Le cannabis chez les jeunes, peut induire des sommeils soudains et profonds qui peuvent tromper les praticiens pouvant diagnostiquer à tord une narcolepsie et tromper le test de latence d’endormissement (TILE)
« La narcolepsie peut être associée à la consommation de cannabis ». Le titre de cet article me dérange … il est floue … ! Que veut-t-il dire ? Posez-vous en la question. Bien malhabile ce titre. Il aurait été plus approprié d’écrire : « La narcolepsie peut être associée à tort à la consommation de cannabis » . Cela change tout, non ? Parce qu’en résumé, c’est ce qu’explique cette étude ! Petite explication dans le PS …
Publié le 16 février 2015
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La narcolepsie peut être associée à la consommation de cannabis
Des chercheurs américains recommandent d’abord de réaliser un test de dépistage de cannabis chez les adolescents avant d’envisager un traitement contre ce trouble du sommeil chronique.
© istock
La narcolepsie peut cacher une consommation de cannabis chez les jeunes. Le lien est établi dans dans la revue scientifique Journal of Clinical Sleep Medicine. Il s’agit de la première étude qui examine la prévalence des résultats positifs aux drogues chez des patients ayant passé un test de latence d’endormissement (TILE).
Les chercheurs ont conduit leurs travaux sur 383 adolescents venus consulter au Centre des troubles du sommeil du Nationwide Children’s Hospital dans l’ohio, aux Etats-Unis. Ces jeunes patients ont subi le test TILE destiné à déterminer d’éventuels troubles du sommeil.
Les résultats conduits dans ce laboratoire du sommeil ont révélé que 43 % des patients déclarés positifs au test de dépistage de marijuana avaient des résultats au TILE qui suggéraient qu’ils souffraient de narcolepsie ou de troubles du sommeil paradoxal. Les jeunes concernés et soupçonnés de consommer du cannabis avaient tous plus de 13 ans.
Pour les auteurs de l’étude, ces constats soulignent l’importance de soumettre les jeunes atteints d’accès de sommeil inopinés proches de la narcolepsie à des tests de dépistage de marijuana avant de prescrire un traitement contre ces troubles du sommeil.
"Nos travaux confirment la nécessité d’obtenir un test d’urine chez les patients de plus de 13 ans, et ce avant d’accepter des tests en lien avec la narcolepsie", explique Mark L. Splaingard, directeur du Centre des troubles du sommeil du Nationwide Children’s Hospital. Une étape préalable à la la confirmation du diagnostic de narcolepsie par les médecins.
P.-S.
Vous risquez de régulièrement rencontrer cette info sur le Web. Certain vous présenteront la chose comme si le cannabis provoquait des narcolepsies … l’excès de cannabis et de fatigue font dormir certes, mais la narcolepsie est une maladie particulière qu’il ne faut pas confondre en causes comme en symptômes, avec le sommeil anormal des bringueurs !
D’autres médias, comme Top Santé.com, ne se laisse pas tromper et en tire la bonne interprétation : « … La narcolepsie peut cacher une consommation de cannabis chez les jeunes … », remarque très utile pour la détection et la prévention de la drogue chez les jeunes scolarisés … !
Revenons à l’interprétation faussée précédente : il y a en amont, une récupération politique par plusieurs parties hostiles au cannabis en général. C’est le cas de la Scientologie qui exploite déjà (depuis un petit moment même) cet argument pour faire exclure les consommateurs de cannabis (adultes) du monde du travail et de la conduite automobile.
Mais à regarder à la loupe ce que l’on publie sur cette étude, cela ne concerne que des jeunes dont une bonne partie, des mineurs. Méfiez-vous de la Scientologie et regardez ce qu’on publie sur eux à Chanvre Info (utilisez le moteur de recherche interne) ! Y’a de quoi se bidonner ! Bref, il est important que vous compreniez que la prohibition, en général (Scientologie incluse) galère pas mal en ce moment et peine beaucoup à justifier l’interdit ! Plusieurs récentes études et recherches ont mis à mal la plupart des arguments sur lesquels la Prohibition est fondée (consultez le Bulletin IACM et ses archives). Dans ces conditions, chaque article publié qui peut posséder un potentiel d’hostilité sera exploité, quitte à « tordre un peu la vérité » pour l’adapter", dans un effort de propagande ! C’est dit, ne revenons pas dessus.
Mais revenons plutôt à notre article : le cannabis riche en THC est réputé être "somnifère" à des dosages élevés et force est de reconnaitre que les jeunes qui ont une "double vie" (scolarité + sport et vie fêtarde), puisent aussi exagérément sur leur ressources de fatigues pour la satisfaire. Il est question d’état d’épuisement. D’autre part, cette "étude ne tient pas compte de cas qui consommeraient parallèlement de l’alcool, des anxiolytiques médicaux, ... un cadre "polytoxicomaniaque" qui viendrait alors renforcer ce sommeil anormal.
Enfin surtout, cela ne concerne que des jeunes dont on pense aujourd’hui que le cerveau, en construction, ne réagit pas du tout de la même façon au cannabis que celui des adultes. C’est important de le préciser !
Alors, cette étude révèle, tout simplement, qu’une consommation de cannabis effrénée, liée à des activités festives, peuvent induire en erreur le diagnostic de narcolepsie puisqu’elle induit des sommeils profonds et spontanés chez les jeunes fumeurs, aux symptômes apparents similaires.
Pour être le plus exact possible, le titre aurait dû être rédigé ainsi : " le cannabisme chez les jeunes, peut induire des sommeils soudains qui peuvent tromper les praticiens pouvant diagnostiquer à tort une narcolepsie et tromper le test de latence d’endormissement (TILE) établi pour la confirmer " ! D’où, par la suite un traitement médicamenteux lourd, inapproprié et inutile qu’il faudrait dans ce cas, mieux éviter, ce qui semble être des soucis majeurs des auteurs de l’étude ! C’est pourquoi ils préconisent un test d’urine (présence de THC) pour pouvoir prévenir efficacement d’une telle erreur de diagnostic.
Maintenant que vous êtes prévenus, vous ne tarderez pas de remarquer que nombre d’articles traitant de cette étude, ne vous présenteront pas les choses comme je viens de vous les expliquer, cherchant à vous mystifier au sujet d’une prétendue relation entre le cannabis et la narcolepsie.
Je tiens à préciser que je ne suis ni chercheur, ni médecin … donc pas spécialement habilité à traiter de ces sujets complexes souvent réservés à des spécialistes. Je vous demande donc d’afficher un certain scepticisme et de vérifier mes propos.
Merci à Top Santé.com pour avoir su cerner, dans cet article, le réel fond de la problématique. Mais le titre … ce n’est pas le top ! Des effets de la censure française qui vous brident dans votre imagination à pondre des titres ? Allez, rien de méchant dans cette remarque, je vous « chanvre » juste un peu ! J’ai beaucoup de respect pour votre média.
JLB