"Le cannabis me soulage plus que la morphine" par ladepeche.fr

Vous ne comprenez pas le rapport qu’il y a entre le malheureux coma d’un jeune homme et l’arrestation de cette femme ? C’est normal : il n’y en a pas ! Ce comas qui fort heureusement ne fut pas létal, a juste servis de prétexte pour justifier la perquisition à son domicile alors que la femme n’était pas mêlée à sa cause (un abus d’opiacé). En plus d’être des ignares et des imbéciles, beaucoup (de français - mes compatriotes) sont des balances et le mélange des deux genres rappelle une "autre époque". Autre chose, la déclaration suivante : "Le cannabis me soulage plus que la morphine. Il est moins nocif », clame-t-elle pour sa défense. Le tribunal ne se prononce pas sur cette affirmation. Comment démontrer le contraire sans un expert médical ?" … cette déclaration, donc, est une insulte à la Vérité. Parce qu’en fait, la plupart des juges n’hésitent pas à "pourrir" ceux qui consomment du cannabis (et/ou en traficotent) avec des arguments d’une autre époque aussi - ceux des débuts de la prohibition et qui ont presque tous été dénoncés comme inexacts par de récentes études scientifique. Ils n’ont donc, dans ce cas de figure, pas besoin d’experts médicaux pour nous sortir leurs "conneries" et condamnent des gens sur la base d’éléments de réflexions qui sont faux. "Le dernier juge que j’ai vu avait plus de vice que les dealers de mon quartier" nous explique la célèbre chanson censurée ... mais ce n’est pas toujours vrai, pour mon cas, j’ai rencontré une jeune juge qui m’a prouvé qu’il y a aussi des gens bien - en dépit que cela soit rare - dans cette profession. Il faut changer ces lois et vite, parce que la révolte gronde dans ce feu pays des Droits de l’Homme et de la Liberté d’expression.


Publié le 29/01/2016 à 03:55

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« Le cannabis me soulage plus que la morphine »

Tribunal

Le cannabis peut soulager. La prévenue convoquée hier l’a affirmé.

Une affaire délicate sur fond de produits stupéfiants, impliquant une habitante de Cabrerets, a été jugée hier au tribunal correctionnel de Cahors. Elle a insisté sur les vertus thérapeutiques du cannabis.

Les faits jugés concernent une période allant du 1er janvier au 30 juin 2015. Une femme âgée de 54 ans, convoquée hier au palais de justice de Cahors, a dû s’expliquer sur sa détention et sa consommation de cannabis pendant ce semestre.

31 grammes de cette substance illicite ont été retrouvés à son domicile après une perquisition durant laquelle les gendarmes cherchaient, au préalable, un tout autre produit : de l’héroïne. La raison en est simple.

La mère d’un jeune homme de 25 ans, tombé dans le coma après une forte consommation d’héroïne, à Cabrerets, soupçonnait fortement la prévenue d’avoir vendu cette drogue à son fils. « Je n’ai jamais revendu le moindre produit à personne. Cet homme a participé à une soirée avec d’autres jeunes. Je ne suis pas du tout mêlée à leur histoire. J’ai été au courant le lendemain seulement. En faisant le marché, j’ai vu les pompiers arriver au domicile où s’est déroulée la soirée. Je ne comprends pas ce faux témoignage contre moi ! » s’insurge-t-elle. Béatrice Almendros, présidente du tribunal, situe alors le contexte de la perquisition. « La déclaration de cette mère a permis de légitimer la perquisition grâce à laquelle les enquêteurs ont trouvé le cannabis. Vous avez indiqué être atteinte d’une forme d’arthrite que vous soignez à l’aide d’un traitement lourd », rappelle-t-elle à la prévenue.

« Le cannabis me soulage plus que la morphine. Il est moins nocif », clame-t-elle pour sa défense. Le tribunal ne se prononce pas sur cette affirmation. Comment démontrer le contraire sans un expert médical ?

Un précédent dans le Lot

La question mérite un vrai débat encadré par des thérapeutes spécialisés dans le traitement de la douleur. Vaste chantier. Il avait été ouvert par Olivier Asteggiano, en 2009.

Ce Gourdonnais souffrant d’une sclérose en plaques revendiquait le droit de se soigner à l’aide du cannabis qui lui avait été retiré après une décision du tribunal. La Lotoise appelée à la barre hier est soucieuse de se soigner efficacement et de poursuivre son travail. « Je développe une activité professionnelle qui consiste à vendre des cartes pop up (en 3D) au Vietnam », déclare-t-elle, malheureuse d’être condamnée.

Le cannabis supposé thérapeutique retrouvé chez elle lui a finalement valu une peine de 2 mois de prison avec sursis.

Héroïne : le procureur prévient

Nicolas Septe, procureur de la République, a mis en exergue « le fait que la consommation d’héroïne aurait pu entraîner la mort du jeune homme victime d’un coma » (lire ci-contre). Cependant, la prévenue n’a pas été condamnée pour la vente d’héroïne à cet homme. « Ce qui s’est passé pour lui montre les risques provoqués par une consommation excessive de drogue », prévient Nicolas Septe. Revenant sur le cas de la prévenue, il ajoute : « Elle est connue dans son village comme une consommatrice de produits stupéfiants. Elle a avoué qu’elle consommait du cannabis. »

P.-S.

Dans le tout dernier chapitre de cet article, le procureur tente de "sauver la face" ... avec une morale à la noix. Il parle de "drogue" comme si le cannabis était de l’héroïne ... ! Article 1 : La Justice, les flics et nos politiciens ont toujours raison. Article 2 : même quand ils ont tort, l’Article 1 est en application ... ... c’était déjà le cas en 1939-45 si je me souviens bien !

C’est bien parce que ce que je publie ici est public, mais j’avoue que j’ai du mal à rester poli lorsque je rédige sur ces gens. Monsieur le procureur : vous êtes soit un lâche (vous n’osez pas démissionner), soit un con ! La "relative clémence" de la sentence prononcée par le Juge n’y change rien.

JLB