans un marché noir, l’offre de cannabis n’obéit pas à des règles comme l’interdiction de vente aux mineurs. Mais croit-on vraiment que si une multitude de produits du cannabis sont en vente libre, donc facilement accessibles, ils ne se rendront plus aux moins de 18 ans ?
Il se trouvera bien quelques revendeurs en âge de faire les achats qui refileront les produits aux plus jeunes moyennant une petite commission.
Quant aux criminels, il faut être plus qu’angélique pour penser que le gouvernement va leur couper l’herbe sous le pied et qu’ils rentreront sagement à la maison humiliés, appauvris et penauds.
Le gouvernement offrira un produit réglementé, donc probablement moins puissant. Offrir du pot plus fort et non taxé, vous pensez que les groupes criminalisés n’auront pas l’idée ? En plus des autres drogues dures, des pilules, de la prostitution, des prêts usuraires, alouette ! Le crime organisé dort en paix.
À l’ONU, le Canada n’a pas obtenu un flot d’appuis à son approche radicale. Seulement des malaises. Matière à réflexion.