Le cannabis modifie les connexions neuronales chez l’adolescent consommateur ... tout comme lorsqu’il regarde la TV (ni plus ni moins).


Cet article très "suisse" dénonce une petite mystification française : il existe des modifications neuronales chez l’adolescent consommateur de cannabis. Ce seul argument justifie toute la politique répressive française mis en place (et à venir) au sein des écoles et des lycées. Pire que cela : le test antidrogue sera probablement imposé dans les écoles sur la base de cette constatation. Mais, mais, mais et encore mais ... l’adolescent modifie tout autant ses neurones en regardant la TV ! Comme qui dirait "qu’on nous a encore pris pour des cons" avec une annonce très exagérée ! Une de plus dans la collection ! Remarquez, je comprends les acteurs de la prohibition : cela fait plus de 44 années que ces gens nous mentent et ils sont encore au pouvoir, avec plein de tune et tout ce qui va avec (honneurs, médailles, ...). En politique : on ne change pas une recette qui gagne ! Ah, au fait, il n’y avait pas d’illustration dans cet article, je n’ai pas pu résister à l’envie de ...


Par Céline Zünd, publié le 05 septembre2014

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/91672dbe-346a-11e4-861b-f2a0f94a952e/Le_climat_a_chang%C3%A9_en_Suisse

« Le climat a changé en Suisse »

Difficile de s’y retrouver dans la profusion d’études sur le cannabis. Deux addictologues du CHUV à Lausanne et des HUG à Genève font état des dernières connaissances scientifiques sur la substance

Quels sont les effets du cannabis ?

Jacques Besson, addictologue, chef du Service de psychiatrie communautaire au CHUV : La majorité des usagers recherchent l’effet récréatif du cannabis, qui augmente les sensations, la sensibilité aux couleurs, l’appétence. Parmi les addictologues, le cannabis n’est pas considéré comme une priorité clinique, car ce n’est pas une drogue particulièrement dangereuse pour la majorité de la population, contrairement à l’alcool ou la cocaïne. Elle touche surtout certains groupes à risque : les jeunes et les personnes atteintes de maladies psychiques. Il contient des éléments perturbateurs qui modifient la perception du monde. Aussi, il peut attiser chez les adolescents des tendances au repli sur soi propre à cette période de la vie.

Daniele Zullino, médecin-chef du Service d’addictologie des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) : La consommation du cannabis fait perdre du temps aux jeunes lorsqu’il les éloigne de l’apprentissage. Mais pas une étude n’a pu démontrer qu’il détruit les cellules du cerveau. Il modifie les connexions neuronales, tout comme lorsqu’on regarde la TV.

Rend-il fou ?

D.Z. : Le cannabis est associé à un risque double de développer une schizophrénie, tout comme la nicotine. On ne dit pas pourtant que fumer des cigarettes rend fou. Les personnes atteintes de troubles psychiques sont plus vulnérables à l’addiction. L’hypothèse la plus probable est qu’elles recherchent des solutions à leurs troubles dans les substances addictives.

J.B. : Le cannabis contient du THC, un élément perturbateur qui peut poser des problèmes chez les jeunes dont le cerveau est en développement et les personnes atteintes de maladies psychiques. Mais il contient aussi du cannabidiol, qui possède semble-t-il un fort pouvoir ­anxiolytique et antipsychotique. Sachant cela, on comprend mieux pourquoi certains individus atteints de troubles psychiques recherchent cette substance. Après avoir mis en cause le cannabis dans le développement de maladies psychiques, on pourrait finalement utiliser une partie de ses composants comme un remède à ces troubles.

P.-S.