"Les addictions génétiques ? L’identification du rôle du glutamate par des chercheurs en est un exemple concret" par HuffPost
Hum-hum ... je ne peux que vous conseiller de bien lire le PS ! Comme cela vous l’est présenté ici : c’est très bien, neutre, reste à l’état de théorie mais c’est très intéressant. Mais - en science - dès qu’on met un pied en territoire "piste génétique", d’emblée, cela se met à puer "l’eugénisme" et il faut être à tout pris sur ses gardes ! Lisez le PS SVP !
Le HuffPost | Par Marine Le Breton. Publication : 04/08/2015 10h09 CEST Mis à jour : 04/08/2015 12h15 CEST
Les addictions génétiques ? L’identification du rôle du glutamate par des chercheurs en est un exemple concret
Les addictions sont génétiques ? L’identification du rôle du glutamate par des chercheurs en est un exemple concret | Martin McCarthy via Getty Images
SCIENCE - Les dépendances sont des mécanismes complexes. Comment devient-on accro à la nicotine, au cannabis, aux drogues dures ? On a des réponses, mais la vue d’ensemble reste encore à construire. Des neurobiologistes du laboratoire Neurosciences Paris-Seine (Institut de biologie Paris-Seine, CNRS/Inserm/UPMC) et de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas (McGill University, Montréal, Canada), viennent d’apporter leur pierre à l’édifice.
Dans une étude publiée ce mardi 4 août dans la revue Molecular Psychiatry, ils fournissent une preuve que la génétique joue un rôle dans le développement des addictions. Plus précisément, ils ont identifié un neurotransmetteur - le glutamate - qui contribuerait à la régulation des addictions.
Mais avant d’en arriver là, revenons sur ce que l’on sait des mécanismes d’addiction.
Système de récompense
Il faut tout d’abord savoir que dans notre cerveau, les neurones communiquent entre eux. Ils s’envoient des signaux, transportent des messages. Pour arriver au bout d’une transmission, le neurone passe par un neurotransmetteur, qui est un composé chimique qu’il libère et qui agit sur d’autres neurones. Or, "depuis les années 50, on sait que toutes les drogues agissent sur les neurotransmetteurs", explique au HuffPost Salah El Mestikawy, chercheur en neurosciences au laboratoire Neurosciences Paris-Seine, l’un des auteurs de l’étude.
A savoir également, le cerveau est composé de différentes structures, parmi lesquelles le noyau accumbens, plus généralement connu sous le nom de "système de récompense".
Pourquoi c’est important ? "Imaginez que je vois un billet de 100€ par terre. C’est mon système de récompense qui me fait accélérer le pas, qui me fait sursauter peut-être. Sans lui, j’aurais pu me dire que je reviendrai dans cette même rue récupérer le billet demain", illustre le chercheur. Ce système est activé, dans ce cas, en pensant au plaisir provoqué par l’action de "gagner" 100€.
Mais, détaille-t-il, "un certain nombre de substances dans la nature peuvent, en quelques sortes, ’kidnapper’ ce système : le poker, les jeux vidéo, le sexe". Et... les drogues. On sait en outre qu’à chaque fois fois, le cerveau libère de la dopamine, neurotransmetteur qui permet d’anticiper la récompense. Cette libération entraîne une sensation de plaisir.
Plus d’informations sur le fonctionnement des dépendances dans la vidéo ci-dessous :
Ce que les chercheurs ont montré, c’est que chez une petite population de neurones, le glutamate, le neurotransmetteur le plus important dans le cerveau, permet de réguler la dopamine et par conséquent le comportement addictif. Il peut dire "stop" au cerveau. Mais chez certaines personnes, qui ont une mutation génétique, ce rôle ne serait plus assuré, favorisant un terrain addictif.
Mutation génétique
Pour ce faire, ils ont d’abord supprimé le gène (du nom de VGLUT3) essentiel dans la communication par le glutamate, chez des souris. "Dans une cage, reliées à un cathéter, les souris pouvaient décider de donner un coup de nez sur un bouton si elles voulaient de la cocaïne. Par rapport aux autres souris, qui étaient toujours porteuses du gène, celles-ci donnaient plein de coups de nez. Après un mois d’abstinence, elles se jetaient même dessus. On peut dire qu’elles étaient ’accro à la cocaïne’", explique le chercheur. Sans ce gène, le glutamate ne pouvait donc pas jouer son rôle de régulateur de dopamine.
Ce constat a par ailleurs été confirmé comme étant à l’oeuvre chez l’homme. Les chercheurs ont fait appel à l’Institut Mondor de recherche biomédicale pour observer les gènes d’une cohorte de 250 personnes "polytoxicomanes". Surprise, 5% des personnes de ce groupe avaient une mutation génétique (du VGLUT3), alors que ce taux n’est que de 0,5% chez une population contrôle (sans problème addictif ni antécédents), un écart frappant.
Cette étude montre donc que le glutamate joue un rôle très important dans phénomènes de dépendance, alors qu’on croyait que c’était surtout le travail d’un autre neurotransmetteur, l’acétylcholine. Et que ce rôle semble ne pas pouvoir être assuré chez certaines personnes porteuses d’une mutation génétique.
"Nous avons pu identifier un facteur génétique responsable de l’addiction et montrer que nous ne sommes pas tous égaux face à la dépendance. Certaines personnes sont plus vulnérables que d’autres", ajoute Salah El Mestikawy. "Ce terrain génétique, défavorable lorsqu’il y a consommation de drogue, peut en revanche devenir un avantage" si la dépendance est, par exemple, sportive. "C’est pourquoi il est important d’informer nos pré-adolescents de ces enjeux", conclut le chercheur.
P.-S.
AVERTISSEMENT : Qu’est-ce que de telles études - et leurs résultats qui restent encore largement cantonnés au niveau de la théorie et des supputations (on ne sait rien de certain sur le fonctionnement précis du cerveau quand-même, il faut le rappeler), peuvent apporter au débat sur le cannabis ? Pas grand chose au niveau de la preuve et du caractère serein des débats.
Car si l’on peut déduire que dans cette étude, la preuve serait faites que certaines personnes soient défavorisées vis à vis des addictions (elles seraient donc plutôt des victimes à traiter médicalement et certainement pas des gens à mettre en prison), le domaine génétique est une chasse gardée des eugénistes - très présents dans le "lisier fasciste" qui sert de base à la Prohibition - qui en tirerons d’autres interprétations bien moins compassionnelles.
Les plus jeunes d’entre vous, lectrices-lecteurs, ignorent tout des dérives idéologiques de l’époque de leurs parents, grands parents et grands-grands parents. Les USA ont longtemps pratiqués la "stérilisation judiciaire" (alcooliques, criminels, handicapés, populations ethniques posant un problème au pouvoir blanc ...) jusque tard dans les années 70 (1970). Et ce, déjà bien avant que les nazis apparaissent, nazis qui, furent séduits et admiratifs devant "l’Exemple étasunien" en matière de lutte contre la dégénérescence raciale ! Au point de s’en inspirer.
L’Eugénisme est une pseudoscience qui ne fait artifice que parce qu’elle exerce et rayonne dans des secteurs non encore connus et bien expliqués des sciences médicales. Elle provient de l’époque coloniale ou le blanc s’affirmait supérieur aux autres races et c’était principalement l’élite qui adoptait et enseignait ce point de vue. Élite qui avait un fort bagage scolaire et dominait dans la direction des universités, dans celle des sociétés et plus généralement, au sein du monde scientifique.
L’Eugénisme s’est donc donné pour mission de prouver scientifiquement ce que « l’évidence imposait » alors à tous (à tous ces cons, bien sûr) : la perfection du gène "blanc" et sa survie au sein de populations génétiquement altérées (dégénérescence) dont l’homme blanc doit se préserver. Double mission donc : 1) expliquer - prouver le bien fondé des thèses raciales, 2) trouver les moyens de se préserver du "périls"" de dégénérescence génétique.
Les progrès scientifiques ont vite fait de balayer nombre des théories eugénistes mais pas toutes, loin de là (hélas) : certains secteurs entiers de la science sont abandonnés dans leurs mains et pas que des secteurs médicaux ... toute la recherche fondamentale est aussi plus ou moins impactée.
Et certains secteurs de productions médicales aussi (cartel des industries pharmaceutiques) comme celui des vaccins pas exemple ... (ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ... même si je pense comme vous !).
Il faut donc que les jeunes lectrices-lecteurs lisent "ceci" afin de prendre conscience de quoi sont capables ces "monstres psychopathes d’apparence humaine" et de comprendre qu’un tel fléau peut revenir en force à n’importe quel moment (et que c’est en cours, à propos) !
Certes, vous pouvez me dire : "Comment une pensée archaïque et imbécile de cet ordre pourrait encore s’imposer aujourd’hui, alors que nous avons progressé en savoir et en moyens de communication ?"
C’est logique mais la réalité des choses se fiche de la logique apparemment : c’est cyclique car l’enseignement des grandes institutions universitaires - sa direction et les orientations de recherches - sont surtout (avant tout) une question d’argent, de caste et de pouvoir ! Et c’est "kif-kif" au moins dans toute la partie occidentale du Monde. "C’est celui paye qui donne le ton ... !". Il y a donc une main mise sur l’enseignement et la Recherche.
Qui domine politiquement et économiquement en ce moment ? Au fond de vous-mêmes, vous le savez ... ! Donc le Monde va redevenir eugéniste pendant quelques temps ... ! Et nous, peuple de l’Herbe, nous allons en prendre "plein la gueule" !
JLB